TRADITION

Gilles Deleuze, CINEMA I : On sait que les choses et les personnes sont toujours forcées de se cacher, quand elles commencent. Elles surgissent dans un ensemble qui ne les comportait pas encore

Combien de fois pour aimer ? Ce qui est nouveau est toujours par défaut moins bien apprécié au départ. Une chanson obtient les meilleures appréciations au bout d’environ huit semaines de rotation, une douzaine d’écoutes pour un auditeur moyen

Olivier Assayas : A l'écart des tristes excès du cinéma subventionné post-post-auteuriste, le film publicitaire a profité le premier d'une conviction porteuse dans le renouveau de la recherche en matière visuelle

John Cassavetes : Si nous avions fait Shadows à Hollywood, nos comédiens n’auraient pas eu la moindre chance de révéler leur immense talent

Andrew Sarris : A chaque décade on entend le même refrain : c'est la fin du cinéma. Mais le cinéma continue. Simplement, nous ne percevons pas ses nouvelles formes

Antoine Compagnon : Proust s'interroge sur cette propriété du génie : "La vraie variété est dans cette plénitude d'éléments réels et inattendus, dans le rameau chargé de fleurs bleues qui s'élance contre toute attente"

Alan Schneider, à propos des critiques : A mesure que l'on monte les nouvelles pièces, les anciennes s'améliorent (à leurs yeux) tandis que la pièce en cours est détestable

Du théâtre au cinéma : un style Comédie-Française ? - Denis Podalydès : Parce qu'il y a des gens qui viennent au Français pour écouter cette fameuse diction, et qui, s'ils ne l'entendent pas, sont très déçus et le reprochent aux comédiens