AMOUR AU CINEMA / THEATRE

Les Garçons sauvages / Vimala Pons, Mathilde Warnier, Diane Rouxel, Anaël Snoek, Pauline Lorillard | Bertrand Mandico

Ariane Labed découvrant les photos d'elle prises en cachette par Benoît Poelvoorde, Une place sur la terre, Fabienne Godet 2013

Antoine Vitez : J'ai pensé à l'émerveillement d'Alceste, perpétuellement retrouvé, devant elle. C'est la contradiction entre les mots et l'image du désir qui donne le "comique"

Coeurs purs | Roberto De Paolis : Pour envisager de rester ensemble, ils doivent apprendre à s’éloigner des convictions sur lesquelles ils se sont construits | Roberto De Paolis | Selene Caramazza, Simone Liberati

et passent dans la vie les yeux baissés | Flaubert / Robert Bresson | Les visages aux yeux baissés de Marika Green, Laetitia Carcano, Anne Wiazemsky, Florence Delay, Dominique Sanda

Coffret DVD Terrence Malick Trois Films d'amour : A la merveille / Knight of Cups / Song To Song / La Trilogie contemporaine de Terrence Malick : Paris, Los Angeles, Austin / Coffret 3 DVD Metropolitan Films

Louise Chevillotte : Nymphomanie ? Incarner un personnage d'une femme qui a du plaisir, qui accepte son désir, c'est une fierté. C'est tabou, c'est important de le mettre en lumière

Jacques Doillon : Une des grandes réussites de Cassavetes, dans Une femme sous influence, c'était comment ça durait insupportablement entre sa femme, lui rentrant, les enfants. Quand on veut réduire la scène de ménage ça ne marche pas

Chez Rohmer, le théâtre du quotidien est bordé par des gouffres qui ont pour nom le sexe, la mort ou Dieu. Ouvrir la porte serait prendre le risque de se confronter au réel, au néant. Face à cette hésitation tragique, ils préfèrent faire marche arrière

Jim Jarmusch : les personnages arrivent au point d'éprouver une certaine émotion les uns envers les autres, mais quand ils parviennent à ce point-là, ils se séparent toujours

Patty Jenkins, Twitter, James Cameron, Wonder Woman, Gal Gadot : Women can and should be EVERYTHING. If women always have to be hard, tough, troubled to be strong, and we aren’t free to be multidimensional, celebrate an icon, attractive and loving, then we haven’t come very far

Marcel Proust : D'ailleurs, ceux qui théorisaient ainsi employaient des expressions toutes faites qui ressemblaient singulièrement à celles d'imbéciles qu'ils flétrissaient. L'art véritable n'a que faire de tant de proclamations

Malick, Song to Song / Dostoïevski, Les Carnets des Karamazov : Et quand bien même les derniers jours vous ne seriez plus que deux, tombe, baise la terre, pleure et aime insatiablement ! J'ai constamment rêvé à cela que 2 restent

Rooney Mara donnant à Ryan Gosling sa liberté. - Ryan Gosling : "I had to go back and start over. Like a kid." - Song to Song, Terrence Malick

Michelangelo Antonioni / Maria Schneider / Jack Nicholson

Rooney Mara, voix off : "I never knew I had a soul. The word embarrassed me. I've always been afraid to be myself." - En fond musical, sur lequel elle danse : "Please let me be"  (Song to Song, Terrence Malick)

Les impressions que m'ont laissées mes débuts au cinéma parlant ? J'ai trouvé cet art plus difficile que le cinéma muet. Un mot d'amour, pourtant émouvant, peut si facilement faire rire !

Ryan Gosling : Tu as déjà couché avec lui ? - Roland Barthes / Song to Song : Avec la première scène (dispute amoureuse), le langage commence sa longue carrière de chose agitée et inutile

Albertine disparue / Song to Song (Proust / Malick) : Divisée en petits dieux familiers, elle habita longtemps la flamme de la bougie, le bouton de la porte, le dossier d'une chaise... | Cette exploration de l'intermittence au sens proustien / Chaque impression évoquait une impression identique mais blessée

Rooney Mara, Song to Song : Je sais que tu veux toujours savoir la vérité, mais pas moi. Parfois la vérité n'est pas la bonne chose à dire. Tu peux blesser quelqu'un en la disant | Terrence Malick

René Girard : Ce n'est plus l'image, ici, qui sacralise la perception, c'est la perception qui sacralise l'image. Mais Proust traite cette fausse image en image vraie et lui fait réfléchir le sacré d'emprunt qu'elle tient du médiateur

Terrence Malick : Kit pense qu'il est un personnage d'un poids historique. Mais la fille, sa meilleure historienne, vit une autre vie, si bien que son histoire coule à pic, sans laisser de traces

Jane Campion : Explorer plusieurs niveaux. Il suffit de le vouloir, comme David Lynch. C'est une chose courante en littérature  et je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas au cinéma

Pierre Berthomieu (POSITIF) : Malick, Song to Song : Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)

Maëlle Poésy : on pose toujours les mêmes questions aux femmes-metteurs en scène, si nous traduisons un point de vue féminin sur le monde. Mais on ne demande jamais aux metteurs en scène hommes s'ils imprègnent les leurs d'un regard masculin

Christine Letailleur : Poser un regard de femme sur des territoires du désir, de la sexualité, de l'érotisme, voire de la pornographie, dérange, comme si ces domaines appartenaient aux hommes, qu'ils en avaient délimité les contours, leurs représentations

Philippe Garrel : Le cinéma idéal ça serait des couples qui tournent pour le bonheur de tourner, c'est tout; le montrer, c'est malgré tout. Ou alors le montrer à son amour pour qui on a fait le film, ou à son meilleur ami

Louise Chevillotte, Esther Garrel | L'Amant d'un Jour | Philippe Garrel

Proust / Bresson / Dostoïevski : les cent masques qu'il convient d'attacher à un même visage ; faire varier aussi la lumière du ciel moral selon les différences de pression de notre sensibilité ; des courants et des contre-courants

John Cassavetes : moi-même, je suis à moitié fou. Et je pense que tout le monde est au bord de la folie mais ne veut pas l'admettre et prétend que c'est l'autre qui a tort

Marcel Proust : Aujourd'hui quand une femme agit bien, c'est par une revanche de sa nature instinctive sur sa morale, c'est-à-dire sur son immoralité théorique (voyez le théâtre de MM. Halévy et Meilhac)

Il y a des choses qu'on ne trouve pas dans les livres | Lara Flynn Boyle : Donna Hayward | TWIN PEAKS

Twin Peaks présente un regard avant tout masculin sur la femme et offre un véritable catalogue de fantasmes d'hommes hétérosexuels : les jeunes filles évoluent entre l'écolière sage et la prostituée cachée

Il faudrait plus d'apprentissage sur les émotions au lycée | Netflix / 13 Reasons Why

Netflix / 13 Reasons Why | Le slut-shaming, ce que vit Hannah, d'un côté... le besoin d'être jugée séduisante, populaire, jolie, parfaite sur Instagram. Mais si ça va juste un peu trop loin, vous êtes une salope, on ne vous aime plus

Roxane Mesquida | Malgré la nuit | Philippe Grandrieux | Qu'est-ce que tu veux que je fasse de ton âme ?

Laetitia Masson : comme en amour, on choisit un acteur par l'extérieur. Impossible, le temps d'un casting, d'aller en profondeur. On succombe à un inconnu, au mystère de ce détail qui nous retient, on construit autour de cette pierre angulaire

OBSESSION | Calvin Klein | David LYNCH 1988 | Lara Flynn Boyle | Flaubert

Pages