A L'AVENTURE - JEAN-CLAUDE BRISSEAU - CAROLE BRANA - LYSE BELLYNCK - NADIA CHIBANI - BANDE ANNONCE DU FILM
VIDEO - BANDE ANNONCE - FILM A l'aventure De Jean-Claude Brisseau
Avec Carole Brana, Arnaud Binard, Lise Bellynck, Nadia Chibani
(Film interdit aux moins de 16 ans)
AVANT-PREMIERE MARDI 31 MARS 20H:
Le Cinéma des Cinéastes
7, avenue de Clichy
75017 Paris - Metro Place-de-Clichy


Un film de Jean-claude Brisseau (France)
Distributeur : Shellac
Sortie en salles 1 avril 2009
Année de production : 2008
Casting
Réalisateur
Jean-Claude Brisseau
Acteurs:
Sandrine
Carole Brana
Greg
Arnaud Binard
Mina
Nadia Chibani
Sophie
Lise Bellynck
Le Vieux
Etienne Chicot
Françoise
Estelle Galarme
Jérôme
Frédéric Aspisi
Fred
Jocelyn Quivrin
La mère de Sandrine
Michele Larue
Producteur
Frédéric Niedermayer
Films Distribution
Moby Dick Films
Coproduction
La Sorcière Rouge
Scénario
Scénariste
Jean-Claude Brisseau
Equipe technique
Directeur de la photographie
Wilfrid Sempé
Compositeur
Jean Musy
Monteuse
Maria Luisa Garcia
Monteur son
Cyril Jégou
Mixage
Melissa Petitjean
Chef décoratrice
Maria Luisa Garcia
Costumière
Maria Luisa Garcia
Superviseur des effets spéciaux
Patrick Gentils
Ingénieur du son
Georges Prat
Distribution
Shellac
Attachée de presse
Chloé Lorenzi
Audrey Grimaud

















masturbation, sado-masochisme et hypnose
La critique d'Arkepix:
http://www.arkepix.com/kinok/CRITIQUES/BRISSEAU_JeanClaude/alaventure.html
"...Sophie, une amie de Greg, trouve du plaisir dans le masochisme. Afin de dissiper les doutes de Sandrine, elle lui propose d’assister à une séance, au cours de laquelle elle parvient à l’orgasme après avoir reçu de violents coups de ceinture. Quant à Mina, rencontrée pendant la séance, elle s’avère extrêmement réceptive à l’hypnose pratiquée par Greg, jusqu’à être transportée dans de véritables extases mystiques. De part sa structure et ses thèmes, il serait aisé de tisser des liens entre le film et ses deux prédécesseurs. À l’aventure présente même un aspect synthétique parfois déroutant et que Brisseau définit lui-même comme un mélange improbable, « par exemple mêler dans un dialogue Einstein et le sexe, ou l’interrogation sur le sens de la vie et la quête mystique, ou encore le désir et la grâce » (1) . Les scènes visuelles et « pratiques » de masturbation, de sado-masochisme ou d’hypnose, alternent ainsi avec des scènes plus volontiers verbales et « théoriques », où les personnages s’interrogent et adoptent un ton presque professoral (Greg, mais également le physicien reconverti en chauffeur de taxi). C’est que, à la suite des Anges exterminateurs, le film s’est mis à réfléchir à voix haute sur les questions que ses propres images soulèvent. Au final, bien qu’il multiplie les grands écarts, À l’aventure exerce une certaine fascination et vient conclure une trilogie passionnante, pour le moins insolite dans le paysage cinématographique français."
Film érotico-intello-mystico-libertaire - un Rohmer érotique
L'avis de Cinemaniac:
"A l'Aventure" : érotico-intello-mystico Brisseau
http://cinemaniac.viabloga.com/news/a-l-aventure-erotico-intello-mystico-brisseau
"...Des actrices au corps parfait, lisse, jeune, poitrine siliconée sur une des trois seulement, des poses lascives, des masturbations à la pelle : ce dada onaniste, obsédant, obsessif, de Brisseau "à la recherche du plaisir féminin", lui aurait valu pas mal d'ennuis lors de ses précédents castings, on en a assez entendu parler. Film érotico-intello-mystico-libertaire, pour ne pas dire porno soft prise de tête, on dirait un peu un Rohmer érotique, où, sous le couvert de sexualité, philosophie et mystique, on a des bavardages, des soliloques, des confidences, à n'en plus finir, du sexe à tous les étages, et basta. Une aspirine (voire 2) à la sortie de la salle n'est pas superflue... Il est loin le temps de "L'Ange noir" (très beau film dont je me suis rendu compte des années plus tard qu'il était le remake relooké d'un vieux film "The Letter" de William Wyler que ça donne envie de revoir, l'un et l'autre...) où Brisseau se donnait la peine d'écrire un ou de se servir d'un scénario... Ici, le film est d'une pauvreté suprenante, finissant sur la campagne lugubre, ocre sombre et vert sapin, où habite le réalisateur... Comme disait un acteur dans une interview "la campagne, le jour, on s'emmerde et la nuit, on a peur", c'est tout à fait ainsi qu'on voit la campagne rousse et sombre de Brisseau..."
mise en scène sado masochiste
Une critique du film:
http://www.culturopoing.com/Cinema/Jean+Claude+Brisseau+A+l+aventure+Avant+premiere+-1836
Extrait:
"Cinéaste à la fois engagé et rêveur, réaliste et onirique, obsédé par le fossé entre les classes, entre les privilégiés et les défavorisés, Brisseau n’a cessé de s’intéresser aux rapports asservissants qu’entretient l’individu au fonctionnement social. De la petite fille riche rompant avec sa caste en brûlant sa voiture dans Céline, jusqu’aux deux héroïnes de Choses secrètes gravissant les échelons du monde du travail par le sexe, en passant par la criminelle vengeresse fustigeant la bourgeoise décadente au pouvoir dans L’ange noir, Brisseau s’interroge sur la perversion des appâts du monde et sur la capacité de l’individu à s’en affranchir. Ouvertement naïf, comme on pourrait l’entendre d’un peintre, il emploie l’allégorie de la fable à des fins subversives, toujours porté par une réflexion autour de notre époque mais préférant à une contemporanéité brute figée une forme de réalisme poétique. C’est par la prise de conscience de l’emprise sociale que débute l’initiation.
Car A l’aventure n’est finalement rien d’autre qu’un roman d’apprentissage balzacien « à l’envers », qui inverserait l’évolution, partirait du « Tout » matériel pour atteindre le dénuement, qui prendrait l’intégration et l’arrivisme comme point de départ pour conduire à son refus, se délivrer des liens de l’ascension sociale pour partir se réconcilier avec soi. A travers les tourments de son héroïne, Brisseau questionne notre propre conditionnement : rongés par le quotidien n’avons-nous pas perdu le vrai sens de la vie, l’harmonie intérieure ? A l’aventure évoque un éveil, un réveil. Sandrine est une jeune fille bien sous tous rapports, qu’on pourrait qualifier de bourgeoise, fiancée à un petit ami ayant une bonne situation, venant d’hériter d’un bel appartement… mais l’ennui l’étreint et la conduit à briser le cercle, à déjouer l’engrenage d’une vie d’automate, bref à prendre le courage de se désociabiliser. Rompre avec sa vie ce sera, pour commencer, rompre avec elle-même. Et si sa décision de partir « à l’aventure » ne passe pas par la notion de déplacement, le thème du voyage reste au centre du film, pour une exploration dans laquelle le moi devient son propre paysage, son propre infini, pour enfin se retrouver et se définir, s’identifier dans son rapport au monde et à l’existence.
...
Le catalyseur, un peu cliché – mais Brisseau n’a jamais fuit les clichés, au contraire – est une frustration sexuelle qui la conduit à un onanisme dont la dimension symbolique découle de sa réprobation, son interdiction. La sexualité est au centre de l’œuvre de Brisseau comme une interrogation qui confond recherche du sacré et recherche du bonheur. Elle est toujours quête et mirage : on se souvient des Anges exterminateurs film autobiographique à peine déguisé, entre la confession et le plaidoyer dans lequel Brisseau se mettait en scène à travers son héros, comme une figure de victime tombée dans le piège de sa propre fascination pour le plaisir féminin. De toute cette démarche ambiguë émergeait une œuvre tout à fait particulière dont toute la valeur tenait à sa fragilité.
...
Très emblématique apparaît à ce niveau la mise en scène sado masochiste au sérieux si imperturbable qu’elle confine au ridicule, suivie immédiatement par un repas dans lequel chacun retrouve, comme si de rien n’était, le visage de la normalité, de la sociabilité, de la vie en communauté. L’orgasme devient une fin en soi que l’être cherche à renouveler toujours de manière plus intense, telle une soif absurde à étancher dans un monde qui ne le nourrit plus. On se rapproche ici d’une vision très schopenhauerienne du désir et du fantasme, chaque réalisation menant à créer de nouveaux désirs à assouvir, à l’infini. "