Défense de Frédéric Mitterrand : rien à voir avec la pédophilie - Sa notion des garçons - Polémique Mitterrand / Polanski
Suite à sa défense de Roman Polanski, Frédéric Mitterrand est accusé de pratiques pédophiles, pour avoir écrit : "J'ai pris le pli de payer pour des garçons ".
Le 6 avril 2005, Frédéric Mitterrand précisait pourtant sur le plateau de Franz-Olivier Giesbert qu'il n'était pas pédophile. (Culture et dépendances, France 3)
Ce qu'il nomme "garçons" dans son livre, n'a rien à voir avec des "petits garçons".
C'était en général des étudiants. Une homosexualité non pédophile.
(Frédéric Mitterrand est ministre de la culture et grand défenseur du cinéma d'auteur depuis des années, auteur-réalisateur lui-même, et ancien président de la Commission d'avance sur recette du cinéma français)
Le livre polémique de Frédéric Mitterrand :
»


DRUCKER - FREDERIC MITTERRAND
Frédéric Mitterrand s'expliquait chez Michel Drucker mercredi 7 octobre,
l'émission est diffusée dimanche 11 octobre sur France 2.
Frédéric Mitterrand : je ne peux même plus utiliser les mots
Frédéric Mitterrand et Hadopi
Nouvelles attaques contre Frédéric Mitterrand :
--> Frédéric Mitterrand : On veut sans doute me faire payer la loi Hadopi
Frédéric Mitterrand victime de la ligue ODEBI contre HADOPI ?
Les attaques contre Frédéric Mitterrand pourraient émaner, selon des informations concordantes, de la ligue ODEBI, qui annonçait il y a quelques mois :
“La Ligue ODEBI publiera une liste des condamnations pénales ou civiles de tous les députés qui ont voté pour l’HADOPI.
Nous y ajouterons “les casseroles”, qui selon des critères communément admis, ont aussi un caractère potentiellement “immoral” , afin que les députés qui votent en faveur de cette loi sachent qu’ils verront ressurgir irrémédiablement sur Google leurs fautes actuelles ou passées.”
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Marine Le Pen a donné un écho supplémentaire qui a déclenché la grande polémique, mais les éléments ont été avancés et poussés par des anti-Hadopi.
VIDEO INA : FREDERIC MITTERRAND LA MAUVAISE VIE
Document INA.FR
Dans son roman autobiographique, publié en 2005, Frédéric Mitterrand confie qu'il s'est livré au tourisme sexuel à Bangkok. Sorti sans polémique, ce livre revient sur le devant de la scène depuis que le ministre de la Culture a pris la défense de Roman Polanski, accusé de viol sur mineure. Retour en 2005.
Chasse à l'homme, par Eric Fottorino (Le Monde)
Edito du Monde
Chasse à l'homme, par Eric Fottorino (Le Monde)
"(...) soyons précis : dans son texte écrit sans autre contrainte que celle de la sincérité, Frédéric Mitterrand parle d'acte homosexuel, pas de pédophilie ; de relation entre adultes consentants, même si la prostitution, dans le tiers-monde plus qu'ailleurs encore, inclut toujours une sujétion par l'argent. Sur ce tas de faux secrets, certains ont engagé une chasse à l'homme. Avec le Front national et quelques figures socialistes en chefs de meute. Bel attelage en vérité, que celui de l'hypocrisie, de la vindicte et du populisme mêlés. La proie est si tentante. Pensez ! Un ministre d'ouverture, donc faible. Peu considéré à droite, regardé plus que de travers à gauche, pain bénit d'une extrême droite qui veut se refaire à bon compte.
Mais revenons aux faits. Ce livre était-il connu ? Oui. M. Mitterrand a-t-il commis un viol ? Non. L'homosexualité est-elle un crime, un délit ? Pas davantage. Alors ? Alors si le ministre de la culture n'a pas menti sur l'âge de ses partenaires sexuels, le lynchage dont il est la victime est une tache sur tous ceux qui, au nom d'intérêts mesquins, hurlent avec les loups."
Eric Fottorino
Eric Mettout : Les légions de l'ordre moral
A lire un très bon billet d'Eric Mettout sur son blog:
http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2009/10/les-legions-de-lordre-moral.php
Les légions de l'ordre moral
par Eric Mettout
Un extrait:
"...le retour massif de l'ordre moral dans tout son simplisme imbécile, qu'on lit dans les sondages d'opinion mais aussi, et c'est le propos de ce post, sur Internet en général et sur Twitter en particulier.
Je suis bien placé pour le savoir: pour avoir bêtement tenté de remettre le cas Polanski en perspective, sans le manichéisme de rigueur depuis trois semaines, pour avoir posé quelques questions troublantes sur l'interpellation et ses motivations, bref, pour avoir fait notre boulot, on nous a accusés sur Facebook, sur Twitter, sur certains blogs ou médias participatifs, d'encourager la pédophilie, voire de pédophilie tout court;
pour avoir refusé de relayer vite, vite, vite les basses manoeuvres et les approximations délibérées de Marine Le Pen, pour nous être interrogés sur les dessous de l'opération, sa mécanique et ses pilotes, bref, pour avoir fait mon boulot (comme quelques autres qui en ont également pris plein la gueule), j'ai été traité sur Twitter, par un "collègue", de "honte de la profession qui ne mérite pas sa carte de presse" et sur Facebook, certains blogs ou médias participatifs de dégénéré bobo à la solde du pouvoir sarkozyste prêt à tout pour complaire au président et à sa moitié d'artiste - et encore, je vous la fais courte et bien élevée.
Jusque-là, rien de bien surprenant - sinon les insultes proférées sans le couvert de l'anonymat habituel, mais ça aussi, c'est peut être un signe. Ce qui m'intrigue, en revanche, c'est l'origine des attaques. Que l'extrême droite s'adonne à ce genre de plaisirs subtils, je comprends. C'est sa seconde nature et sa seule arme. Mais que les mêmes attaques, dans les mêmes termes, avec la même absence de recul, la même priorité à l'émotion, la même hargne, partent du camp d'en face - j'entends celui des démocrates en général et de la gauche en particulier - ça, je dois dire, me laisse pantois.
Encore une fois, je ne parle que de la blogobulga - Hamon, Vanneste, Boutin, Montebourg font de la politique, Bertrand et Goasguen aussi, et on peut ainsi raisonnablement imaginer que ces deux-là ne sont pas montés au front derrière Mitterrand par simple conviction personnelle. Cette blogobulga qu'on décrit (ou fantasme) anarchiste, libertaire, farouchement attachée aux libertés individuelles, rebelle et novatrice, fille des révolutions des moeurs et de la technologie, et qui, à mon étonnement sans cesse renouvelé, se révèle, dans des affaires comme celles-là, sur les sujets "sociétaux" comme on dit (la religion en est un autre), profondément conservatrice. Comme me le disait hier Philippe Couve, que je m'en veux déjà d'entraîner dans ce combat de rue, Twitter, notamment, est un média "moutonnier" - où l'on en revient au lynchage et aux foules de pénitents à chapeau pointu et avis tranchés et définitifs.
Un exemple? Cet article nauséabond de la Ligue Odébi, pointe avancée de la lutte anti-Hadopi (une cause dont vous savez qu'elle a pourtant toute ma sympathie), qui a tellement pris les artistes en horreur qu'elle s'est précipité sur Polanski, et Mitterrand et ce pauvre Johnny qui n'avait rien demandé à personne, pour oser une comparaison invraisemblable entre les largesses dont, sous prétexte de notoriété, bénéficieraient les uns (ah bon?) et la répression dont seraient victimes les autres, les petits, les sans-grades, les pirates du Net mais pas violeurs, eux. "Si on est célèbre, se taper des gamines de 13 ans ou sniffer de la coke semble être un droit", "ils peuvent tout faire", "ils nous le font savoir comme pour mieux humilier ce peuple d'en bas qui les ecoeure": si ça, c'est pas du populisme de caniveau, c'est que j'ai perdu tous mes repères et que Berlusconi est le Badinter italien.
Sur Twitter, à propos de ces mêmes questions, oser un point de vue nuancé (certes, en 140 signes, c'est pas simple), dans le fond sinon dans la forme, est devenu périlleux. Là aussi, les frontières se brouillent, établissant de drôles de passerelles entre les antisarkozystes farouches et les puritains, les intégristes de l'extrême-gauche et ceux d'un dieu tout puissant, entre les homophobes et les féministes, les militants des droits de l'enfant et ceux du droit à la diversité culturelle. Tous ne l'écrivent pas dans ces termes, loin de là, mais on y lit que Polanski et Mitterrand ne sont que d'ignobles pédophiles, des violeurs, des "sodomites", que guettent heureusement la prison, la démission, si possible les deux à la fois et l'émasculation en plus: fut un temps où Sade, Gide, Genet, Matzneff, Burroughs, Bowles, Proust ou... Cohn-Bendit s'attiraient le même genre de griefs, énoncés dans les mêmes termes et avec la même haine.
Ce qui me désole le plus, ce n'est pas tant que ces propos-là soient tenus par une minorité, mais que, quoi qu'elle pense des affaires dont on cause, la majorité raisonnable et respectueuse laisse ces propos sans réponse, donnant une drôle de couleur à l'ensemble, la désagréable impression que, sur Twitter, il est admis de traîner salement des hommes dans la boue la plus dégueulasse, pas de rappeler que les mêmes hommes sont présumés innocents tant qu'il n'ont pas été reconnus coupables ou qu'ils peuvent bénéficier de circonstances atténuantes. Je le sais, je l'ai fait, nous l'avons fait, le soutien était discret."
TETU : Le courage de Frédéric Mitterrand
Le courage de Frédéric M.
* Par Gilles Wullus
http://blogs.tetu.com/blog/2009/10/09/le-courage-de-frederic-m/
"est écœurante, cette campagne menée contre un homme qui a brillamment décrit, dans un livre, la difficulté à vivre une différence aussi fondamentale que l’homosexualité. Il a eu ce courage d’avoir écrit, avec des mots si justes, la douleur de grandir et mûrir en compagnie d’un sentiment aussi intime que minant, la honte. Et maintenant il faut que ça se retourne contre lui? Quiconque a lu la Mauvaise Vie ne doute pas que cette campagne existe parce que Frédéric est homosexuel, et ne le cache pas, pour son plus grand bien et le nôtre; quiconque a lu la Mauvaise Vie ne doute pas que cette campagne existe parce que, n’écoutant que son cœur et sa passion du cinéma, il a volé trop vite au secours de Polanski, en tout cas donné l’impression qu’il fallait absoudre le cinéaste sans passer par la case justice; quiconque a lu la Mauvaise Vie ne doute pas que cette campagne existe parce que certains leaders socialistes, à court d’idées pour attaquer le gouvernement ou pour exister dans leur camp, et amers qu’un homme portant un nom aussi sacré que Mitterrand ait accepté le maroquin que lui a proposé Sarkozy, aient cru bon d’ajouter leur voix à celle, infâme, de la coutumière Le Pen; quiconque a lu la Mauvaise Vie ne doute pas que cette campagne existe parce que certains populistes en mal d’audience se sont souvenus que le vieil amalgame pédophilie/homosexualité avaient encore toutes les chances, malheureusement, d’entraîner l’adhésion d’un certain électorat toujours sensible aux sirènes les plus grossières.
Polanski doit retourner devant la justice américaine, ça doit être un principe intangible que chacun, y compris le ministre de la Culture, doit appuyer. Le cinéaste a fait une erreur en 1978 en fuyant les Etats-Unis et le procès qui l’attendait. Et c’est devant ses juges qu’il pourra plaider sa défense, et non dans les médias. Et Frédéric a fait une erreur, qu’il a reconnue, en négligeant ce principe.
De même, la pédophilie doit être dénoncée sans relâche. Frédéric l’a refait avec force hier soir sur TF1, notamment dans sa réponse à l’ultime question de Laurence Ferrari qui montrait là ou sa mauvaise foi ou sa légèreté professionnelle. Nous, gays, avons trop souffert de cet amalgame infect pour ne pas redire et tonitruer que la pédophilie est infâme, et que nous n’avons rien à voir avec ça. Les pédophiles doivent être identifiés, où qu’ils soient, quels qu’ils soient; et a fortiori, le tourisme sexuel exploitant les mineurs, que ce soit en Thaïlande ou ailleurs.
Je suis ému aujourd’hui du sale procès qui est fait à un homme aussi subtil que Frédéric, que j’avais rencontré à Têtu quelques jours à peine avant sa nomination (depuis mon arrivée à Têtu, je ne le connaissais que via quelques coups de fil ou emails, de loin en loin, et par ses délicates chroniques, bien sûr). J’ose espérer que l’épisode médiatique que nous traversons n’est qu’un très mauvais épisode politicard, et que Frédéric pourra continuer le chemin qu’il s’est choisi, et que je ne juge pas, même si j’ai une opinion bien sûr sur sa présence dans ce gouvernement Fillon. On peut supposer que l’intérêt pour son livre n’en sera que renouvelé, et c’est tant mieux, car je considère sa lecture comme un bienfait."
Pierre Bergé: «Frédéric Mitterrand n'est pas pédophile»
Pierre Bergé: «Frédéric Mitterrand n'est pas pédophile»
http://www.tetu.com
"Pierre Bergé, directeur de TÊTU, et Gilles Wullus, rédacteur en chef, dénoncent l'amalgame pédophilie/homosexualité, témoignent leur soutien au ministre tout en admettant qu'il n'aurait pas dû donner l'impression d'absoudre Roman Polanski.
Dans cette affaire Polanski-Mitterrand, Pierre Bergé, le directeur de TÊTU doit livrer son opinion. La voici: «Polanski doit répondre de ses actes devant la justice américaine. Le temps écoulé ne fait rien à l'affaire. Ni son talent, ni sa célébrité ne le mettent au-dessus des lois. La pédophilie est un crime qui doit être réprimé. Nous avons trop souffert de l'amalgame pédéraste/pédophile pour ne pas condamner violemment la pédophilie.
Quant à Frédéric Mitterrand, aveuglé par son admiration pour le cinéaste il a, certes, parlé imprudemment en prenant la défense de Roman Polanski, mais il vaut mieux être avocat que procureur, me disait un autre Mitterrand prénommé François. De là à lui faire le procès agité par Marine Le Pen, n'exagérons rien. Frédéric Mitterrand n'est pas pédophile et, que je sache n'est sous le coup d'aucune inculpation ni d'aucune enquête. Nous lui conservons sans réserve et notre estime et notre amitié.»
Pierre Bergé avait manifesté son soutien dès hier, au micro de RTL. Ecoutez sa déclaration:
«Sale procès»
De son côté, Gilles Wullus, rédacteur en chef de TÊTU, estime pour sa part que Frédéric Mitterrand «a eu ce courage d'avoir écrit, avec des mots si justes, la douleur de grandir et murir en compagnie d'un sentiment aussi intime que minant, la honte. Et maintenant il faut que ça se retourne contre lui? […]
Quiconque a lu la Mauvaise Vie ne doute que cette campagne existe parce que certains populistes en mal d'audience se sont souvenus que le vieil amalgame pédophilie/homosexualité avaient encore toutes les chances, malheureusement, d'entraîner l'adhésion d'un certain électorat toujours sensible aux sirènes les plus grossières.
Polanski doit retourner devant la justice américaine, ça doit être un principe intangible que chacun, y compris le ministre de la Culture, doit appuyer. […] Frédéric a fait une erreur, qu'il a reconnue, en négligeant ce principe. […] La pédophilie doit être dénoncée sans relâche. Frédéric l'a refait avec force hier soir sur TF1 […] Nous, gays, avons trop souffert de cet amalgame infect pour ne pas redire et tonitruer que la pédophilie est infâme, et que nous n'avons rien à voir avec ça. Les pédophiles doivent être identifiés, où qu'ils soient, quels qu'ils soient; et a fortiori, le tourisme sexuel exploitant les mineurs, que ce soit en Thaïlande ou ailleurs.
Je suis ému aujourd'hui du sale procès qui est fait à un homme aussi subtil que Frédéric […] J'ose espérer que l'épisode médiatique que nous traversons n'est qu'un très mauvais épisode politicard […] On peut supposer que l'intérêt pour son livre n'en sera que renouvelé, et c'est tant mieux, car je considère sa lecture comme un bienfait.»"
La liberté sexuelle n'est pas le viol, par Caroline Fourest
Un article de Caroline Fourest à lire dans Le Monde:
La liberté sexuelle n'est pas le viol, par Caroline Fourest
LE MONDE | 09.10.09
Extrait :
"La saillie de Marine Le Pen contre Frédéric Mitterrand a de quoi mettre mal à l'aise.
...
En citant un extrait de La Mauvaise Vie, de Frédéric Mitterrand, pour exiger sa tête, Marine Le Pen a commis un réquisitoire empoisonné, qui feint de tout mélanger : le viol et la prostitution, la pédophilie et l'homosexualité.
Dans le livre incriminé, celui qui n'est pas encore ministre ne parle d'aucun acte sexuel sur mineur. Il explique, au contraire, avoir refusé un jeune garçon que lui proposait un proxénète. Sa confession est ailleurs. Dans le fait d'avoir une image si dégradée de lui-même qu'il pense devoir payer. Sans se faire la moindre illusion sur ce rapport inégalitaire qu'est la prostitution, même entre hommes majeurs. Il ne glorifie rien, parle de "mauvaise vie", et se livre au jugement. Faut-il interdire ces confessions ? Purger la littérature de chaque ligne où l'on parle d'actes sexuels tarifés ? Cela ne ferait pas disparaître la prostitution... L'exploitation se nourrit bien mieux de l'ombre que de la lumière.
Soyons clair : la prostitution, surtout en Thaïlande, représente une forme sauvage de marchandisation. Mais ce n'est pas toujours du viol. Si sordide soit-elle, la prostitution entre majeurs ne peut être mise sur le même plan qu'un viol sur mineur. Ni devant un tribunal ni dans l'arène médiatique. L'amalgame aurait-il eu la même saveur si l'auteur de La Mauvaise Vie était hétérosexuel ? Sans doute pas. Marine Le Pen n'a eu qu'à murmurer pour allumer un incendie imaginaire. En l'occurrence, une tradition judéo-chrétienne ayant choisi d'amalgamer homosexualité et pédophilie... Qu'importe la malhonnêteté du procédé. L'essentiel n'est-il pas d'incarner la colère populaire contre l'élite décadente, perverse et violeuse ?
Dans une autre émission, plus ancienne, la vice-présidente du Front national a cru bon d'exhumer les lignes d'un certain Daniel Cohn-Bendit sur la sexualité des enfants. Son auteur les a maintes fois regrettées. Il a critiqué la position de Frédéric Mitterrand et souhaite voir Polanski jugé. Mais la tentation est grande de profiter de toute cette boue pour faire le procès de Mai 68 et de la libération sexuelle. Comme si Marc Dutroux et tous les violeurs d'enfants étaient des soixante-huitards accomplis... Comme si la pédophilie n'était pas constituée à 90 % de cas d'inceste commis par de bons pères de famille, que le patriarcat et la domination masculine ont rendus tout-puissants.
Loin d'avoir libéré les pulsions de viol, Mai 68 a libéré la parole contre le viol. Les féministes s'en sont saisies pour dénoncer l'exploitation sexuelle et la sexualité non consentie. Aucun violeur, fût-il cinéaste, ne peut s'en revendiquer. Roman Polanski ne le fait pas. Pas plus que la prostitution, le libertinage n'a donc à être mêlé à cette affaire. Ce n'est pas l'émancipation, mais la domination qui conduit au viol. C'est donc la domination, et non l'émancipation sexuelle, qu'il faut juger."
Caroline Fourest
VIDEO : Frédéric Mitterrand sur TF1
VIDEO : Frédéric Mitterrand sur TF1
Frédéric Mitterrand affirme que les garçons n'étaient pas des mineurs mais des adultes.
"Il n'y a pas d'apologie du tourisme sexuel, il n'y a pas d'apologie sous aucune forme de la pédophilie et de la relation avec des jeunes garçons comme se sont permis de le dire un certain nombre de commentateurs, voire un certain nombre de politiques, qui ont certainement confondu leurs fantasmes et peut-être une certaine méchanceté"
Je condamne la pédophilie, à laquelle je ne me suis jamais livré
Frédéric Mitterrand au 20h de TF1: «Je condamne la pédophilie, à laquelle je ne me suis jamais livré»
«Je n'ai jamais fait de mal 0 personne», affirme Frédéric Mitterrand.
Selon Frédéric Mitterrand, les politiques ayant évoqué la pédophilie ont confondu avec leurs propres fantasmes.
Frédéric Mitterrand reconnaît avoir eu des relations sexuelles «tarifées» avec des garçons de son âge ou cinq ans de moins:
«Oui j'ai eu des relations avec des garçons, mais il ne faut pas confondre la pédophilie et l'homosexualité».
Kiejman : les paroles ignorantes et populistes de Benoît Hamon
Georges Kiejman : les paroles ignorantes et populistes de Benoît Hamon
Me Georges Kiejman, appelle à la démission du porte-parole du PS, Benoît Hamon, qu'il accuse de "paroles ignorantes et populistes" contre le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.
"Depuis plus d'un demi-siècle, et bien que je ne sois pas membre du Parti socialiste, je lui ai apporté un soutien modeste et constant. Je lui refuserai désormais mon vote si sa parole officielle continue à être portée par M. Benoît Hamon", déclare l'avocat dans un communiqué.
Selon Kiejman, "les paroles ignorantes et populistes" de Benoît Hamon "méritent d'être sanctionnées par le retrait des fonctions qu'il usurpe dès lors qu'il singe les attaques du Front national".
"En tant qu'avocat et ami de Roman Polanski et en tant qu'ami de Frédéric Mitterrand", Me Georges Kiejman dit "son indignation devant les amalgames faciles et rémunérateurs en lecteurs et en électeurs".
"La loi de Lynch (du nom d'un juge de paix américain du XVIIIe siècle adepte des procès expéditifs, à l'origine du mot lynchage, ndlr) n'est pas une loi française, c'est à chacun de s'en souvenir", lance-t-il.
Cohn-Bendit demande la démission de Benoît Hamon
Daniel Cohn-Bendit demande la démission de Benoît Hamon
NOUVELOBS.COM | 08.10.2009 | 18:03
C'est "absolument minable", gronde le leader vert qui juge l'attaque du porte-parole PS contre le ministre de la Culture "contraire aux valeurs de gauche".
L'avocat de Roman Polanski appelle aussi à la démission de Benoît Hamon.
Daniel Cohn-Bendit appelle le porte-parole du Parti socialiste à la démission (AFP)
Daniel Cohn-Bendit appelle le porte-parole du Parti socialiste à la démission (AFP)
Les rôles s'inversent, dans la polémique sur Frédéric Mitterrand. Le leader d'Europe-Ecologie Daniel Cohn-Bendit a demandé jeudi 8 octobre la démission de Benoît Hamon, jugeant "minables" les propos du porte-parole du Parti socialiste, qui s'était dit "choqué" par le contenu du livre du ministre de la Culture, "La mauvaise vie", évoquant le tourisme sexuel en Thaïlande.
Une attaque "contraire aux valeurs de gauche"
"Je trouve absolument minable l'attaque de Hamon contre Mitterrand. D'ailleurs, je demande la démission de Hamon et qu'il se taise pendant deux mois", a grondé le député vert européen au micro d'i>télé.
"Autant je trouve qu'était discutable, je l'ai dit, la position de Mitterrand et de (Bernard) Kouchner sur (Roman) Polanski, autant je trouve son livre, publié il y a quatre ans, d'une douleur insoutenable", a-t-il ajouté. "L'attaquer comme ça, je crois que c'est contraire aux valeurs de gauche, aux valeurs d'humanisme et de respect de quelqu'un qui a le courage de publiquement se remettre en question".
Daniel Cohn-Bendit avait critiqué les réactions de soutien de Frédéric Mitterrand du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner après l'arrestation de Roman Polanski en Suisse pour une affaire de relations sexuelles avec mineur datant de plus de trente ans aux Etats-Unis.
Hamon "populiste" pour l'avocat de Polanski
L'avocat du cinéaste Roman Polanski et "ami" de Frédéric Mitterrand, Me Georges Kiejman, appelle lui aussi à la démission du porte-parole du PS, qu'il accuse de "paroles ignorantes et populistes" contre le ministre de la Culture.
"Depuis plus d'un demi-siècle, et bien que je ne sois pas membre du Parti socialiste, je lui ai apporté un soutien modeste et constant. Je lui refuserai désormais mon vote si sa parole officielle continue à être portée par M. Benoît Hamon", déclare l'avocat dans un communiqué.
Selon lui, "les paroles ignorantes et populistes" de Benoît Hamon "méritent d'être sanctionnées par le retrait des fonctions qu'il usurpe dès lors qu'il singe les attaques du Front national".
"En tant qu'avocat et ami de Roman Polanski et en tant qu'ami de Frédéric Mitterrand", Me Georges Kiejman dit "son indignation devant les amalgames faciles et rémunérateurs en lecteurs et en électeurs".
"La loi de Lynch (du nom d'un juge de paix américain du XVIIIe siècle adepte des procès expéditifs, à l'origine du mot lynchage, ndlr) n'est pas une loi française, c'est à chacun de s'en souvenir", lance-t-il.
Le "choc" de Benoît Hamon sur Mitterrand
Benoît Hamon avait été le premier responsable socialiste mercredi à qualifier de "choquant" le livre de Frédéric Mitterrand, "La mauvaise vie", dénonçant un "ministre consommateur". D'autres leaders du PS comme les députés Arnaud Montebourg et Manuel Valls lui ont emboîté le pas jeudi.
Depuis le début de l'"affaire Mitterrand", de nombreuses personnalités politiques ont réagi. La gauche demande des explications et Arnaud Montebourg a appelé à la révocation du ministre de la Culture ; seul Bertrand Delanoë a pris le contrepied et dénoncé une "offensive populiste". De son côté, la droite affiche un soutien mitigé. Frédéric Mitterrand est l'invité du journal télévisé sur TF1 à 20 heures.
Daniel Cohn-Bendit : L'attaque de Benoît Hamon, c'est minable
Dans Le Parisien :
"Contacté par Le Parisien, Daniel Cohn-Bendit ne décolère pas contre le PS et son porte-parole, qui a jugé «grave» mercredi au Grand journal de Canal + les écrits de Frédéric Mitterrand.
«L'attaque de Benoît Hamon, c'est minable, s'énerve-t-il, le PS est à la remorque du Front national».
Alors que l'eurodéputé vert s'en était pris il y a quelques jours à Frédéric Mitterrand pour sa défense de Roman Polanski ( «Le ministre aurait dû dire qu'il comprenait l'émoi du milieu culturel mais qu'il y a un dossier et que ce n'est pas à lui de se substituer à la justice), cette fois il le défend plutôt. «Tout le monde parle du livre sans l'avoir lu. Moi je l'ai lu, ce n'est évidemment pas beau ce qu'il y a dedans, c'est un livre terrible. Mais c'est une thérapie publique, c'est courageux de la part de Mitterrand, je respecte sa démarche», nous explique l'ancien leader de mai 68.
Lui-même avait été attaqué par François Bayrou lors des européennes sur un de ses livres. Très virulent, Cohn-Bendit estime que ce qu'a fait Hamon «est inacceptable». «Les socialistes sont prêts à taper sur Sarkozy sur tout et n'importe quoi, lâche-t-il. Si, demain, le FN dit "Sarkozy a une politique de l'immigration trop faible", ils suivront ?»."
Bien dit
Bien dit. Pour en savoir plus, lisez cet article :
http://pribislav.over-blog.fr/article-la-rose-noire-37173836.html
Delanoë - Frédéric Mitterrand
Bertand Delanoë : Pour l’honneur d’un homme
Bertand Delanoë:
Pour l’honneur d’un homme.
Pour notre honneur.
http://bertranddelanoe.net/leseditos/editocentral/...
"Le commerce sexuel est une monstruosité. Des êtres jeunes et vulnérables que la misère conduit à se prostituer, les réduisant au statut d’objets de plaisir : tableau insupportable qui offense l’idée même d’humanité.
Exploitant cette terrible évidence, l’extrême droite s’emploie aujourd’hui à salir l’honneur d’un homme. En 2005, Frédéric Mitterrand a publié un livre courageux, « La mauvaise vie », loué à l’époque pour sa qualité littéraire, faite de pudeur et de sincérité. Le récit d’une détresse, celle d’un homme qui évoque ses déchirures intimes, son mal être, la difficulté qu’il éprouve à assumer son identité. A vivre, tout simplement. Il trouve des mots poignants pour dire « la culpabilité de toujours, la honte… ». Loin de faire l’apologie du tourisme sexuel, il décrit au contraire l’impasse que représente toute relation tarifée, jetant un regard implacable sur son propre cheminement. C’est son histoire, et elle est bouleversante.
Que chacun lise – ou relise – cet ouvrage avant de clouer son auteur au pilori, s’engouffrant ainsi – volontairement ou non – dans la manipulation orchestrée par le Front national. En 2005, personne n’avait trouvé matière à condamner « La mauvaise vie » : et lorsque Frédéric Mitterrand est devenu ministre de la Culture, nul n’a fait référence à ses écrits.
Aujourd’hui, face à cette offensive populiste, je refuse les amalgames, les déformations et même la lâcheté, là où la dignité de la politique se nourrit d’honnêteté et d’exigence."
Bertrand Delanoë défend Frédéric Mitterrand
POLEMIQUE
Le maire de Paris Bertrand Delanoë dénonce "une offensive populiste" contre Frédéric Mitterrand
NOUVELOBS.COM | 08.10.2009 | 14:29
"Loin de faire l'apologie du tourisme sexuel", le livre du ministre de la Culture décrit "l'impasse de toute relation tarifée", estime l'élu socialiste. Il invite chacun à (re)lire le livre avant de "s'engouffrer - volontairement ou non - dans la manipulation orchestrée par le Front national".
Bertrand Delanoë s'est porté au secours de Frédéric Mitterrand, jeudi 8 octobre, estimant que le ministre de la Culture est victime d'une "offensive populiste" de la part de l'extrême droite.
Alors que plusieurs personnalités, au Front national et à gauche, appellent à la démission du ministre, Bertrand Delanoë considère que le livre de Frédéric Mitterrand est un livre "courageux". "La Mauvaise vie" ne fait pas l'apologie du "tourisme sexuel", mais il décrit "l'impasse de toute relation tarifée", estime le maire de Paris.
"Le commerce sexuel est une monstruosité (...) tableau insupportable qui offense l'idée même d'humanité. Exploitant cette terrible évidence, l'extrême droite s'emploie aujourd'hui à salir l'honneur d'un homme", écrit l'élu socialiste sur son site internet.
Pudeur et sincérité
Selon lui, "en 2005, Frédéric Mitterrand a publié un livre courageux, 'La mauvaise vie', loué à l'époque pour sa qualité littéraire, faite de pudeur et de sincérité. Le récit d'une détresse, celle d'un homme qui évoque ses déchirures intimes, son mal être, la difficulté qu'il éprouve à assumer son identité. A vivre, tout simplement".
"Il trouve des mots poignants pour dire 'la culpabilité de toujours, la honte'. Loin de faire l'apologie du tourisme sexuel, il décrit au contraire l'impasse que représente toute relation tarifée, jetant un regard implacable sur son propre cheminement. C'est son histoire, et elle est bouleversante", ajoute Bertrand Delanoë.
"Je refuse les amalgames"
Il appelle chacun à lire, ou relire, "cet ouvrage avant de clouer son auteur au pilori, s'engouffrant ainsi - volontairement ou non - dans la manipulation orchestrée par le Front national".
"En 2005, personne n'avait trouvé matière à condamner 'La mauvaise vie' et lorsque Frédéric Mitterrand est devenu ministre de la Culture, nul n'a fait référence à ses écrits", relève le maire de Paris.
"Aujourd'hui, face à cette offensive populiste, je refuse les amalgames, les déformations et même la lâcheté, là où la dignité de la politique se nourrit d'honnêteté et d'exigence", conclut Bertrand Delanoë.
Frédéric Mitterrand à 20 h sur TF1 chez Laurence Ferrari
Frédéric Mitterrand, confronté à une polémique autour d'un livre où il relate ses expériences de tourisme sexuel, sera ce jeudi soir l'invité du journal de 20 heures sur TF1. Il sera interviewé par Laurence Ferrari.
DUFLOT : pas faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité
Intervention de Cécile Duflot pour soutenir Frédéric Mitterrand :
Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, a appelé sur Europe 1 à ne pas "faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité" à propos du livre de Frédéric Mitterrand où celui-ci relate ses expériences de tourisme sexuel.
"il ne faut pas faire d'amalgame, c'est un danger permanent et ça a stigmatisé les homosexuels pendant des années".
"Ce qu'il dit dans le livre, c'est qu'il est homosexuel et que ce n'est pas une chose évidente pour lui à vivre".
Elle s'est par ailleurs étonnée "d'une polémique aussi somptueuse quatre ans après". Selon elle, "s'il y avait des choses absolument inimaginables et qui montraient qu'il y avait des faits condamnables il fallait le dire à l'époque".
Attaques contre FREDERIC MITTERRAND pédophile
Ces attaques contre Frédéric Mitterand pédophile sont honteuses.
Il suffit de le lire pour comprendre que ces garçons sont des adultes.
Les pédophiles n'aiment pas les adultes, Frédéric Mitterrand fantasme sur Brad Pitt et les jeunes hommes adultes, jusqu'à 40 ans et plus.
S'il fait du tourisme sexuel, c'est qu'il reste plus facile pour un homme connu de vivre ces amours homosexuels tarifées dans ces pays qu'en France. Ce n'est pas pour consommer des petits garçons.
De la part de Marine Le Pen, rien que de bien normal, et c'est sans intérêt.
De la part de Hamon, c'est lamentable.
Qu'en dit donc le maire de Paris ?
Le livre : La mauvaise vie de Frédéric Mitterrand
La mauvaise vie (Poche) de Frédéric Mitterrand
"Frédéric Mitterrand est né en 1947 à Paris. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il est professeur d'histoire, de géographie et d'économie de 1968 à 1971. Sa passion pour le cinéma l'incite à créer en 1971 une chaîne de cinémas d'art et essai (salles Olympic et Entrepôt). Dès 1981, il produit ou anime des émissions de télévision (" Etoiles étoiles ", " Du côté de chez Fred ", ou " Les amants du siècle "). Il réalise plusieurs courts métrages et deux longs métrages : Lettres d'amour en Somalie en 1981 et Madame Butterfly en 1995. Auteur de récits historiques (Les aigles foudroyés ou Mémoires d'exil) et de biographies (Destins d'étoiles), il fait entrer ses lecteurs dans l'intimité des puissants et des grands événements de notre .temps. Frédéric Mitterrand anime également une émission culturelle sur Europe 1, tout en poursuivant un intensif travail d'écrivain et de réalisateur. En 2005, il publie La mauvaise vie (Robert Laffont), roman d'inspiration autobiographique qui connaît un succès considérable et paraîtra bientôt aux Etats-Unis."