Interview film scholar Donald Richie : Robert Bresson, Au Hasard Balthazar
interview
ANDRE DUSSOLIER : j’aime tant les dramatiques à la radio, les lectures de grands écrivains
Entretien avec André Dussolier.
André Dussolier : "...On prend de moins en moins la liberté d’exister pour le temps présent. Aujourd’hui, Marguerite Duras, à la radio, n’arriverait plus à parler. Non pas qu’on lui couperait la parole, mais on couperait ses silences. On n’a plus de temps pour entendre. Alors que c’est beau, les silences. C’est assez beau d’entendre un auteur chercher la vérité, au rythme de sa pensée, avec des silences qui conviennent."
Marie-Elisabeth Rouchy : "Par extension, cela peut être une manière de définir le métier de comédien ?"
André Dussolier : "Oui. Ce n’est pas tant de dire la réplique. Entre deux phrases, tant de choses se passent – des réflexions, des non-dits. C’est pour cette raison que j’aime tant les dramatiques à la radio, les lectures de grands écrivains."
-> L'entretien complet, Propos recueillis par Marie-Elisabeth Rouchy
-> André Dussolier est à l'affiche du nouveau film d'Alain Resnais, "les Herbes folles".
Claude Sautet : Bach a toujours été le grand amour de ma vie
David Sanson : "Bach a toujours été le grand amour de votre vie..."
Claude Sautet : "Ah oui."
David Sanson : "Vous en écoutez toujours autant ?"
Claude Sautet : "Oui, Bach c'est la grande montagne... On a beau essayer de reconstituer les choses, avec le mouvement baroque notamment, c'est très difficile car il y avait peu d'indications dans Bach.
On peut le transposer de toutes les façons qu'on veut, même avec des quatuors pour trompettes car la structure de sa musique est particulièrement forte, on la retrouve toujours."
Claude Sautet, entretien avec David Sanson pour la revue Classica,
cité par Sandra Marti, Claude Sautet, pages 125-126
"...même avec des quatuors pour trompettes..."
On a plusieurs vies, les hommes, c'est plutôt en même temps ; les femmes, c'est plutôt les unes après les autres
Xavier Lardoux : "Dans A tout de suite, la mère d'Isild Le Besco, dit à sa fille : "On a plusieurs vies, les hommes, c'est plutôt en même temps ; les femmes, c'est plutôt les unes après les autres"..."
Benoît Jacquot : "Oui j'aime beaucoup cette phrase, mais j'aime encore plus la réponse d'Isild qui est : "Et s'il n'y en a qu'une qui est la vraie ?" Cela a beau être un peu général, il y a néanmoins un voeu, un destin de la féminité qui est plus ou moins accompli : c'est de mettre ses vies bout à bout comme pour en faire une seule qui se réaliserait vraiment aux yeux d'on ne sait qui !
Le fantasme masculin, quant à lui, c'est sans doute de sauter d'une vie à l'autre et de pouvoir toujours s'échapper..."
Xavier Lardoux, Entretien avec Benoît Jacquot, 2006,
Le cinéma de Benoît Jacquot, page 30.
Lionel Baier : Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène
avec Robin Harsch, Natacha Koutchoumov et Elodie Weber
Au cinéma le 6 mai 2009
---> A voir: Bande annonce du film Un Autre Homme, critiques et photos
L'INTERVIEW du réalisateur, Lionel Baier
"Pouvez nous parler de la genèse de «Un autre homme»?
Comme souvent, l’origine du projet est multiple et remonte assez loin dans le temps. Il y a le souvenir très fort (et formateur) de la lecture de «Bel-Ami» de Maupassant à l’adolescence, celui de la découverte de «La vie meurtrière» écrit par le peintre Félix Vallotton il y a quelques années, l’envie de tourner avec Robin Harsch et d’offrir à Natacha Koutchoumov un rôle foncièrement différent de ce qu’elle avait fait dans «Garçon stupide» et «Comme des voleurs». Quelques jours passés à la Vallée de Joux durant l’été 2006 ont cristallisé ces désirs en un film-lieu.
Comment définiriez-vous ce long métrage en quelques mots?
Pour moi, c’est un conte cruel. Ou un petit poème en prose. J’ai cherché à ce qu’il soit visuellement proche d’une gravure de Vallotton, avec des noirs et des blancs très marqués, des sentiments très tranchés. Et un cadre proche de la vignette.
Pourquoi avez-vous choisi le milieu de la critique cinématographique
comme toile de fond?
Mon initiation au cinéma s’est faite aussi bien par les cinéastes que par les critiques. Quelqu’un comme Serge Daney est aussi marquant dans ma cinéphilie que la découverte de Sirk ou Truffaut. Il m’a permis de mettre des mots sur du ressenti, des impressions. Je crois que j’aurais voulu être critique dans le fond! Mais c’est une trop grande responsabilité intellectuelle pour moi. Et puis, le cinéma est un art populaire. Chaque spectateur connaît et comprend l’objet qui est jugé, à savoir un film. Il peut donc faire fonctionner son échelle de valeur.
J’ai d’autres projets qui se déroulent dans le monde de la presse. J’aime l’idée que ce sont les médias qui moralisent aujourd’hui et non plus l’église.
Parlez-nous de la distribution des rôles
Robin Harsch est avant tout un réalisateur de talent. Je l’ai connu quand j’ai pris le poste de responsable du département cinéma à l’ECAL. Il était étudiant. Nous nous sommes tout de suite reconnus comme appartenant à la même famille de cinéma. Robin joue dans ses courts métrages qui sont plutôt des comédies. Moi, j’avais très envie d’exploiter son corps à l’écran. Je trouve qu’il a un centre de gravité très bas, dans les jambes. Il est très proche de la terre, avec un physique sec, nerveux. C’était un parfait renard!
C’est ma troisième collaboration avec Natacha Koutchoumov. Dans ce film, nous nous sommes amusés à lui construire un personnage d’oiseau de proie, haute perchée. Je voulais que ce soit une femme phallique, tout en hauteur. Elle a déployé des trésors d’inventivité pour donner à Rosa une complexité qui la rend attachante. Dans «un autre homme», elle donne à voir quelque chose de complètement nouveau. Ce qui est rare au cinéma.
Pour le rôle de Christine, j’ai choisi Elodie Weber parce que je voulais que la compagne de François Robin soit à sa hauteur, qu’ils aient presque la même taille, mais qu’en même temps la fille domine largement le couple. Je suis immédiatement tombé sous le charme du phrasé un peu traînant d’Elodie. Son jeu n’est pas dans l’air du temps, parce qu’il est anti-naturaliste. J’adore ça.
Et Bulle Ogier?
À la fin du film, je voulais que François Robin rencontre le cinéma «en chair et en os», qu’il soit passé de l’écran aux mots, puis à la chair. De par sa carrière exceptionnelle, Bulle Ogier est bien plus qu’une actrice. Elle a prêté son talent à quelques-uns des plus grands cinéastes du XXe siècle. Elle incarne pour moi le cinéma européen dans ce qu’il a de meilleur. L’avoir devant ma caméra quelques heures a été un cadeau formidable de sa part. Et c’était aussi l’occasion de faire un clin d’oeil à «La Salamandre» d’Alain Tanner.
Pouvez vous nous parler du tournage?
Il ressemblait un peu à la prise de Fort Alamo par une bande d’indiens! Nous avons tourné «un autre homme» en catimini, motivés par notre plaisir et notre envie. Dans la neige, dans des chambres d’hôtel louées à la journée ou chez les acteurs eux-mêmes. Ça a été un moment très heureux et énergisant. J’avais l’impression que nous nous étions échappés d’une colo de ski pour partir à l’assaut de la montagne. Je filmais moi-même, les comédiens géraient tout seuls leurs costumes et accessoires. Certains postes étaient tenus par des étudiant-e-s de l’ECAL qui posaient plein de questions et remettaient tout en cause. Nous avons essayé plein de choses. C’était formidable de voir le cinéma se faire et se défaire en temps réel. Les fonctionnaires du cinéma suisse (Office fédéral de la culture) n’ont rien compris à ma démarche. Ils trouvaient mon scénario pas assez rond. Ce que je revendique comme une place laissée au travail de la mise en scène. Et puis, comme ils sont dogmatiques, ils pensaient que ce n’était pas bien pour moi comme réalisateur de ne pas faire des films avec «une vraie équipe» de cinéma. Voir avec de vrais acteurs…
Finalement, je pense que leur incompétence et leur méconnaissance de toute forme de cinéma qui sort un peu de la norme m’a donné «du muscle», comme disait Daniel Schmid.
Comment «un autre homme» s’inscrit-il dans votre filmographie?
Pour moi, c’est mon film le plus personnel, bien que je n’y apparaisse pas et qu’il ne s’appuie pas sur mon vécu. Par contre, il développe des thèmes qui me sont chers comme l’imposture, la sexualité, la confusion des genres. J’ai essayé de filmer les hommes comme on filmait les femmes dans les films noirs des années 50 et 60. Avec une sorte de violence assez érotique.
On mettait à mal leur féminité pour en exacerber les atouts. J’ai essayé de faire de même avec le corps d’un homme.
Comme pour mes deux films précédents, j’ai essayé de laisser le film prendre contrôle sur la réalité, afin que celle-ci disparaisse au profit du cinéma. J’aime l’idée que le spectateur soit bousculé par moment entre les différents niveaux de récits: passer de quelque chose de très symbolique, puis le transformer en un fait réel pour les personnages.
Je travaille actuellement sur 3 projets de films. Certains coûteront chers, d’autres moins. Ce n’est pas le pognon injecté dans un long métrage qui en détermine l’importance pour son auteur. J’espère avoir l’occasion de truffer ma filmographie à venir de films aussi importants et légers dans leur mode de production que «Un autre homme»."
Propos recueillis par David Grand
Thierry Ardisson : j’ai décidé de réaliser un de mes rêves d’enfant : produire des films. C’est un peu mon dernier combat
« produire une dizaine de films pour le cinéma avant de me retirer à 80 ans dans ma maison en Normandie pour écrire des livres d’histoire ».
Laurent Mereu-Boulch, Le Figaro Madame: Qu’est ce qui vous guide aujourd’hui? L’ambition et le gain, comme à vos débuts ?
Thierry Ardisson : Ça fait quarante ans que je fais le tapin. (Il rit.) Il existe quand même une dimension prostitutionnelle dans la pub et à la télévision. Je n’ai jamais renié mon goût pour l’argent. J’aurais pu être très riche, même. Sauf que j’ai toujours refusé de devenir Jacques Séguéla, Alain Ayache ou Michel Drucker. Mon moteur est l’idée de faire absolument quelque chose de ma vie. Ne pas penser que mon existence est utile me détruirait.
Il y a cinq ans, j’ai décidé de réaliser un de mes rêves d’enfant : produire des films. C’est un peu mon dernier combat. Je sais que je ne vais pas vivre jusqu’à 180 ans. Bien sûr, au fond de moi, je me rends bien compte que tout cela est ridicule, qu’à ma mort tout cela sera balayé. Mais je n’ai pas le choix. Je suis issu d’une génération de privilégiés et d’enfants gâtés : celle des baby-boomers. On ne comprend pas pourquoi on devrait mourir et se résigner puisque l’on a toujours tout eu."
Interview complète : Thierry Ardisson, spécimen médiatique - Enquêtes - Lefigaro.fr/madame, l'univers féminin du Figaro.
Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe
En salles le 20 mai 2009: Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin, avec Cécile de France.
-> Bande annonce du film et photos.
Interview CECILE DE FRANCE :
Comment avez-vous rencontré les frères Malandrin ?
Cécile de France : Ça remonte à loin… Ils m’ont contacté via Philippe Kauffmann, que je connaissais depuis l’époque où je jouais SC35C au théâtre à Namur. Ils m’ont envoyé ce scénario très étrange qui s’appelait Où est la main de l’homme sans tête. Je me souviens, j’étais complètement absorbée par ma lecture, à la fois fascinée et horrifiée, et quand j’ai tourné la dernière page, que j’ai lu la dernière ligne, j’ai décroché mon téléphone et j’ai appelé Guillaume Malandrin pour lui dire que j’allais le faire. L’univers était tellement fort, le personnage tellement complexe, le trajet dans les méandres de son cerveau tellement palpitant, que je me suis dit : «c’est un film que je dois faire ». Je venais de tourner L’auberge espagnole.
C’était donc en 2002.
Cécile de France : Je crois qu’ils ont mis six ans à financer leur film… et trois ans à l’écrire… C’est une grossesse de neuf années.
Et le film ne sort que maintenant en Belgique ! Alors que vous avez reçu, pour ce rôle, le Bayard d’Or de la meilleure comédienne au FIFF 2007, il y a déjà deux ans.
Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe, avec passion, avec entêtement, avec la conviction que c’était une nécessité, et il faudra se battre jusqu’au bout, jusqu’à sa distribution. C’est vraiment un film très atypique.
Pourquoi "atypique" ?
Cécile de France : C’est un thriller, un film d’angoisse, avec des choses très concrètes : quelqu’un qui disparaît, un méchant, une poursuite, un assassinat, une énigme… et en même temps, c’est le portrait d’un esprit persécuté, quelqu’un qui imagine des choses atroces, notamment sur son propre père. C’est un film mental… Mental mais flippant… un peu comme Rose Mary’s Baby de Polanski, où la fille imagine qu’elle est persécutée par son voisinage qui veut lui prendre son bébé.
Ici, vous imaginez que votre père a tué votre frère !
Cécile de France : Je l’imagine, mais c’est peut-être vrai. Il faut attendre la toute fin du film pour avoir le fin mot de l’histoire. Je ne peux pas en dire plus. Le film est atypique parce qu’il fonctionne sur plusieurs niveaux. Il y a le thriller… et il y a le film mental. Il y a la peur… et il y a l’invention de la peur.
J’ai lu quelque part : « thriller labyrinthique » ?
Cécile de France : Mon personnage s’enferme dans un système qui la conduit à une évidence : son père est un monstre. Elle est la seule à le savoir. Elle doit prendre les choses en mains pour le révéler aux autres. Mais il y a des murs tout autour d’elle.
Les murs que son père a dressés ?
Cécile de France : Et qu’elle a dressés elle-même. Parce qu’elle est quand même responsable de sa propre vie. Quelque part, son angoisse la force à tout faire péter. C’est une question de survie.
Elle descend au fond pour remonter à la surface… C’est pour ça que votre personnage est une plongeuse olympique de dix mètres ?
Cécile de France : Vous avez tout compris… Mais oui, elle n’en peut plus d’être une championne, de toujours tout réussir, de vouloir absolument gagner des médailles.
Comment vous êtes vous préparé physiquement ? Vous n’avez pas eu peur de monter là-haut, sur cette plateforme de dix mètres ? L’ouverture du film est assez époustouflante !
Cécile de France : Je sortais d’Un Secret, sur lequel j’avais travaillé mon rôle de nageuse avec une coach, Gaëlle Cohen. J’ai poursuivi ce travail avec elle. Évidemment, dans le film des frères Malandrin je suis une plongeuse olympique. Il a fallu moderniser mon jeu, et coller au plus près de la gestuelle des plongeuses : leur façon de sortir de l’eau, de s’essuyer, de se positionner au bord du vide, de placer ses mains, de regarder son coach. J’ai aussi beaucoup observé une championne de France, Odile Arboles-Souchon, qui a travaillé avec nous. Après… pour les plongeons de dix mètres, c’est la magie du cinéma. Mais je peux vous dire que la cascadeuse qui fait un plat sur le dos, au début du film, et qui tombe de dix mètres sans aucune protection, juste sa peau ! Ça, c’est pas du cinéma ! Elle s’est juste jeté dans le vide ! j’ai jamais vu ça.
Il paraît que Jean-François Kahn, au festival d’Angoulême, où il était membre du jury, a fait un malaise à ce moment là. Il s’est évanoui dans le cinéma ! Ils ont dû le transporter dehors pour qu’il reprenne ses esprits !
Cécile de France : Le film est oppressant, mais j’insiste : il n’y a pas une goutte de sang ! Tout est dans la suggestion.
Il y a la scène du sac poubelle, quand même !
Cécile de France : Ah oui, c’est vrai. On a très peur à ce moment. Mais rien n’est montré. On ne sait pas qui est dans le sac.
Votre père ? Votre frère ? Votre grand-père ?
Cécile de France : Ou mon chat ? (elle rit)
Ah oui, car votre chat disparaît.
Cécile de France : Tout commence par le chat. Elle cherche son chat. Puis elle cherche son frère qui devait garder son chat. Puis elle cherche son frère. Puis elle tombe sur ce type qui cherche lui-même sa main.
C’est surréaliste !
Cécile de France : Le film a sa logique propre. La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité. Tiens, c’est un bon résumé du film...
C’est un aussi film sur l’amour dévorant des parents.
Cécile de France : C’est le sujet principal, je crois. Derrière le thriller et le film mental, y’a encore un étage !
Qui est l’acteur qui joue le méchant ? Cet homme étrange accompagné du manchot ?
Cécile de France : Jacky Lambert. Je ne le connaissais pas. C’est un acteur qui a déjà joué avec les frères Malandrin, dans le film qu’ils ont fait avant. Son personnage a quelque chose d’envoûtant, de fascinant… Il a une étrangeté lynchéenne qui me plaît beaucoup.
Ce personnage est une autre bizarrerie du film. Il y a beaucoup de gens décontenancés par sa présence, son histoire. Qui est-il ? D’où vient-il ? C’est quoi cette histoire de main ?
Cécile de France : J’espère que vous n’attendez pas de réponse !
Donnez-nous une piste.
Cécile de France : Mais c’est lui la piste ! C’est en le suivant qu’elle arrive à son père. C’est finalement beaucoup plus simple qu’on ne croit.
Ulrich Tukur interprète le rôle du père. Il est également très angoissant !
Cécile de France : C’est un grand acteur, Ulrich Tukur. Je l’avais adoré dans Amen de Costa-Gavras, et quand Guillaume et Stéphane m’ont annoncé que c’était lui qui jouerait mon père, j’étais transportée. Il est non seulement très impressionnant, mais il a un charisme incroyable. C’est le genre de personnes dont la proximité vous fait grandir. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui.
Comment s’est passé le tournage ?
Cécile de France : On a tourné avec une petite équipe, en Belgique, avec un petit budget, dans des conditions parfois assez peu confortables : la nuit, en plein hiver, allongée dans la boue, sous la pluie ! C’était vraiment intense, presque éprouvant, en tout cas unique. Toute l’équipe était hyper investie, avec une passion commune pour le cinéma et la fabrication de ce film. C’était dur, mais artistiquement très riche. Et Guillaume et Stéphane travaillent de façon très complémentaire, avec beaucoup d’attention sur les détails, beaucoup de plaisir dans l’invention. J’adore expérimenter, et eux aussi. On s’est très bien entendu. Je crois qu’on a été assez loin dans la recherche. Il faut aussi dire un mot du petit garçon, Edouard Piessevaux, qui joue mon petit frère, et qui s’est impliqué de toutes ses forces dans le tournage, qui a fait un travail remarquable avec un rôle vraiment pas facile, puisqu’il doit jouer des sentiments complexes, comme la peur, le doute, l’effroi. Mais Stéphane et Guillaume l’ont vraiment bien dirigé, avec beaucoup de fluidité et de tact.
Quand est-ce que le film sort en France ?
Cécile de France : Il faut le leur demander. J’espère que les gens pourront le voir, parce que c’est vraiment un film original. J’aurais été malheureuse de ne pas le tourner. Pour moi, c’est un film nécessaire.
(NB : Sortie France : 20 mai 2009)
Photos et bande annonce du film: Interview Cécile de France - Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE
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