HERACLITE L'OBSCUR - PATRICK DEVAL


"C'est Héraclite, l'insulteur de la foule, qui parle par énigmes..."

Un documentaire-fiction autour du présocratique Héraclite (qui inspira notamment Nietzsche).

Avec de nombreuses citations de ses Fragments.

Patrick Deval, Heraclite l'obscur, 1967, 21mins, French audio. no subs. This is one of two surviving films of Patrick Deval, a member of Zanzibar group.
Deval shot Héraclite l'obscur in Tunisia in 1967, with his then-girlfriend and editor Jackie Raynal, in 35 mm and in color. He was the first Zanzibar member to shoot a film not only outside of Paris but also on an exotic location. Héraclite l'obscur is "described by its author as a "philosophical peplum".







Fragments d'Héraclite d’Ephèse

Fragments d'Héraclite d’Ephèse

Ce (τοῦ δὲ) verbe (λόγου), qui est (ἐόντος) vrai, est (γίγνονται) toujours (ἀεὶ) incompris (ἀξύνετοι) des hommes (ἄνθρωποι), soit avant (πρόσθεν) qu’ils (ἢ) ne l’entendent (ἀκοῦσαι), soit alors qu’ils (ἢ) l’entendent (ἀκούσαντες) pour la première fois (τὸ πρῶτον). Quoique (γὰρ) toutes choses (πάντων) se fassent (γινομένων) suivant (κατὰ) ce verbe (τὸν λόγον), ils ne semblent (ἐοίκασι) avoir (πειρώμενοι) aucune expérience (ἀπείροισιν) de paroles (ἐπέων) et de faits (ἔργων) tels que (ὁκοίων) je (ἐγὼ) les expose (διηγεῦμαι), distinguant (διαιρέων) leur nature (ἕκαστον κατὰ φύσιν) et (καὶ) disant (φράζων) comme (ὅκως) ils sont (ἔχει). Mais (δὲ) les (τοὺς) autres (ἄλλους) hommes (ἀνθρώπους) ne s’aperçoivent pas (λανθάνει) plus (ὁκόσα) de ce qu’ils font (ποιοῦσιν) étant éveillés (ἐγερθέντες), qu’ils (ὅκωσπερ) ne se souviennent (ἐπιλανθάνονται) de ce qu’ils (ὁκόσα) ont fait en dormant (εὕδοντες). (Burnet, traduit par Reymond)

Aussi (διὸ) faut-il (δεῖ) suivre (ἕπεσθαι) le (logos) commun (κοινῷ) ; mais (δὲ) quoiqu’il soit (ἐόντος) commun (ξυνοῦ) à tous, la plupart (οἱ πολλοὶ) vivent (ζώουσιν) comme (ὡς) s’ils avaient (ἔχοντες) une intelligence (φρόνησιν) à eux (ἰδίαν). (Tannery) Ainsi nous devons suivre le commun, et cependant la plupart vivent comme s’ils avaient une sagesse à eux. (Burnet, traduit par Reymond)
(le soleil) sa largeur (εὖρος) est d’un pied (ποδὸς ἀνθρω­πείου). (Léon Robin)

Si le bonheur advenait dans les plaisirs du corps, nous dirions que les boeufs sont heureux quand ils découvrent à manger de la vesce. (Burnet, traduit par Samuel Béreau)

Célébrer des sacrifices (μιαινόμενοι) sanglants (αἵματι) ne sert pas plus a nous purifier (καθαίρονται) que (οἷον) la boue (πηλὸν) ne laverait (ἀπονίζοιτο) la tâche qu’elle a faite. (Léon Robin)
Ils prient (εὔχονται) de telles (τουτέοισιν) images (τοῖς ἀγάλμασι) ; c’est comme (ὁκοῖον) si (εἴ) quelqu’un (τις) parlait (λεσχηνεύοιτο) avec les maisons (δόμοισι), ne sachant (γινώσκων) pas (οὔ) ce que (οἵτινές) sont (εἰσι) les dieux (θεοὺς) ni (οὐδ᾽) les héros (ἥρωας). (Tannery)
C’est en vain qu’ils se purifient en se souillant de sang, tout comme un homme qui eût marché dans la fange voulait se laver les pieds dans la fange.Ils adressent des prières à ces images, comme si un homme voulait parler avec la maison d’un homme, ne sachant pas ce que sont les dieux ou les héros. (Burnet, traduit par Reymond)

(le soleil, ὁ ἥλιος) chaque (ἐφ᾽) jour (ἡμέρῃ) nouveau (νέος). (Léon Robin)
Le Soleil (ὁ ἥλιος) est nouveau (νέος) chaque (ἐφ᾽) jour (ἡμέρῃ). (Burnet, traduit par Reymond)

Si (εἰ) toutes (πάντα) choses (τὰ ὄντα) devenaient (γένοιτο) fumée (καπνὸς), on connaîtrait (διαγνοῖεν) par les narines (ῥῖνες). (Tannery)
Ce qui est taillé en sens contraire (τὸ ἀντίξουν) s’assemble (συμφέρον) ; de (ἐκ) ce qui diffère (τῶν διαφερόντων) naît la plus belle (καλλίστην) harmonie (ἁρμονίαν), et (καὶ) c’est la discorde (κατ᾽ ἔριν) qui produit (γίνεσθαι) toutes les choses (πάντα). (Léon Robin)
Ce qui est contraire (τὸ ἀντίξουν) est utile (συμφέρον) ; ce qui lutte (τῶν διαφερόντων) forme la plus belle harmonie; tout (πάντα) se fait (γίνεσθαι) par (κατ᾽) discorde (ἔριν). (Tannery)
C’est l’opposé qui est bon pour nous. (Burnet, traduit par Reymond)
Ils aiment mieux la paille que l’or. (Léon Robin)
L’âne (ὄνους) choisirait (ἑλέσθαι) la paille (σύρματ᾽) plutôt que (ἢ) l’or (χρυσόν). (Tannery)
Les ânes aiment mieux avoir de la paille que de l’or. (Burnet, traduit par Reymond)
Unions (συνάψιες) : des entiers (ὅλα) et des non-entiers (οὐχ ὅλα), convergence (συμφερόμενον), divergence (δια­φερό­με­νον), concert (συνᾷδον) ou désaccord (διᾷδον) des voix ; enfin, de (ἐκ) toute (πάντων) chose une (ἓν) seule, et d’ (ἐξ ) une (ἑνὸς) seule, toutes (πάντα). (Léon Robin)
Joignez ce qui est complet et ce qui ne l’est pas, ce qui concorde et ce qui discorde, ce qui est en harmonie et en désaccord ; de toutes choses une et d’une, toutes choses. (Tannery)
Les couples sont des choses entières et des choses non entières, ce qui est réuni et ce qui est désuni, l’harmonieux et le discordant. L’un est composé de toutes choses, et toutes choses sortent de l’un. (Burnet, traduit par Reymond)
Tout reptile se nourrit de terre. (Tannery)
Toute (πᾶν) bête (ἑρπετὸν) est poussée (νέμεται) au pâturage par des coups (πληγῇ). (Burnet, traduit par Reymond)
A ceux qui descendent (ἐμϐαίνουσιν) dans les mêmes (αὐτοῖσιν) fleuves (ποταμοῖσι) surviennent (ἐπιρρεῖ) toujours d’autres (ἕτερα) et d’autres (ἕτερα) eaux (ὕδατα). (Tannery)
Tu ne peux pas descendre deux fois dans les mêmes fleuves, car de nouvelles eaux coulent toujours sur toi. (Burnet, traduit par Reymond)

Les porcs (ὕες) sont plus (μᾶλλον) contents (ἥδονται) dans la boue (βορϐόρῳ) que (ἢ) dans l’eau (ὕδατι) pure (καθαρῷ). (Burnet, traduit par Samuel Béreau)

Rhôdeurs dans la nuit (νυκτιπόλοις): les mages (μάγοις), les bacchants (βάκχοις), les lènes (λήναις), les mystes (μύσταις). (Burnet, traduit par Samuel Béreau)
Noctambules, mages, prêtres de Bakchos et prêtresses des pressoirs ; traficants de mystères pratiqués parmi les hommes. (Burnet, traduit par Reymond)

Car, si (εἰ) ce n’était pas (μὴ) en l’honneur de Dionysos (Διονύσῳ) qu’ils faisaient (ἐποιοῦντο) une procession (πομπὴν) et (καὶ) chantaient le honteux (αἰδοίοισιν) hymne (ὕμνεον) phallique (ᾆσμα), ils s’agiraient (εἴργαστ᾽ ἄν) de manière la plus éhontée (ἀναιδέστατα). Mais (δὲ) Hadès (Ἀίδης) est le même (ὡυτὸς) que Dionysos (Διόνυσος), en l’honneur de qui (ὅτεῳ) ils tombent en démence (μαίνονται) et (καὶ) célèbrent la fête des pressoirs (ληναΐζουσιν). (Burnet, traduit par Reymond)
Car, si ce n’était pas de Dionysos qu’on mène la pompe, en chantant le cantique aux parties honteuses, ce serait l’acte le plus éhonté, dit Héraclite ; mais c’est le même, Hadès ou Dionysos, pour qui l’on est en folie ou en délire. (Tannery)
Qui (τις) se cachera (λάθοι) du feu qui ne se couche (τὸ μὴ δῦνόν) pas (ποτε) ? (Tannery)
Comment pourrait-on se cacher de ce qui ne se couche jamais ? (Burnet, traduit par Reymond)

Ce n’est pas (οὐ) ce que pensent (φρονέουσι) la plupart de ceux (πολλοί) que l’on rencontre (ἐγκυ­ρεῦσιν); ils apprennent (μαθόντες), mais ne savent (γινώσκουσιν) pas (οὐδὲ), quoiqu’ils (δὲ) se le figurent (δοκέουσι) à part eux (ἑωυτοῖσι). (Tannery)
La foule ne prend pas garde aux choses qu’elle rencontre, et elle ne les remarque pas quand on attire son attention sur elles, bien qu’elle s’imagine le faire. (Burnet, traduit par Reymond)
Sans (ἐὰν μὴ ) l’espérance (ἔλπηται), vous ne trouverez (ἐξευρήσει) pas (οὐκ) l’inespéré (ἀνέλπιστον) qui est (ἐὸν) introuvable (ἀνεξερεύνη­τον) et inaccessible (ἄπορον). (Tannery)
Si tu n’attends pas l’inattendu, tu ne le trouveras pas, car il est pénible et difficile à trouver. (Burnet, traduit par Reymond)
Ils ne savent (ἐπιστάμενο) ni (οὐκ ) écouter (ἀκοῦσαι) ni (οὐδ᾽ ) parler (εἰπεῖν). (Tannery)
Ne sachant ni écouter ni parler. (Burnet, traduit par Reymond)
Quand ils sont nés (γενόμενοι), ils veulent (ἐθέλουσι) vivre (ζώειν) et subir (ἔχειν) la mort (μόρους) et laisser (καταλείπουσι) des enfants (παῖδας) pour (γεν­έσθαι) la mort (μόρους). (Tannery)
Quand ils naissent, ils désirent vivre et subir leur destinée (μόρους) -ou plutôt jouir du repos- et ils laissent après eux des enfants pour qu’ils subissent à leur tour leur destinée (μόρους). (Burnet, traduit par Reymond)
Toutes (ὁκόσα) les choses que nous voyons (ὁρέομεν) étant éveillés (ἐγερθέντες) sont (ἐστιν) mort (θάνατός), de même que toutes (ὁκόσα) celles que nous voyons étant assoupis (εὕδοντες) sont sommeil (ὕπνος). (Burnet, traduit par Reymond)

Ceux qui cherchent (οἱ διζήμενοι) l’or (χρυσὸν) fouillent (ὀρύσσουσι) beaucoup (πολλὴν) de terre (γῆν) pour trouver (εὑ­ρίσκουσιν) de petites (ὀλίγον) parcelles. (Tannery)
Ceux qui cherchent de l’or remuent beaucoup de terre et n’en trouve que peu. (Burnet, traduit par Reymond)

On ne connaîtrait (ᾔδεσαν) pas (οὐκ) le mot (ὄνομα) de justice (Δίκης), s’il (εἰ) n’y avait (ἦν) pas (μὴ) de perversité (ταῦτα). (Tannery)
Les hommes n’auraient pas connu le nom de justice, si ces choses n’étaient pas. (Burnet, traduit par Reymond)

Les dieux (θεοὶ) et les hommes (ἄνθρωποι) honorent (τιμῶσι) ceux qui succombent à la guerre (ἀρηιφάτους). (Tannery)
Les dieux et les hommes honorent ceux qui tombent dans la bataille. (Burnet, traduit par Reymond)

Les plus grands (μέζονες) morts (μόροι) obtiennent (λαγχάνουσι) les plus grands (μέζονας) sorts (μοίρας). (Tannery)
De plus grands morts gagnet de plus grandes portions. (Burnet, traduit par Reymond)
L’homme (ἄνθρωπος) dans (ἐν) la nuit (εὐφρόνῃ), allume (ἅπτεται) une lumière (φάος) pour lui-même (ἑαυτῷ) ; mort (ἀποθανών), il est éteint (ἀποσϐεσθείς). Mais (δὲ) vivant (ζῶν), dans son sommeil (εὕδων) et les yeux (ὄψεις) éteints (ἀποσϐεσθεὶς), il brûle (ἅπτεται) plus que le mort (τεθνεῶτος) ; éveillé (ἐγρη­γορὼς), plus que s’il dort (εὕδοντος). (Tannery)
L’homme est allumé et éteint comme une lumière pendant la nuit. (Burnet, traduit par Reymond)
Les hommes (ἀνθρώπους) n’espèrent (οὐκ ἔλπονται) ni ne croient (οὐδὲ δοκέουσιν) ce qui (ἅσσα) les attend (μένει) après la mort (ἀποθανόντας). (Tannery)
Quand les hommes meurent, des choses les attendent, qu’ils ne prévoient pas et auxquelles ils ne songent pas. (Burnet, traduit par Reymond)
L’homme éprouvé (ὁ δοκιμώτατος) sait (γινώσκει) conserver (φυλάσσει) ses opinions (δοκέοντα) ; le châtiment (Δίκη) atteindra (κατὰ­λήψεται) les artisans de mensonge (ψευδῶν τέκτονας) et les faux témoins (ψευδῶν μάρτυρας). (Tannery)
Le plus estimé d’entre eux ne connaît que des contes ; mais en vérité la justice atteindra les artisans de mensonges et les faux témoins. (Burnet, traduit par Reymond)

Car même les meilleurs (ἄριστοι) d’entre eux choisissent (αἱρεῦνται) une (ἓν) seule chose de préférence (ἀντὶ) à toutes (ἁπάντων) les autres, une gloire (κλέος) immortelle (ἀέναον) parmi les mortels (θνητῶν), tandis (δὲ) que la plupart (οἱ πολλοὶ) se gavent (κεκόρηνται) de nourriture comme (ὅκωσπερ) des bêtes (κτήνεα). (Burnet, traduit par Reymond)

Ce monde-ci (κόσμον), le même (τὸν αὐτὸν) pour tous (ἁπάντων) les êtres, aucun (οὔτε τις) des dieux (θεῶν) ni des hommes (ἀνθρώπων) ne l’a fait (ἐποίησεν) ; mais (ἀλλ᾽) il a toujours (ἀεὶ) été (ἦν), et il est (ἔστιν), et il sera (ἔσται) un feu (πῦρ) toujours vivant (ἀείζωον), s’allumant (ἁπτόμενον) avec mesure (μέτρα) et s’éteignant (ἀπο­σϐεννύμενον) avec mesure (μέτρα). (Léon Robin)
Ce monde été fait, par aucun des dieux ni par aucun des hommes ; il a toujours été et sera toujours feu éternellement vivant, s’allumant par mesure et s’éteignant par mesure. (Tannery)
Ce monde qui est le même pour tous, aucun des dieux ou des hommes ne l’a fait ; mais il a toujours été, il est et sera toujours un feu éternellement vivant, qui s’allume avec mesure et s’éteint avec mesure. (Burnet, traduit par Reymond)

Les changements (τροπαὶ) du feu (πυρὸς) sont d’abord (πρῶτον) la mer (θάλασσα), et, de la mer, pour moitié (ἥμισυ) terre (γῆ), moitié (ἥμισυ) prestère (πρηστήρ). La mer (θάλασσα) se répand (διαχέεται) et se mesure (μετρέεται) au (εἰς) même (τὸν αὐτὸν) compte (λόγον) qu’avant (πρόσθεν) que la terre (γῆ) ne fût (γενέσθαι). (Tannery)
Les transformations du feu sont, en premier lieu, mer ; et la moitié de la mer est terre, la moitié vent tourbillonnant. Elle devient mer liquide, et est mesurée avec la même mesure qu’avant de devenir terre. (Burnet, traduit par Reymond)
Une sagesse unique veut être appelée du nom de Zeus, qui ne le veut pas. (Léon Robin)L’un (ἓν), qui seul (μοῦνον) est sage (τὸ σοφὸν), veut (ἐθέλει) et ne veut pas (οὐκ ἐθέλει ) être appelé (λέγ­εσθαι) du nom (ὄνομα) de Zeus (Ζηνὸς). (Tannery)
Le sage est un, seulement. Il ne veut pas et veut être appelé du nom de Zeus. (Burnet, traduit par Reymond)
La loi (νόμος) et la sentence (βουλῇ) est d’obéir (πείθεσθαι) à l’un (ἑνός). (Tannery)
Et c’est une loi, aussi, d’obéir au conseil d’un seul. (Burnet, traduit par Reymond)
Les inintelligents (ἀξύνετοι) qui écoutent (ἀκούσαντες) ressemblent (ἐοίκασι) à des sourds (κω­φοῖσιν) ; le proverbe (φάτις) témoigne (μαρτυρεῖ) que, tout (αὐτοῖσιν) présents (παρ­εόντας) qu’ils soient, ils sont absents (ἀπεῖναι). (Tannery)
Les fous, quand ils entendent, sont comme des sourds ; c’est d’eux que le proverbe témoigne qu’ils sont absents quand ils sont présents. (Burnet, traduit par Reymond)
Les hommes (ἄνδρας) qui aiment la sagesse (φιλοσόφους) doivent (χρὴ), en vérité (εὖ μάλα), être au courant (ἵστορας) d’une foule (πολλῶν) de choses. (Burnet, traduit par Reymond)
Pour les âmes (ψυχῇσιν), la mort (θάνατος) est de devenir (γενέσθαι) eau (ὕδωρ) ; pour l’eau (ὕδατι), la mort (θάνατος) est de devenir (γενέσθαι) terre (γῆν) ; mais de (ἐκ) la terre (γῆς) vient (γίνεται) l’eau (ὕδωρ), de (ἐξ) l’eau (ὕδατος) vient l’âme (ψυχή). (Tannery)
Car c’est la mort pour que de devenir eau, et mort pour l’eau que de devenir terre. Mais l’eau vient de la terre, de l’eau, l’âme. (Burnet, traduit par Reymond)

Les porcs se baignent dans la fange, et les oiseaux de basse-cour dans la poussière. (Burnet, traduit par Reymond)

Dans Priène (ἐν Πριήνῃ), vivait (ἐγένετο) Bias (Βίας), fils de Teutame (Τευτάμεω), dont on parle (λόγος) plus (πλέων) que (ἢ) des autres (τῶν ἄλλων). (Tannery)
A Priène vivait Bias, fils de Teutamas, qui est de plus de considération que les autres. (Burnet, traduit par Reymond)

La polymathie (πολυμαθίη) n’enseigne (διδάσκει) pas l’intelligence (νόον) ; elle eût enseigné (ἐδίδαξε) à Hésiode (Ἡσίοδον), Pythagore (Πυθαγόρην), Xénophane (Ξενοφάνεά) et Hécatée (Ἑκαταῖον). (Tannery)
Le fait d’apprendre beaucoup de choses n’instruit pas l’intelligence; autrement il aurait instruit Hésiode etPythagore, ainsi que Xénophane et Hécatée. (Burnet, traduit par Reymond)
(La sagesse est de) savoir le dessein dans lequel tout est régi dans sa totalité. (Léon Robin)
II n’y a qu’une (ἓν) chose sage (τὸ σοφόν), c’est de connaître (ἐπίστασθαι) la pensée (γνώμην) qui (ὁτέη) peut tout (πάντα) gouverner (ἐκυϐέρνησε) partout (πάντων). (Tannery)
La sagesse est une seule et même chose. Elle consiste à connaître la pensée par laquelle toutes choses sont dirigées par toutes choses. (Burnet, traduit par Reymond)

Homère (Ὅμηρον) devrait (ἄξιον) être banni (ἐκϐάλλεσθαι) des concours (ἐκ τῶν ἀγώνων) et fouetté (ῥαπίζεσθαι), et Archiloque (Ἀρχίλοχον) pareillement (ὁμοίως). (Burnet, traduit par Reymond)
Mieux (μᾶλλον) vaut (χρὴ) étouffer (σϐεννύναι) la démesure (ὕϐριν) qu’(ἢ) un incendie (πυρκαϊήν). (Tannery)
Le dérèglement doit être éteint, plus encore qu’une maison en feu. (Burnet, traduit par Reymond)
Le peuple (τὸν δῆμον) doit (χρὴ) combattre (μάχεσθαι) pour (ὑπὲρ) la loi (νόμου) comme (ὅκωσπερ) pour ses murailles (τείχεος). (Tannery)
Tu ne découvreras (ἐξεύροιο) pas les limites (πείρατα) de l’âme (ψυχῆς). (Burnet, traduit par Samuel Béreau)
La présomption (οἴησιν) est une maladie (νόσον) sacrée (ἱερὰν), et la vue (ὅρασιν) induit en erreur (ψεύδεσθαι). (Burnet, traduit par Samuel Béreau)

Ne conjecturons (συμϐαλλώμεθα) pas à tort et à travers (εἰκῆ) sur (περὶ) les grandes (μεγίστων) questions. (Burnet, traduit par Reymond)
L’arc (τῷ τόξῳ=βιός) est appelé (ὄνομα) vie (βίος), mais son œuvre (ἔργον) est mort (θάνατος). (Burnet, traduit par Reymond)
Un (εἷς) seul est dix mille (μύριοι) pour moi (ἐμοὶ), s’il (ἐὰν) est (ᾖ) le meilleur (ἄριστος). (Burnet, traduit par Reymond)
Nous entrons (ἐμϐαίνομέν) et nous n’entrons (ἐμϐαίνομεν) pas (οὐκ) dans les mêmes (τοῖς αὐτοῖς) fleuves (ποταμοῖς), nous sommes (εἶμέν) et nous ne sommes (εἶμεν) pas (οὐκ). (Burnet, traduit par Samuel Béreau)

Ce n’est pas a moi qu’il est sage de prêter l’oreille, mais à la Pensée, en reconnaissant que tout est un. (Léon Robin)
Ce n’est pas à moi, mais au logos qu’il est sage d’accorder que l’un devient toutes choses. (Tannery)
Il est (ἐστιν) sage (σο­φόν) d’écouter (ἀκού­σαντας), non pas (οὐκ) moi (ἐμοῦ), mais (ἀλλὰ) mon verbe (τοῦ λόγου), et de confesser (ὁμολογεῖν) que toutes (πάντα) choses sont (εἶναί) un. (Burnet, traduit par Reymond)
Le discordant, s’accorde avec soi-même ; accord de tensions inverses, comme dans l’arc ou la lyre. (Léon Robin)
Ils ne comprennent pas comment ce qui lutte avec soi-même peut s’accorder. L’harmonie du monde est par tensions opposées, comme pour la lyre et pour l’arc. (Tannery)
Les hommes ne savent (ξυνιᾶσιν) pas (οὐ) comment (ὅκως) ce qui varie (διαφερόμενον) est d’accord (ὁμολογέει) avec soi (ἑωυτῷ). Il y a une harmonie (ἁρμονίη) de tensions opposées (παλίν­τροπος), comme (ὅκωσπερ) celle de l’arc (τόξου) et de la lyre (λύρης). (Burnet, traduit par Reymond)
C’est un enfant qui s’amuse à jouer aux dames : souveraineté d’un enfant. (Léon Robin)
L’Éternel est un enfant qui joue à la pettie ; la royauté est a un enfant. (Tannery)
Le temps (αἰὼν) est (ἐστι) un enfant (παῖς) jouant (παίζων) aux dames (πεσσεύων) ; la puissance royale (ἡ βασιληίη) est celle d’un enfant (παιδὸς). (Burnet, traduit par Reymond)
Le conflit est le père de toute chose, roi de toute chose. (Léon Robin)
La guerre est père de tout, roi de tout, a désigné ceux-ci comme dieux, ceux-là comme hommes, ceux-ci comme esclaves, ceux-la comme libres. (Tannery)
Guerre (Πόλεμος) est (ἐστι) le père (πατήρ) de toutes (πάντων) choses, roi (βασιλεύς) de toutes (πάντων) choses : de quelques-uns (καὶ μὲν) il a fait (ἐποίησε) des dieux (θεοὺς), de quelques-uns des hommes (ἀνθρώπους) ; de quelques-uns (δὲ) des esclaves (δούλους), de quelques-uns des libres (ἐλευθέρους). (Burnet, traduit par Reymond)
L’Harmonie invisible supérieure à l’harmonie visible. (Léon Robin)
Il y a une harmonie dérobée, meilleure que l’apparente et ou le dieu a mêlé et profondément caché les différences et les diversités. (Tannery)
L’harmonie (ἁρμονίη) cachée (ἀφανὴς) vaut mieux (κρείττων) que l’harmonie ouverte (φανερῆς). (Burnet, traduit par Reymond)

Ce qu’on voit, ce qu’on entend, ce qu’on apprend, voilà ce que j’estime davantage. (Tannery)
Les choses (ὅσων) qui peuvent être vues (ὄψις), entendues (ἀκοὴ) et apprises (μάθησις) sont celles (ταῦτα) que j’ (ἐγὼ) estime (προτιμέω) le plus. (Burnet, traduit par Reymond)

Les hommes (οἱ ἄνθρωποι) se trompent (ἐξηπάτηνται) pour (πρὸς) la connaissance (τὴν γνῶσιν) des choses évidentes (τῶν φανερῶν), comme Homère (Ὁμήρῳ) qui fut le plus sage (σοφώτερος) des Grecs (τῶν Ἑλλήνων). Des enfants (παῖδες), qui faisaient la chasse (κατακτείνοντες) à leur vermine (φθεῖρας), l’ont trompé (ἐξηπάτησαν) en disant (εἰπόντες): « Ce que (ὅσα) nous voyons (εἴδομεν) et prenons (ἐλάϐομεν), nous le laissons (ἀπο­λείπομεν) ; ce que (ὅσα) nous ne voyons (οὔτε εἴδομεν) ni prenons (οὔτ᾽ ἐλάϐομεν), nous l’emportons (φέρομεν)». (Tannery)
Hésiode (Ἡσίοδος) est le maître (διδάσκαλος) de la plupart (πλείστων) des hommes. Les hommes (τοῦτον) pensent (ἐπίστανται) qu’il savait (εἰδέναι) beaucoup (πλεῖστα) de choses, lui qui (ὅστις) ne connaissait (οὐκ ἐγίνωσκεν) pas le jour (ἡμέρην) ou la nuit (εὐφρόνην). Ils ne font (ἔστι) qu’un (ἕν). (Burnet, traduit par Reymond)
La foule a pour maître Hésiode ; elle prend pour le plus grand savant celui qui ne sait pas ce qu’est le jour ou la nuit ; car c’est une même chose. (Tannery)
Les médecins (οἱ ἰατροί) qui coupent (τέμ­νοντες), brûlent (καίοντες), percent et torturent (βασανίζοντες) les malades (τοὺς ἀρρωστοῦντας) demandant (ἐπαιτέονται) pour cela un salaire (μισθὸν) qu’ils ne méritent (ἄξιοι) pas (μηδὲν) de recevoir (λαμ­ϐάνειν). (Burnet, traduit par Reymond)
Les médecins taillent, brûlent, torturent de toute façon les malades et, leur faisant un bien qui est la même chose qu’une maladie, réclament une récompense qu’ils ne méritent guère. (Tannery)
Le sentier (ὁδὸς) droit (εὐθεῖα) et le sentier courbe (σκολιὴ) que suit le peigne du foulon (γναφεῖον) est (ἐστί) un (μία) et le même (ἡ αὐτή). (Burnet, traduit par Reymond)
Une route vers en haut et une vers en bas. (Léon Robin)Un (μία) même (ὡυτή) chemin (ὁδὸς) en haut (ἄνω), en bas (κάτω). Le chemin en haut, et le chemin en bas sont un et le même.
La mer est l’eau la plus pure et la plus souillée ; potable et salutaire aux poissons, elle est non potable et funeste pour les hommes. (Tannery)
L’eau (ὕδωρ) de la mer (θάλασσα) est la plus pure (καθα­ρώτατον) et la plus impure (μιαρώτατον). Les poissons (ἰχθύσι) peuvent la boire (πότιμον) et elle leur est salutaire (σωτήριον) ; elle est imbuvable (ἄποτον) et funeste (ὀλέθριον) aux hommes (ἀνθρώποις). (B).

Les immortels sont mortels et les mortels, immortels ; la vie des uns est la mort des autres, la mort des uns, la vie des autres. (T.)
Les mortels (θνητοί) sont immortels (ἀθάνατοι) et les immortels (ἀθάνατοι), mortels (θνητοὶ) ; l’un (ἐκείνων) vivant (ζῶντες) la mort (θάνατον) de l’autre, et mourant (τεθνεῶτες) la vie (βίον) de l’autre (ἐκείνων). (B.)
De là ils s’élèvent et deviennent gardiens vigilants des vivants et des morts. (T.)
Qu’ils (ἔνθα) s’élèvent (ἐπ­ανίστασθαι) et deviennent (γίνεσθαι) les vigilants (ἐγερτὶ) gardiens (φύλακας) des vivants (ζώντων) et des morts (νεκρῶν). (B.)
La foudre est au gouvernail de l’univers. (T.)
C’est la foudre (κεραυνός) qui dirige (οἰακίζει) le cours de toutes choses (τὰ πὰντα). (B.)

Le feu est indigence et satiété.(Léon Robin)
Le feu est manque (χρησμοσύνη) et excès (κόρον). (B.)

En s’avançant le feu jugera et condamnera toutes choses. (Léon Robin)
Le feu survenant jugera et dévorera toutes choses. (T.)
Le feu (τὸ πῦρ), dans son progrès (ἐπελθὸν), jugera (κρινεῖ) et condamnera (καταλήψεται) toutes choses. (B.)
Il est en effet jour et nuit, hiver et été, guerre et paix, satiété et faim. (Léon Robin)
Le dieu est jour-nuit, hiver-été, guerre-paix, satiété-faim. Il se change comme quand on y mêle des parfums ; alors on le nomme suivant leur odeur. (T.)
Le dieu (ὁ θεὸς) est jour (ἡμέρη) et nuit (εὐφρόνη), hiver (χειμὼν) et été (θέρος), guerre (πόλεμος) et paix (εἰρήνη), surabondance (κόρος) et famine (λιμός) ; mais il prend (ἀλλοιοῦται) des formes variées, tout de même (ὅκωσπερ) que le feu (πῦρ), quand (ὁπόταν) il est mélangé (συμμιγῇ) d’aromates (θυώμασιν), est nommé (ὀνομάζεται) suivant (καθ΄) le parfum (ἡδονὴν) de chacun (ἑκάστου) d’eux. (B.)

Les opinions (δοξάσ­ματα) humaines (ἀνθρώπινα) sont (εἶναι) des jouets (ἀθύρματα) d’enfants (παίδων). (S.B)

Ils sont étrangers aux choses avec lesquelles ils ont commerce constant.
Il ne rien d’agir et de parler comme gens endormis.

Ceux qui dorment sont des compagnons de travail…
76. Mort du feu, naissance pour l’air ; mort de l’air, naissance pour l’eau.
C’est plaisir pour les âmes de devenir humides.
78. Le naturel humain n’a pas de raison, le divin en a.
Marmot ! l’homme s’entend appeler ainsi par les dieux, comme l’enfant par l’homme. (Léon Robin)
Le conflit est communauté et la discorde est règlement. (Léon Robin)80. Il faut savoir que la guerre est commune, la justice discorde, que tout se fait et se détruit par discorde.

82. Le plus beau singe est laid en regard du genre humain.
83. L’homme le plus sage parait un singe devant Dieu.

85. Il est difficile de résister à la colère ; elle fait bon marché de l’âme.
86. Cacher les profondeurs de la science est une bonne défiance ; elle ne se laisse pas méconnaître.
87. L’homme niais est mis hors de lui par tout discours.
C’est le même en nous, d’être ce qui est vivant et d’être ce qui est mort, éveillé ou endormi, jeune ou vieux; car, par le changement, ceci est cela, et par le changement, cela est à son tour ceci.(Léon Robin)88. Même chose ce qui vit et ce qui est mort, ce qui est éveillé et ce qui dort, ce qui est jeune et ce qui est vieux ; car le changement de l’un donne l’autre, et réciproquement.
…unité de la communauté du cosmos. (Léon Robin)
De toutes choses il y a échange contre le feu, et du feu contre toutes choses, commes des marchandises contre de l’or, et de l’or contre des marchandises. (Léon Robin)90. Contre le feu se changent toutes choses et contre toutes choses le feu, comme les biens contre l’or et l’or contre les biens.
91. On ne peut pas descendre deux fois dans le même fleuve.
92. La sibylle, de sa bouche en fureur, jette des paroles qui ne font pas rire, qui nesont pas ornées et fardées, mais le dieu prolonge sa voix pendant mille ans.
93. Le dieu dont l’oracle est à Delphes ne révèle pas, ne cache pas, mais il indique.
94. Le Soleil ne dépassera pas les mesures ; sinon, les Erynnies, suivantes de Zeus, sauront bien le trouver.
95. II vaut mieux cacher son ignorance; mais cela est difficile quand on se laisse aller à l’inattention ou a l’ivresse.
96. Les morts sont à rejeter encore plus que le fumier.
97. Les chiens aboient après ceux qu’ils ne connaissent pas.
98. Les âmes flairent dans l’Hadès.
99. Sans le Soleil, on aurait la nuit.
… les saisons qui apportent toutes choses.
101. Je me suis cherché moi-même.
Pour Dieu, toutes choses sont justes, bonnes et droites, mais les hommes tiennent certaines choses pour mauvaises et certaines pour droites.
Dans la circonférence d’un cercle, le commencement et la fin se confondent.
104. Quel est leur esprit ou leur intelligence?

Un jour est pareil à tout autre.
107. Ce sont de mauvais témoins pour les hommes que les yeux et les oreilles quand les âmes sont barbares.
108. De tous ceux dont j’ai entendu les discours, aucun n’est arrivé à savoir que ce qui est sage est séparé de toutes choses.
Le mieux est de cacher sa folie ; mais cela est difficile au moment où l’on s’abandonne auprès des coupes.
Il n’en vaudrait pas mieux pour les hommes qu’il arrivât ce qu’ils souhaitaient. (Léon Robin)110 II n’est pas préférable pour les hommes de devenir ce qu’ils veulent.
111. C’est la maladie qui rend la santé douce et bonne ; c’est la faim qui fait de même désirer la satiété, et la fatigue, le repos.
La sagesse c’est dire des choses vraies, et agire selon la nature en écoutant sa voix. (Léon Robin)
La pensée est commune à tous.
L’obscure n’exprime ni ne cache la pensée, mais l’indique.Prendre ses forces, comme la cité dans la loi ; c’est quelque chose de commun à tous, qui domine tout, autant qu’il lui plaît, suffit en tout et surpasse tout. (Léon Robin)114. Ceux qui parlent avec intelligence doivent s’appuyer sur l’intelligence commune à tous, comme une cité sur la loi, et même beaucoup plus fort. Car toutes les lois humaines sont nourries par une seule divine, qui domine autant qu’elle le veut, qui suffit à tout et vient à bout de tout.
(La pensée) se donne à elle-même son propre accroissement. (Léon Robin)

117. L’homme ivre est guidé par un jeune enfant ; il chancelle, ne sait où il va ; c’est que son âme est humide.
118. Où la terre est sèche, est l’âme la plus sage et la meilleure.L’âme sèche est la plus sage et la meilleure.L’âme la plus sage est une lueur sèche.C’est l’âme sèche, la meilleure, celle qui traverse le corps comme un éclair la nuée.
119. Le caractère pour l’homme est le daimone.
120. De l’aurore et du soir les limites sont l’Ourse, et, en face de l’Ourse, le Gardien de Zeus sublime (l’Arcture).
121. Les Ephésiens méritent que tous ceux qui ont âge d’homme meurent, que les enfants perdent leur patrie, eux qui ont chassé Hermodore, le meilleur d’entre eux, en disant: « Que parmi nous il n’y en ait pas de meilleur; s’il y en a un, qu’il aille vivre ailleurs ».

La narure aime à se cacher

Même la bière se décompose si elle n’est pas remuée.
Les choses froides deviennent chaudes, et ce qui est chaud se refroidit ; ce qui est humide se sèche, et ce qui est désséché devient humide.

129. Pythagore, fils de Mnésarque, plus que tout homme s’est appliqué a l’étude, et recueillant ces écrits il s’est fait sa sagesse, polymathie, méchant art.

Edition trilingue à consulter sur le site :

http://philoctetes.free.fr/uniheraclite.htm