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Rohmer : Contre la convention psychologique, d'accord. Contre la consistance psychologique du caractère, non

Eric Rohmer, son goût du complot, du roman balzacien, de la consistance psychologique:

"Le complot, c'est mon côté balzacien. On m'a comparé à de nombreux moralistes , des gens que je ne cultive pas tellement en général, Laclos, Marivaux, Jacques Chardonne, etc.

Alors, moi, je réponds : "Non, ce n'est pas cela, mes auteurs, ce sont Balzac et Victor Hugo."

Balzacien, oui. C'est-à-dire anti-existentialiste, contre le nouveau roman, contre des gens comme Moravia, Sartre, Beckett, etc.

Dans les romans de Balzac, il y a des contenus de conversations, dans les romans du vingtième siècle, il y a des conversations mais pas de contenu, c'est entre les lignes que réside le sens : les gens disent des phrases plates.

Deuxièmement, dans ces romans du vingtième siècle, les choses arrivent, on les subit, il n'y a pas de complot. Le complot est quelque chose de totalement démodé. Il n'y a pas non plus de psychologie. Mais moi, j'ai toujours été pour la psychologie.
...
Contre la convention psychologique, d'accord.
Contre la consistance psychologique du caractère, non.

J'aime montrer sur l'écran des êtres pensants, doués d'une psyché."

Entretien avec Eric Rohmer, réalisé en novembre 1983, par Jean Narboni.
Paru dans Eric Rohmer, Le goût de la beauté, Petite bibliothèque des Cahiers du Cinéma.

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Lionel Baier : Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène

Un Autre Homme, film de Lionel Baier
avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber
Au cinéma le 6 mai 2009

---> A voir: Bande annonce du film Un Autre Homme, critiques et photos

L'INTERVIEW du réalisateur, Lionel Baier

"Pouvez nous parler de la genèse de «Un autre homme»?

Comme souvent, l’origine du projet est multiple et remonte assez loin dans le temps. Il y a le souvenir très fort (et formateur) de la lecture de «Bel-Ami» de Maupassant à l’adolescence, celui de la découverte de «La vie meurtrière» écrit par le peintre Félix Vallotton il y a quelques années, l’envie de tourner avec Robin Harsch et d’offrir à Natacha Koutchoumov un rôle foncièrement différent de ce qu’elle avait fait dans «Garçon stupide» et «Comme des voleurs». Quelques jours passés à la Vallée de Joux durant l’été 2006 ont cristallisé ces désirs en un film-lieu.

Comment définiriez-vous ce long métrage en quelques mots?

Pour moi, c’est un conte cruel. Ou un petit poème en prose. J’ai cherché à ce qu’il soit visuellement proche d’une gravure de Vallotton, avec des noirs et des blancs très marqués, des sentiments très tranchés. Et un cadre proche de la vignette.

Pourquoi avez-vous choisi le milieu de la critique cinématographique
comme toile de fond?

Mon initiation au cinéma s’est faite aussi bien par les cinéastes que par les critiques. Quelqu’un comme Serge Daney est aussi marquant dans ma cinéphilie que la découverte de Sirk ou Truffaut. Il m’a permis de mettre des mots sur du ressenti, des impressions. Je crois que j’aurais voulu être critique dans le fond! Mais c’est une trop grande responsabilité intellectuelle pour moi. Et puis, le cinéma est un art populaire. Chaque spectateur connaît et comprend l’objet qui est jugé, à savoir un film. Il peut donc faire fonctionner son échelle de valeur.
J’ai d’autres projets qui se déroulent dans le monde de la presse. J’aime l’idée que ce sont les médias qui moralisent aujourd’hui et non plus l’église.

Parlez-nous de la distribution des rôles

Robin Harsch est avant tout un réalisateur de talent. Je l’ai connu quand j’ai pris le poste de responsable du département cinéma à l’ECAL. Il était étudiant. Nous nous sommes tout de suite reconnus comme appartenant à la même famille de cinéma. Robin joue dans ses courts métrages qui sont plutôt des comédies. Moi, j’avais très envie d’exploiter son corps à l’écran. Je trouve qu’il a un centre de gravité très bas, dans les jambes. Il est très proche de la terre, avec un physique sec, nerveux. C’était un parfait renard!

C’est ma troisième collaboration avec Natacha Koutchoumov. Dans ce film, nous nous sommes amusés à lui construire un personnage d’oiseau de proie, haute perchée. Je voulais que ce soit une femme phallique, tout en hauteur. Elle a déployé des trésors d’inventivité pour donner à Rosa une complexité qui la rend attachante. Dans «un autre homme», elle donne à voir quelque chose de complètement nouveau. Ce qui est rare au cinéma.

Pour le rôle de Christine, j’ai choisi Elodie Weber parce que je voulais que la compagne de François Robin soit à sa hauteur, qu’ils aient presque la même taille, mais qu’en même temps la fille domine largement le couple. Je suis immédiatement tombé sous le charme du phrasé un peu traînant d’Elodie. Son jeu n’est pas dans l’air du temps, parce qu’il est anti-naturaliste. J’adore ça.

Et Bulle Ogier?

À la fin du film, je voulais que François Robin rencontre le cinéma «en chair et en os», qu’il soit passé de l’écran aux mots, puis à la chair. De par sa carrière exceptionnelle, Bulle Ogier est bien plus qu’une actrice. Elle a prêté son talent à quelques-uns des plus grands cinéastes du XXe siècle. Elle incarne pour moi le cinéma européen dans ce qu’il a de meilleur. L’avoir devant ma caméra quelques heures a été un cadeau formidable de sa part. Et c’était aussi l’occasion de faire un clin d’oeil à «La Salamandre» d’Alain Tanner.

Pouvez vous nous parler du tournage?

Il ressemblait un peu à la prise de Fort Alamo par une bande d’indiens! Nous avons tourné «un autre homme» en catimini, motivés par notre plaisir et notre envie. Dans la neige, dans des chambres d’hôtel louées à la journée ou chez les acteurs eux-mêmes. Ça a été un moment très heureux et énergisant. J’avais l’impression que nous nous étions échappés d’une colo de ski pour partir à l’assaut de la montagne. Je filmais moi-même, les comédiens géraient tout seuls leurs costumes et accessoires. Certains postes étaient tenus par des étudiant-e-s de l’ECAL qui posaient plein de questions et remettaient tout en cause. Nous avons essayé plein de choses. C’était formidable de voir le cinéma se faire et se défaire en temps réel. Les fonctionnaires du cinéma suisse (Office fédéral de la culture) n’ont rien compris à ma démarche. Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène. Et puis, comme ils sont dogmatiques, ils pensaient que ce n’était pas bien pour moi comme réalisateur de ne pas faire des films avec «une vraie équipe» de cinéma. Voir avec de vrais acteurs…
Finalement, je pense que leur incompétence et leur méconnaissance de toute forme de cinéma qui sort un peu de la norme m’a donné «du muscle», comme disait Daniel Schmid.

Comment «un autre homme» s’inscrit-il dans votre filmographie?

Pour moi, c’est mon film le plus personnel, bien que je n’y apparaisse pas et qu’il ne s’appuie pas sur mon vécu. Par contre, il développe des thèmes qui me sont chers comme l’imposture, la sexualité, la confusion des genres. J’ai essayé de filmer les hommes comme on filmait les femmes dans les films noirs des années 50 et 60. Avec une sorte de violence assez érotique.
On mettait à mal leur féminité pour en exacerber les atouts. J’ai essayé de faire de même avec le corps d’un homme.
Comme pour mes deux films précédents, j’ai essayé de laisser le film prendre contrôle sur la réalité, afin que celle-ci disparaisse au profit du cinéma. J’aime l’idée que le spectateur soit bousculé par moment entre les différents niveaux de récits: passer de quelque chose de très symbolique, puis le transformer en un fait réel pour les personnages.
Je travaille actuellement sur 3 projets de films. Certains coûteront chers, d’autres moins. Ce n’est pas le pognon injecté dans un long métrage qui en détermine l’importance pour son auteur. J’espère avoir l’occasion de truffer ma filmographie à venir de films aussi importants et légers dans leur mode de production que «Un autre homme»."

Propos recueillis par David Grand

Bande annonce du film et photos: Un Autre Homme, film de Lionel Baier avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE
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Le seul film entièrement raconté en voix off. Sacha Guitry condamne ainsi sans appel le cinéma muet qu'il exécrait. Dans Le Roman d'un tricheur, le texte et la langue sont rois

Extrait vidéo : 1936 Le roman d'un tricheur, Sacha Guitry

"...une surprise attend le spectateur. Cette voix off ne va pas se contenter d'introduire le film, comme souvent. Elle va se poursuivre durant tout le film. Aucun dialogue ne sera entendu de la bouche et par la voix des comédiens : c'est le narrateur qui les dit, non pas à leur place, mais par-dessus eux, en se substituant à leur dialogue.

... Le Roman d'un tricheur est le seul film entièrement raconté en voix off.

... D'une certaine manière, Sacha Guitry condamne ainsi sans appel le cinéma muet qu'il exécrait. Dans Le Roman d'un tricheur, le texte et la langue sont rois.

... Sacha Guitry réhabilite ainsi la technique du commentaire en voix off, qui n'a jamais eu bonne réputation chez les critiques comme chez les auteurs...

... Ce présupposé hollywoodien qui dit que "s'il y a une voix off, c'est que quelque chose ne va pas dans le scénario".

HISTOIRE(S) DE FILMS FRANCAIS - Douin & Couty

Le DVD:

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N'encombrez plus le réseau ! Terminé ! - Dien Bien Phu - Interview de Pierre Schoendoerffer

"N'encombrez plus le réseau ! Terminé !"

- Dien Bien Phu - Pierre Schoendoerffer

Interview de Pierre Schoendoerffer concernant DIEN BIEN PHU

Pourquoi avez-vous fait un film sur la bataille de Dien Bien Phu ?

Pierre Schoendoerffer : Dien Bien Phu est une défaite. La plus grande défaite militaire française outre-mer depuis Montcalm devant Québec en 1759. Je n'ai aucun goût pour les défaites. Je connais trop le cortège de honte, d'humiliation, d'amertume, de désespoir, de lâche soulagement aussi, qui les escorte. Cela n'était pas mon propos en faisant ce film, croyez-moi. Non, Dien Bien Phu, c'est autre chose. Dien Bien Phu, c'est le moment fatidique de la fin d'une ère, un adieu déchirant à une époque, à une certaine idée révolue de la France du Grand Large, à son rôle, à sa place dans le monde, à son héritage du XVIIIème et du XIXeme siècle, à un certain rêve français.

Là encore, mon propos n'est pas de porter un jugement sur ce passé, je ne fais ici que le constater. Dien Bien Phu est la dernière bataille livrée par la France avec les soldats de son vieil empire colonial moribond. Pour la dernière fois des Nord-Africains, des Africains (qu'on appelait alors Sénégalais), des gens de toutes les îles des Antilles, de l'Océan Indien et du Pacifique, des Indochinois vont se battre, et mourir, côte à côte avec des Français de souche et des Européens de la Légion.

 Et chose plus étonnante encore, tous ces hommes pressentent confusément que c'est la dernière bataille et qu'elle sera perdue. Il y a là un mystère !

Il y a un autre mystère : pourquoi tous ces hommes se sont-ils battus au fond d'une vallée perdue du bout du monde, sur le sol du Vietnam, d'un pays indépendant, qui n'était plus une possession de la France, avec le même acharnement, les mêmes sacrifices que leurs grands-pères à Verdun, sur le sol de la France. Oui, il y a là un grand mystère !

Grâce à tous ces jeunes hommes, la guerre d'Indochine a su bien mourir. La partie raisonnable de mon cerveau ne peut ni le comprendre, ni l'expliquer. La partie émotionnelle de mon cerveau peut y adhérer, y deviner un sens, comme on ressent un sens aux grandes symphonies de Beethoven. Mon film "Dien Bien Phu" se veut semblable à une symphonie.

Vous avez tourné ce film au Vietnam. Cela a-t-il été facile pour vous ?

Tout au début, j'étais un peu réticent de retourner au Vietnam, pour les raisons que vous pouvez imaginer. Quand les Vietnamiens ont donné leur accord à Jacques KIRSNER, le producteur, en 1989, pour le tournage chez eux, dans le Nord, j'ai pensé que c'était une main qu'ils nous tendaient, 35 ans après l'adieu déchirant de la bataille. Et j'ai décidé de prendre et de serrer cette main. C'est sans doute une des meilleures choses que j'ai faites dans ma vie.

J'aime le Vietnam et j'aime particulièrement le Nord, le Tonkin, comme nous disions alors. C'est le pays où je suis devenu adulte, le pays de ma deuxième naissance si je peux dire. Je suis Tonkinois, comme je suis Alsacien. J'aime viscéralement cette terre, ces nuages de mousson, cette pluie et ce soleil, le vent, l'odeur, la rizière et la jungle ; j'aime le peuple Tonkinois grave et rieur, à la vie intérieure si riche et si intense. Je suis là-bas chez moi. Je ne revendique rien, mais je sais que je suis chez moi.

Je le leur ai dit en arrivant. "Votre sol a reçu un peu de ma sueur, un peu de mes larmes, un peu de mon sang, j'ai éprouvé chez vous mes premiers émois amoureux. Je me sens chez moi !" Ils ont très bien compris ce que je voulais dire.

Le fait d'accepter de tourner ce film au Vietnam avec les Vietnamiens donnait soudain une gravité supplémentaire à notre projet. J'ai eu le besoin de mettre les choses au point avec eux. Je leur ai dit :"Si je fais ce film ici, avec vous, ce n'est pas pour raviver de vieux ressentiments, de vieilles aigreurs, de vieilles amertumes. Je veux tourner avec vous une page d'un passé commun douloureux, et contribuer à renouer des relations chaleureuses avec vous".

 Tournant ce film là-bas, au Tonkin, j'ai eu en permanence le sentiment que j'avais trois missions à remplir.

D'abord faire un grand spectacle, un divertissement dans le sens pascalien du mot, c'est ma responsabilité professionnelle, c'est mon métier ; ma première préoccupation !

Ensuite, rendre un juste tribut à mes camarades morts dans cette bataille, à tous ces hommes qui ont achevé la formation de mon caractère, de mes convictions ; de renvoyer l'écho de tout ce que j'avais reçu d'eux. Je suis un survivant, je suis donc débiteur.

Enfin, cela n'était pas la moindre de mes responsabilités, j'ai senti immédiatement que j'avais un devoir d'espérance vis-à-vis des Vietnamiens. Je me devais de dire ce que je crois être la vérité, je me devais aussi de ne pas offenser l'avenir.

Comme vous le voyez, le tournage de ce film était une affaire d'amour. Je pense aussi que la bataille, étrangement, était une affaire d'amour.

La collaboration avec les Vietnamiens, avec mes anciens adversaires, a été une expérience bouleversante, pour eux comme pour moi, pour nous. Ce fut une des plus nobles aventures humaines qu'il m'ait été donné de vivre. Vietnamiens, "Vietminh", et Français, main dans la main, refaisant ensemble cette bataille, fut un évènement unique, exceptionnel, historique, je pense. C'est à l'honneur de nos deux nations.

Un soir, le 7 mai 1991, le directeur du cinéma vietnamien (ancien cameraman à Dien Bien Phu du côté Vietminh) m'a pris par le bras et m'a dit :"Je me demande ce que pourraient éprouver les hommes qui sont toujours là-bas, les morts, mes camarades et vos camarades, de ce que nous faisons aujourd'hui?..." Et, après un silence, il a ajouté :"Je crois qu'ils doivent être heureux". Cet homme a dit la vérité.

Je crois, je pense, je souhaite, j'espère qu'il a dit la vérité. Ce soir-là, le 7 mai 1991, jour anniversaire de la chute de Dien Bien Phu, sur notre champ de bataille reconstruit pour le film, j'ai eu le sentiment qu'il avait dit la vérité. Dans peu de temps, je vais retourner à Hanoï, avec le film sous le bras pour le leur présenter, comme je leur avais promis.

Je pense aux derniers mots de la Hire, le compagnon de Jeanne d'Arc, à son confesseur :

"J'ai fait tout ce qu'un soldat a l'habitude de faire. Pour le reste, j'ai fait ce que j'ai pu".

Je dirai à ces amis vietnamiens qui ont travaillé avec moi :"J'ai fait tout ce qu'un cinéaste a l'habitude de faire. Pour le reste, j'ai fait ce que j'ai pu".

Votre film est-il une évocation historique ?

Oui. Et non ! C'est une fresque, une saga. Le destin d'une multitude de gens qui subissent et exécutent les ordres, qui se rebellent, qui se dépassent, qui souffrent et qui rient. Beaucoup disparaissent, d'autres survivent ; je vous l'ai dit, c'est une symphonie, ce n'est pas une étude didactique sur la politique, la stratégie ou la tactique.

C'est l'essence même de Dien Bien Phu que j'ai voulu rendre. Quand le scénario a été écrit, avant même de tourner, nous avons enregistré la musique.

Georges DELERUE a composé un concerto, "Le Concerto de l'Adieu", magnifique, prémonitoire de ce que devait être l'âme du film. Un concerto est un dialogue entre un instrument et un orchestre. Dans le film, l'instrument, un premier violon, une femme (Ludmila MIKAEL), est la voix de la France, l'orchestre de Hanoï est le Vietnam.

La musique de DELERUE, noble, rigoureuse, chargée d'émotion retenue, participe elle-même à un concerto plus vaste, dialogue avec la terrible musique de percussion que sont les bruits et les fureurs de la guerre. Je sais que la bande sonore du film est exceptionnelle, à nulle autre pareille. Tous les sons ont été reconstitués, réorchestrés pour créer cette symphonie visuelle et auditive qui est la finalité de ce film.

 La musique suggère l'indicible. Elle s'adresse à la part d'émotionnelle et mystérieuse de l'homme.

Jean NOLI

-> Extrait vidéo du film : Dien Bien Phu - Pierre Schoendoerffer - Concerto de l'adieu - Georges Delerue

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Vitaliano Brancati : je me suis mis à écrire des scénarios parce que ma femme voulait une maison à elle

Le scénariste de Voyage en Italie était le romancier sicilien Vitaliano
Brancati
, qui avouera à Moravia qu'il s'était lui-même reconnu dans Le
Mépris
:

"Tu as raconté mon histoire. Je suis un écrivain qui voulait faire du théâtre, et je me suis mis à écrire des scénarios parce que ma femme voulait une maison à elle. Le jour où j'ai réussi à lui acheter cette maison, elle m'a plaqué."

cité dans HISTOIRE(S) DE FILMS FRANCAIS - Jean-Luc Douin et Daniel Couty

-> Extrait vidéo : Le Mépris de Godard
-> Extrait vidéo : Voyage en Italie de Rossellini

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DALLAS - SCENARIO DAVID JACOBS

"David Jacobs, l'auteur californien, n'avait jamais imaginé que son scénario allait rencontrer un tel engouement.

Son histoire pourtant toute simple passionna des populations de culture très différente.

La trame met en exergue des différends qui opposent les familles texanes Ewing et Barnes.

...

David Jacobs inventa mille rebondissements qui captivèrent la planète entière.

Beaucoup de ses habitants se demandèrent un jour, à l'unisson:

"qui a tiré sur J.R.?"

Jacobs n'avait jamais mis les pieds à Dallas avant la sortie du feuilleton, il fit même une énorme bourde en imaginant une nappe de pétrole dans les sous-sols de Southfork-Ranch, la maison cossue des Ewing. Grosse erreur, il n'y a pas de pétrole à Dallas même!

...

Quand Larry Hagman lut le scénario de "Dallas", il ne fut pas convaincu par l'histoire. C'est Maj, sa femme d'origine suédoise, qui réussit à le persuader d'incarner J.R.

"Accepte. Ça va nous porter chance", dit-elle.

En jouant la crapule qui tire toutes les ficelles, Larry Hagman acquit une popularité gigantesque. C'est sans doute son personnage au chapeau de cow-boy et l'interprétation qu'il en fit (avec une façon de ricaner très caractéristique) qui contribuèrent largement à la réussite de "Dallas"."

Extrait de Dallas, ton univers impitoyable

-> VIDEO : DALLAS GENERIQUE (FRANCAIS)

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Jean Claude Carrière : C'est le droit d'auteur qui permet la liberté d'expression

Opposé aux modèles de mécenat, de publicité ou d'art d'Etat, Jean Claude Carrière affirme que  « C'est le droit d'auteur qui permet la liberté d'expression » et aux artistes de vivre du « fruit de leur travail ».

Source : Zdnet. A propos de la loi Création et Internet (HADOPI)

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