PERSONNAGES

Rooney Mara, voix off : "I never knew I had a soul. The word embarrassed me. I've always been afraid to be myself." - En fond musical, sur lequel elle danse : "Please let me be"  (Song to Song, Terrence Malick)

Rooney Mara, Song to Song : Je sais que tu veux toujours savoir la vérité, mais pas moi. Parfois la vérité n'est pas la bonne chose à dire. Tu peux blesser quelqu'un en la disant | Terrence Malick

Paul Valéry défend Terrence Malick (et Marcel Proust) de l'accusation de dépeindre des privilégiés

Sight&Sound : SIGNS AND WONDERS / the late works of Terrence Malick | 'Knight of Cups' improves on repeated viewings, which allow for a better acquaintance with the emotional dilemmas of its characters

René Girard : Ce n'est plus l'image, ici, qui sacralise la perception, c'est la perception qui sacralise l'image. Mais Proust traite cette fausse image en image vraie et lui fait réfléchir le sacré d'emprunt qu'elle tient du médiateur

Terrence Malick : Kit pense qu'il est un personnage d'un poids historique. Mais la fille, sa meilleure historienne, vit une autre vie, si bien que son histoire coule à pic, sans laisser de traces

Francine Landrain : on est allé au bout dans la déconstruction, plus loin que ça, on va tous mourir. Il faut retourner joyeusement et naïvement au spectacle, à la narration, au personnage : THE SHOW MUST GO ON

Jane Campion : Explorer plusieurs niveaux. Il suffit de le vouloir, comme David Lynch. C'est une chose courante en littérature  et je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas au cinéma

Jean-Marie Piemme : Ecrivant pour l'actrice, à partir d'elle, je multiplie ses masques, je multiplie les miens. Le théâtre m'exprime parce qu'il me cache. Janine Godinas est mon tremplin imaginaire

David Fincher : A l’inverse de la télévision, le cinéma a perdu de sa richesse. Quand vous allez au cinéma, vous allez au spectacle, et quand vous regardez une série, vous allez à la bibliothèque

Anne-Cécile Vandalem : On s'obstine à vouloir gagner, alors que dans la réalité, la plupart du temps, on perd. Pour moi, regarder la perte en face et la sublimer, c'est se redonner de la puissance

Maëlle Poésy : on pose toujours les mêmes questions aux femmes-metteurs en scène, si nous traduisons un point de vue féminin sur le monde. Mais on ne demande jamais aux metteurs en scène hommes s'ils imprègnent les leurs d'un regard masculin

John Cassavetes : Tous les acteurs de valeur sont lunatiques, impossibles à vivre. Il est bien qu'il en soit ainsi. Pour jouer vous voulez quelqu'un qui soit en colère. Ce qu'il faut, c'est une compréhension des problèmes humains

Christine Letailleur : Poser un regard de femme sur des territoires du désir, de la sexualité, de l'érotisme, voire de la pornographie, dérange, comme si ces domaines appartenaient aux hommes, qu'ils en avaient délimité les contours, leurs représentations

Werner Herzog : Au cinéma, il y a plusieurs niveaux de vérité et le soi-disant cinéma-vérité représente la vérité la plus primaire et la plus ennuyeuse. Aguirre, ce qui m'intriguait, me fascinait, c'était cette fièvre qui possédait gens et paysages

Proust / Bresson / Dostoïevski : les cent masques qu'il convient d'attacher à un même visage ; faire varier aussi la lumière du ciel moral selon les différences de pression de notre sensibilité ; des courants et des contre-courants

John Cassavetes : moi-même, je suis à moitié fou. Et je pense que tout le monde est au bord de la folie mais ne veut pas l'admettre et prétend que c'est l'autre qui a tort

Marcel Proust : Aujourd'hui quand une femme agit bien, c'est par une revanche de sa nature instinctive sur sa morale, c'est-à-dire sur son immoralité théorique (voyez le théâtre de MM. Halévy et Meilhac)

Terrence Malick, casting de Martin Sheen (La Balade Sauvage) : Je l'ai choisi parce que d'ordinaire les acteurs viennent de familles bourgeoises. Martin vient d'une famille d'ouvriers. Les autres n'avaient pas l'authenticité qu'il apportait au rôle

Il faudrait plus d'apprentissage sur les émotions au lycée | Netflix / 13 Reasons Why

Netflix / 13 Reasons Why | Le slut-shaming, ce que vit Hannah, d'un côté... le besoin d'être jugée séduisante, populaire, jolie, parfaite sur Instagram. Mais si ça va juste un peu trop loin, vous êtes une salope, on ne vous aime plus

Eugenio Barba : Tell me a story... the rest is silence

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