Sunset Boulevard - Final Scene - Gloria Swanson Billy Wilder

NORMA DESMOND

All right, Mr. DeMille, I'm ready for my close-up.

SUNSET BLVD.

Paramount, 1950

ACTOR Gloria Swanson
SCREENWRITERS Charles Brackett, Billy Wilder, D. M. Marshman, Jr.
DIRECTOR Billy Wilder
PRODUCER Charles Brackett

The Final Scene of the 1950 Movie "Sunset Boulevard"

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Boulevard du crépuscule

Très bien, M. DeMille, je suis prête pour mon gros plan

"La scène d’ouverture présente le cadavre d’un homme assassiné qui flotte sur le ventre, dans une piscine. Un narrateur explique que l’homme était un scénariste raté. Commence alors un flashback, tandis que le narrateur, un certain Joe Gillis (William Holden), criblé de dettes, décrit sa tentative de fuir deux agents venus le trouver pour saisir son automobile. Au cours d’une course-poursuite sur Sunset Boulevard, Gillis crève un pneu et parvient presque par hasard, comme un tour de force du destin, à les semer en parquant son véhicule dans une allée privée. Il le gare dans le garage d’une villa qui semble abandonnée, mais une voix de femme l’appelle et un domestique allemand, Max (Erich von Stroheim), le fait entrer. La propriétaire, une vieille femme, le prend pour un croque-mort venu livrer un cercueil pour son chimpanzé mort. Gillis reconnaît Norma Desmond (Gloria Swanson), une vieille gloire du cinéma muet tombée dans l’oubli. Apprenant qu’il est scénariste, elle lui propose de l’employer pour mettre en forme un scénario sur Salomé, qu’elle a l’intention d’incarner pour son retour. Gillis saisit cette chance de gagner de l’argent.

Joe se retrouve bientôt totalement dépendant financièrement de Norma, qui lui offre vêtements et cadeaux. Gêné par cette situation, il ne fait cependant rien pour la changer. Le dégoût le gagne quand Norma lui révèle au soir du 31 décembre qu’elle l’aime. Repoussant ses avances, il rejoint une fête organisée par un ami et discute avec une jeune femme ambitieuse, Betty (Nancy Olson), qui se montre intéressée par l’un de ses projets. Mais lorsqu’il téléphone chez Norma Desmond pour annoncer son départ, il apprend que Norma a tenté de se suicider. Il revient en catastrophe, pour rassurer Norma, et reste finalement. Leur situation s’installe donc tandis que le travail sur Salomé avance, jusqu’à ce que Norma l’envoie à son ami Cecil B. DeMille (lui-même). Contactée par des collaborateurs du réalisateur, elle pense que DeMille est intéressé et se rend au studio pour le rencontrer. Là, Gillis et Max comprennent que le studio est seulement intéressé par la voiture de Norma, une antique Isotta Fraschini, pour une reconstitution. Un détail que tous passent sous silence pour ménager l’ancienne star. À cette occasion, Joe retrouve Betty. Il accepte dès lors de collaborer avec elle à un scénario. Une romance naît entre eux. Lorsque Norma le découvre, elle joint Betty par téléphone pour révéler les secrets de la vie de Joe. Ce dernier découvre le stratagème, saisit le combiné et fait venir Betty pour lui montrer lui-même son cadre de vie. Il parvient à effrayer Betty. Norma crie victoire, mais Joe l’écarte et fait ses valises pour la quitter. Norma le menace d’un revolver, il ne la prend pas au sérieux mais, lorsqu’il sort de la maison, elle tire plusieurs fois. Joe tombe mort dans la piscine.

L’explication s’achève, de même que le flashback. Le matin suivant le crime, Norma, entourée de détectives et de journalistes, semble perdue dans le fantasme d’un retour sur les plateaux de tournage. Lorsque les caméras des actualités s’installent, elle leur offre une lente descente d’escalier en croyant tourner une scène de Salomé. La voix de Gillis signale que le rêve de Norma de retrouver la gloire des caméras s’est réalisé de la façon la plus inattendue. S’ensuit un discours de l’actrice sur son bonheur de faire un nouveau film, avec ces mots pour conclusion : « Très bien, M. DeMille, je suis prête pour mon gros plan ».[2] Elle s’approche alors de la caméra, le regard fixe et halluciné, et un fondu au blanc termine le film."

La photographie de John F. Seitz

La photographie de Boulevard du crépuscule, typique du film noir, sombre et, naturellement, en noir et blanc, est l’œuvre de John F. Seitz. Wilder qui a travaillé plusieurs fois avec lui, se repose sur son professionnalisme, lui laissant le champ libre. Ainsi Seitz raconte avoir demandé à Wilder ce qu’il souhaitait pour la scène de l’enterrement du chimpanzé. Wilder répondit : « tu sais, juste ta prise de vue habituelle pour les enterrements de singes ».

Pour certaines scènes d’intérieur, Seitz arrose l’objectif de poussière pour suggérer une ambiance « moisie ». Un procédé qu’il a déjà utilisé sur le tournage de Assurance sur la mort (1944). Quant à la découverte du corps de Joe Gillis, Wilder veut montrer son cadavre d’en dessous, depuis le fond de la piscine, mais rendre l’effet est difficile. La caméra est d’abord placée à l’intérieur d’une boîte spécialement conçue, et plongée sous l’eau, en vain ; le résultat se révèle décevant. On fait d’autres tentatives. La prise de vue est finalement réalisée en plaçant un miroir au fond de la piscine, et en filmant la réflexion de Holden depuis la surface, avec en arrière-plan l’image déformée des agents de police autour de la piscine[14].

Selon l’historien du cinéma Tom Stempel, « que ce soit dans Assurance sur la mort ou dans Boulevard du crépuscule, Seitz réussit quelque chose qui m’a toujours impressionné. Les deux sont des films noirs, et il tire parti du fait que les deux se déroulent dans le lieu le plus ensoleillé qui soit : Los Angeles... Il concilie la lumière et l’obscurité dans le même film sans que le mélange n’apparaisse... Il concilie l’éclairage réaliste de Joe Gillis en prises de vue extérieures avec l’ambiance gothique de la villa de Norma Desmond. Encore une fois sans que cela ne se remarque. »

(Wikipedia)



 





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