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FILMS7 - Organisation du site et Droits d'auteurs

Organisation du site.

Le site comprend trois sections indépendantes: VIDEOBLOG, VOD, STORY.

Il n'existe pas de flux unique comprenant tous les articles, ni de moteur de recherche interne unique pour ces trois sections.

Les sections:

1: le Vidéoblog :

Adresse: http://films7.com/
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Nous diffusons:

- un choix de courts métrages, clips musicaux, bandes démos de comédiens, parmi les vidéos que nous recevons, ou qui sont accessibles librement en ligne, servant à faire connaître de jeunes artistes;

- un choix d'extraits vidéos du patrimoine culturel, disponibles sur YouTube et Dailymotion, Musique et Cinéma.

[Note sur les droits d'auteurs:

Nous ne diffusons pas les films intégraux, lorsqu'ils sont manifestement mis en ligne illégalement sur YouTube en violation des droits d'auteurs, se substituant à un acte d'achat (VOD ou DVD).

Les courts extraits vidéos se situent, pour leur part, parfois à la marge du droit d'auteur.

Ils sont souvent tolérés par les détenteurs des droits, parce qu'ils constituent une invitation à acquérir l'oeuvre intégrale, au même titre qu'une bande annonce.

De même, un certain nombre de clips musicaux ou d'extraits de concerts sont présents sur YouTube avec l'accord des détenteurs des droits, comme produits d'appels pour des concerts, ou comme invitation à l'achat d'albums complets.

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2: la section VOD :

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Cette nouvelle section présente un choix de vidéos à télécharger intégralement et légalement en ligne, sur les diverses plateformes (ARTE VOD, MK2 VOD, etc.)

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présente une série de courts textes et extraits relatifs au cinéma, son histoire, l'écriture de scénario, la mise en scène...

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Lionel Baier : Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène

Un Autre Homme, film de Lionel Baier
avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber
Au cinéma le 6 mai 2009

---> A voir: Bande annonce du film Un Autre Homme, critiques et photos

L'INTERVIEW du réalisateur, Lionel Baier

"Pouvez nous parler de la genèse de «Un autre homme»?

Comme souvent, l’origine du projet est multiple et remonte assez loin dans le temps. Il y a le souvenir très fort (et formateur) de la lecture de «Bel-Ami» de Maupassant à l’adolescence, celui de la découverte de «La vie meurtrière» écrit par le peintre Félix Vallotton il y a quelques années, l’envie de tourner avec Robin Harsch et d’offrir à Natacha Koutchoumov un rôle foncièrement différent de ce qu’elle avait fait dans «Garçon stupide» et «Comme des voleurs». Quelques jours passés à la Vallée de Joux durant l’été 2006 ont cristallisé ces désirs en un film-lieu.

Comment définiriez-vous ce long métrage en quelques mots?

Pour moi, c’est un conte cruel. Ou un petit poème en prose. J’ai cherché à ce qu’il soit visuellement proche d’une gravure de Vallotton, avec des noirs et des blancs très marqués, des sentiments très tranchés. Et un cadre proche de la vignette.

Pourquoi avez-vous choisi le milieu de la critique cinématographique
comme toile de fond?

Mon initiation au cinéma s’est faite aussi bien par les cinéastes que par les critiques. Quelqu’un comme Serge Daney est aussi marquant dans ma cinéphilie que la découverte de Sirk ou Truffaut. Il m’a permis de mettre des mots sur du ressenti, des impressions. Je crois que j’aurais voulu être critique dans le fond! Mais c’est une trop grande responsabilité intellectuelle pour moi. Et puis, le cinéma est un art populaire. Chaque spectateur connaît et comprend l’objet qui est jugé, à savoir un film. Il peut donc faire fonctionner son échelle de valeur.
J’ai d’autres projets qui se déroulent dans le monde de la presse. J’aime l’idée que ce sont les médias qui moralisent aujourd’hui et non plus l’église.

Parlez-nous de la distribution des rôles

Robin Harsch est avant tout un réalisateur de talent. Je l’ai connu quand j’ai pris le poste de responsable du département cinéma à l’ECAL. Il était étudiant. Nous nous sommes tout de suite reconnus comme appartenant à la même famille de cinéma. Robin joue dans ses courts métrages qui sont plutôt des comédies. Moi, j’avais très envie d’exploiter son corps à l’écran. Je trouve qu’il a un centre de gravité très bas, dans les jambes. Il est très proche de la terre, avec un physique sec, nerveux. C’était un parfait renard!

C’est ma troisième collaboration avec Natacha Koutchoumov. Dans ce film, nous nous sommes amusés à lui construire un personnage d’oiseau de proie, haute perchée. Je voulais que ce soit une femme phallique, tout en hauteur. Elle a déployé des trésors d’inventivité pour donner à Rosa une complexité qui la rend attachante. Dans «un autre homme», elle donne à voir quelque chose de complètement nouveau. Ce qui est rare au cinéma.

Pour le rôle de Christine, j’ai choisi Elodie Weber parce que je voulais que la compagne de François Robin soit à sa hauteur, qu’ils aient presque la même taille, mais qu’en même temps la fille domine largement le couple. Je suis immédiatement tombé sous le charme du phrasé un peu traînant d’Elodie. Son jeu n’est pas dans l’air du temps, parce qu’il est anti-naturaliste. J’adore ça.

Et Bulle Ogier?

À la fin du film, je voulais que François Robin rencontre le cinéma «en chair et en os», qu’il soit passé de l’écran aux mots, puis à la chair. De par sa carrière exceptionnelle, Bulle Ogier est bien plus qu’une actrice. Elle a prêté son talent à quelques-uns des plus grands cinéastes du XXe siècle. Elle incarne pour moi le cinéma européen dans ce qu’il a de meilleur. L’avoir devant ma caméra quelques heures a été un cadeau formidable de sa part. Et c’était aussi l’occasion de faire un clin d’oeil à «La Salamandre» d’Alain Tanner.

Pouvez vous nous parler du tournage?

Il ressemblait un peu à la prise de Fort Alamo par une bande d’indiens! Nous avons tourné «un autre homme» en catimini, motivés par notre plaisir et notre envie. Dans la neige, dans des chambres d’hôtel louées à la journée ou chez les acteurs eux-mêmes. Ça a été un moment très heureux et énergisant. J’avais l’impression que nous nous étions échappés d’une colo de ski pour partir à l’assaut de la montagne. Je filmais moi-même, les comédiens géraient tout seuls leurs costumes et accessoires. Certains postes étaient tenus par des étudiant-e-s de l’ECAL qui posaient plein de questions et remettaient tout en cause. Nous avons essayé plein de choses. C’était formidable de voir le cinéma se faire et se défaire en temps réel. Les fonctionnaires du cinéma suisse (Office fédéral de la culture) n’ont rien compris à ma démarche. Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène. Et puis, comme ils sont dogmatiques, ils pensaient que ce n’était pas bien pour moi comme réalisateur de ne pas faire des films avec «une vraie équipe» de cinéma. Voir avec de vrais acteurs…
Finalement, je pense que leur incompétence et leur méconnaissance de toute forme de cinéma qui sort un peu de la norme m’a donné «du muscle», comme disait Daniel Schmid.

Comment «un autre homme» s’inscrit-il dans votre filmographie?

Pour moi, c’est mon film le plus personnel, bien que je n’y apparaisse pas et qu’il ne s’appuie pas sur mon vécu. Par contre, il développe des thèmes qui me sont chers comme l’imposture, la sexualité, la confusion des genres. J’ai essayé de filmer les hommes comme on filmait les femmes dans les films noirs des années 50 et 60. Avec une sorte de violence assez érotique.
On mettait à mal leur féminité pour en exacerber les atouts. J’ai essayé de faire de même avec le corps d’un homme.
Comme pour mes deux films précédents, j’ai essayé de laisser le film prendre contrôle sur la réalité, afin que celle-ci disparaisse au profit du cinéma. J’aime l’idée que le spectateur soit bousculé par moment entre les différents niveaux de récits: passer de quelque chose de très symbolique, puis le transformer en un fait réel pour les personnages.
Je travaille actuellement sur 3 projets de films. Certains coûteront chers, d’autres moins. Ce n’est pas le pognon injecté dans un long métrage qui en détermine l’importance pour son auteur. J’espère avoir l’occasion de truffer ma filmographie à venir de films aussi importants et légers dans leur mode de production que «Un autre homme»."

Propos recueillis par David Grand

Bande annonce du film et photos: Un Autre Homme, film de Lionel Baier avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE
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Quelle(s) vie(s) pour le cinéma sur internet ? - Joël Ronez, Luc Lagier, Frédéric Krebs, Mathilde Durieux

Luc Lagier (critique de cinéma, réalisateur de documentaires):

"il y a beaucoup de problèmes de droits pour utiliser des extraits vidéo.

...Nous avons pris le risque avec des bandes-annonces, car si on ne prend pas de risque, on ne fait rien, et il n'existe plus de critique vidéo."

Frédéric Krebs (directeur marketing d'Allociné) :

"...la règle aujourd'hui pour une bande-annonce est qu'elle peut être utilisée sans droits jusqu'à 3 mois après la sortie du film. Dans la réalité, nous avons sur le site des bandes annonces des années 70.

Une seule fois, une major américaine nous a envoyé un recommandé pour nous demander de les supprimer, ce que nous avons fait. Puis 3 mois plus tard, ils nous demandaient l'inverse, car ils avaient remarqué une chute de leurs ventes de DVD !"

...

Frédéric Krebs :

"Nous imaginons des formats courts, qui marchent très bien, car à plus de 7 ou 8 minutes, les gens arrêtent de visionner. Internet a raccourci le temps d'attention des gens."

...

Mathilde Durieux (rédactrice en chef d'Il était une fois au cinéma):

"...le format court n'est pas forcément une évidence sur le web. Cela dépend du public. Par exemple nous mettons en ligne de longues études universitaires qui sont très lues. C'est normal car nous avons un public très étudiant qui s'intéresse à ce genre de choses."

Intervenants : Luc Lagier (critique de cinéma, réalisateur de documentaires), Frédéric Krebs (directeur marketing d'Allociné), Mathilde Durieux (rédactrice en chef d'Il était une fois au cinéma)
Modérateur : Joël Ronez (responsable pôle web d'Arte France)

A lire :

Paris Cinéma : Quelle(s)s vie(s) pour le cinéma sur internet ?

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Les sociétés démocratiques surveillent de beaucoup plus près le monde de la fiction plutôt que celui de l’information

"...les sociétés démocratiques surveillent de beaucoup plus près le monde de la fiction plutôt que celui de l’information.

Il y a en effet des commissions de classification pour les films, pour les pièces, les bédés ou les jeux vidéo, mais pas pour le flux, parfois dangereusement irresponsable, craché par les news de toutes sortes..."

"...au fond, une énorme partie du travail de censure (appelons les choses par leur nom) se fait sur la base de réflexes conditionnés qui ont trait à la forme. "

A lire sur:

Compagnon Geek - Pour toute la famille | rafik.blog.toutlecine.com

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Les notes sur l'histoire du cinéma se poursuivent désormais à cette adresse :

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NOTES SUR LE CINEMA

 

HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...

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