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Roman Polanski : Je ne veux pas que le spectateur pense ceci ou cela : je veux simplement qu’il ne soit sûr de rien. C’est cela le plus intéressant : l'incertitude

Eisenstein : On dira : "le spectateur n'y fait pas attention", "le spectateur ne remarque pas", "le spectateur ne crie pas". Parfaitement exact

Andrew Sarris : C'est plus facile qu'avant de faire des films, mais le goût des masses est bloqué ; la seule rencontre qu'ils feront avec le film est votre texte

Andrew Sarris : Les critiques de cinéma sont mal dans leur peau, très vulnérables parce que tout le monde a une opinion sur le cinéma. Leur domaine n'est pas protégé, ce n'est pas comme le critique d'art. Donc leur écriture doit être plus exhibitionniste

Marcel Proust : D'ailleurs, ceux qui théorisaient ainsi employaient des expressions toutes faites qui ressemblaient singulièrement à celles d'imbéciles qu'ils flétrissaient. L'art véritable n'a que faire de tant de proclamations

Jeanne Moreau : J'aime beaucoup les sitcoms. C'est rassurant, un peu comme les enfants qui aiment un conte de fées et qui veulent qu'on leur raconte toujours le même, quarante fois

Eric Rohmer : J'ai toujours fait des films pour qu'ils prennent tout leur intérêt lorsqu'on y repense, pas seulement pour l'impression immédiate. Il faut que j'aie pu en rêver

Jean-Louis Comolli : le début d'un film, c'est une sorte de moment de grâce, où le spectateur est disponible à toute une série de coups de force, d'actes d'écriture apparemment arbitraires, dont il aura après la possibilité de comprendre la nécessité

Springsteen, le bosseur : Il dit qu'il a un diplôme de rock'n'roll. Il a étudié les plus grands. Il voulait comprendre les lois du succès, mais aussi pourquoi tant ont chuté. Il se préparait à surgir, puis à durer. La plus grande bête de scène au monde

Les impressions que m'ont laissées mes débuts au cinéma parlant ? J'ai trouvé cet art plus difficile que le cinéma muet. Un mot d'amour, pourtant émouvant, peut si facilement faire rire !

Michel Ciment : Les grands cinéastes de l'imaginaire ont tout le temps été attaqués. Un cinéma de l'imaginaire où on nous demande de pénétrer dans la tête de quelqu'un. Or chacun a des rêves différents

Sight&Sound : SIGNS AND WONDERS / the late works of Terrence Malick | 'Knight of Cups' improves on repeated viewings, which allow for a better acquaintance with the emotional dilemmas of its characters

Sheila : C'est un métier de lumière. Le jour où ça va moins bien, vous êtes rayée des listes, vous êtes rayée de tout le monde... C'est pas un monde où on partage

Maurice Pialat : Ma déception vient surtout de là. Je fais trop confiance au public et je place la barre trop haut. En fait, les gens aiment ce qui est facile. Et qu'on le veuille ou non, le cinéma a besoin de succès

David Lescot : J'aime la photographie de théâtre. Je me souviens d'avoir donné des indications à un comédien en lui rappelant comment il se tenait sur la photo d'un spectacle que je n'ai pas vu

Alan Schneider, à propos des critiques : A mesure que l'on monte les nouvelles pièces, les anciennes s'améliorent (à leurs yeux) tandis que la pièce en cours est détestable

David Fincher : A l’inverse de la télévision, le cinéma a perdu de sa richesse. Quand vous allez au cinéma, vous allez au spectacle, et quand vous regardez une série, vous allez à la bibliothèque

Robert Bresson : On m'accuse maintenant de traîner à la fin d'une scène parce que dans les films actuels, dès que le dialogue s'arrête, ou il faut de la musique ou il faut passer à un autre dialogue. On considère, sinon, qu'il y a un trou !

Philippe Garrel : Le cinéma idéal ça serait des couples qui tournent pour le bonheur de tourner, c'est tout; le montrer, c'est malgré tout. Ou alors le montrer à son amour pour qui on a fait le film, ou à son meilleur ami

Du théâtre au cinéma : un style Comédie-Française ? - Denis Podalydès : Parce qu'il y a des gens qui viennent au Français pour écouter cette fameuse diction, et qui, s'ils ne l'entendent pas, sont très déçus et le reprochent aux comédiens

Fabrice Luchini : Maintenant, l'hystérie arrive au moment où elle est payée. Je suis une femme du monde, moi, je tapine à mes horaires, comme disait Céline. Je vis aussi, reconnaissons-le, le miracle du surclassement

Eugenio Barba : Tell me a story... the rest is silence

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