Mia Hansen-Løve est réalisatrice. Son dernier film, Le père de mes enfants [--> Bande annonce], sort le 19 décembre.
Avant cela, elle fut comédienne, et critique aux Cahiers du cinéma.
Elle analyse trois films de Robert Bresson (--> voir l'article complet en ligne).
Extraits.
Les dames du bois de Boulogne (1945)
"(...) Si le personnage d'Agnès détient la grâce, et la spontanéité, celui d'Hélène porte le tragique: c'est elle qui crée, de toute pièce, l'histoire d'amour de son amant. En décidant d'en choisir l'objet , en étant le maître d'oeuvre de son histoire, elle a l'illusion de le posséder encore un peu, d'une autre façon. Elle se fait maîtresse de ses émotions, assiste de nouveau à ses épanchements - avec quelle complaisance masochiste, quel voyeurisme mélancolique ! (...)" - Mia Hansen-Løve
(--> Extrait vidéo : ROBERT BRESSON - LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE : LA RENCONTRE, LE REGARD)
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Journal d' un curé de Campagne (1950)
"(...) La vieille dame dit au curé : " Vous m'excusez, si je vous parle comme à un enfant, c'est parce que vous êtes un enfant." Il me semble qu'à travers lui, (qu'on ne voit sourire qu'une seule fois: quand un voisin le raccompagne en moto) et les autres personnages , le film parle d'une intuition religieuse qui vous taraude, d'un arrachement pénible, d'une enfance qui n'en finit pas de mourir comme une longue [nuit] blanche. (...)" - Mia Hansen-Løve
(--> Extrait vidéo : Tout est grâce - ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS - Journal d'un curé de campagne)
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Lancelot du lac (1974)
"(...) Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd: ce sont les armures, qui embarrassent les chevaliers, quand ils ne se battent pas. On les entend cliqueter, en permanence, souvent elles couvrent leurs voix. Elles les empêchent de se déplacer librement, les rend gauches. La parole aussi est encombrée; elle nécessite une cérémonie marquée par le geste des chevaliers qui soulèvent la visière de leur casque. Une seule fois, presque, Lancelot est délesté : quand il cède à son désir pour Guenièvre, et commence à se déshabiller. Guenièvre, on le sent, en frémit. (...)" - Mia Hansen-Løve
(--> Extrait vidéo : Lancelot du Lac - Robert Bresson, 1974)
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