histoire du cinema

Mia Hansen-Løve autour de trois films de Robert Bresson : Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd

Mia Hansen-Løve est réalisatrice. Son dernier film, Le père de mes enfants [--> Bande annonce], sort le 19 décembre.

Avant cela, elle fut comédienne, et critique aux Cahiers du cinéma.

Elle analyse trois films de Robert Bresson (--> voir l'article complet en ligne).

Extraits.

Les dames du bois de Boulogne (1945)

"(...) Si le personnage d'Agnès détient la grâce, et la spontanéité, celui d'Hélène porte le tragique: c'est elle qui crée, de toute pièce, l'histoire d'amour de son amant. En décidant d'en choisir l'objet , en étant le maître d'oeuvre de son histoire, elle a l'illusion de le posséder encore un peu, d'une autre façon. Elle se fait maîtresse de ses émotions, assiste de nouveau à ses épanchements - avec quelle complaisance masochiste, quel voyeurisme mélancolique ! (...)" - Mia Hansen-Løve

(--> Extrait vidéo : ROBERT BRESSON - LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE : LA RENCONTRE, LE REGARD)

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Journal d' un curé de Campagne (1950)

"(...) La vieille dame dit au curé : " Vous m'excusez, si je vous parle comme à un enfant, c'est parce que vous êtes un enfant." Il me semble qu'à travers lui, (qu'on ne voit sourire qu'une seule fois: quand un voisin le raccompagne en moto) et les autres personnages , le film parle d'une intuition religieuse qui vous taraude, d'un arrachement pénible, d'une enfance qui n'en finit pas de mourir comme une longue [nuit] blanche. (...)" - Mia Hansen-Løve

(--> Extrait vidéo : Tout est grâce - ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS - Journal d'un curé de campagne)

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Lancelot du lac (1974)

"(...) Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd: ce sont les armures, qui embarrassent les chevaliers, quand ils ne se battent pas. On les entend cliqueter, en permanence, souvent elles couvrent leurs voix. Elles les empêchent de se déplacer librement, les rend gauches. La parole aussi est encombrée; elle nécessite une cérémonie marquée par le geste des chevaliers qui soulèvent la visière de leur casque. Une seule fois, presque, Lancelot est délesté : quand il cède à son désir pour Guenièvre, et commence à se déshabiller. Guenièvre, on le sent, en frémit. (...)" - Mia Hansen-Løve

(--> Extrait vidéo : Lancelot du Lac - Robert Bresson, 1974)

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photo comedienne et realisatrice Mia Hansen-Love

Mia Hansen-Løve

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L'autre monde des héros de Robert Bresson

"Dans les films de Bresson, un être vit, sent, agit et raisonne d'une manière tout à fait singulière par rapport à ceux qui l'entourent.

Il est comme dans un autre monde, régi par un système de valeurs et de pensées différent.

(...)

Bresson fait le vide autour de ses héros, comme ses héros ne consentent à voir dans le monde que ce qu'ils veulent et recherchent.

(...)

L'accomplissement ne peut donc être trouvé qu'en soi. Dehors, c'est la prison du monde.

(...)

Ils sont bloqués au niveau du moindre essai d'échange ou de dialogue, semblant toujours se parler à eux-mêmes sans chercher vraiment à s'adresser à quelqu'un dans un monde de bourreaux et de victimes où chacun veut utiliser l'autre jusqu'à ce que le suicide constitue un terme logique, parfois terriblement doux.

(...)

Il est possible de voir dans presque tous les films de Bresson un chemin de croix.

(...)

Les intrigues progressent, sur un rythme syncopé, par épisodes successifs qui sont comme les stations d'un calvaire et non par un enchaînement fatal comme celui de la tragédie antique."

Extrait des pages 9 à 12 de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992

Anne Wiazemsky tenant l'argent contre soi avant de le rendre.
Au hasard Balthazar, Robert Bresson

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ROBERT BRESSON - LIVRES SUR LE CINEMA DE ROBERT BRESSON

"Ces grands chefs-d’oeuvre ne commencent pas par nous donner ce qu’ils ont de meilleur." (Marcel Proust)

Cinéma "vision du monde", et non cinéma de divertissement, l'oeuvre de Robert Bresson ne se livre pas d'emblée. Elle gagne à l'analyse.

Ainsi, "Le Diable probablement comporte de nombreux plans où les personnages sont curieusement cadrés aux hanches (tête et jambes coupées) de manière franchement gênante."

Le critique aide à comprendre la raison, ce qui donne une autre vie au film:

"Dans la mesure où cette tendance était déjà discernable dans les films précédents et qu'elle s'impose ici avec beaucoup d'insistance, il ne peut évidemment s'agir de "fautes" répétées de l'opérateur. C'est bien le résultat d'une volonté délibérée de Bresson refusant le cadrage classique, mais reste encore à trouver la raison d'une telle manière de présenter les choses. Curieusement, la plupart des critiques ne se sont pas posés la question. Quelques-uns ont remarqué, sans y insister, cette façon de filmer au niveau du bassin - des sexes ?

En fait, tout comme pour l'accumulation de plans de pieds qui, elle aussi, est notable depuis plus de dix ans, il s'agit de traduire cinématographiquement la notion de prédestination, de montrer que les êtres ne sont plus libres et que leur destin est entre les mains du mal. Ainsi, lorsque l'ami quitte la chambre pauvre de l'héroïne, il passe devant la caméra immobile et se trouve un long moment cadré à la hauteur de la taille ; mais il va ensuite s'asseoir sur la troisième marche de l'escalier et, à cette place, à la fin du plan, le personnage se trouve bien au milieu de l'écran. Le centre du cadre était donc fixé par Bresson sur cette troisième marche dès le début de la prise de vues. Si la caméra avait accompagné le personnage pendant qu'il se déplaçait, cela aurait signifié qu'il était libre d'aller où il voulait puisque c'était son mouvement volontaire qui provoquait la mise en scène. Il était premier et l'oeil de la caméra second. Or pour Bresson, l'homme n'est pas libre. Aussi en entrant dans le cadre prédéterminé, il ne pouvait qu'aller occuper exactement la position qui lui était, fatalement, réservée."

Extrait de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992

Captures film LE DIABLE PROBABLEMENT, ROBERT BRESSON (-> DVD)

Les principaux livres disponibles sur le cinéma de Robert Bresson:

Notes sur le cinématographe
de Robert Bresson

Présentation de l'éditeur
Le réalisateur de grands films tels que Au hasard Balthazar, Pickpocket, Procès de Jeanne d'Arc, Lancelot du Lac, rassemble dans ce volume ses notations de travail qui témoignent de son expérience à l'égard d'un art assez multiple pour s'offrir à une exploration sans fin. Pendant près de vingt-cinq ans, Robert Bresson a noté, pour lui-même et pour nous autres, les idées que lui apportait son métier. Il oppose notamment le cinématographe, écriture d'images et de sons formant un texte visuel et auditif, au cinéma qui reste, selon lui, du théâtre filmé. Il s'explique aussi sur les rapports qui l'unissent à ses modèles et non à des acteurs reconnus, prêtant à la recherche des visages, des corps, une gestuelle appartenant au star-system dont il nie l'efficacité. Ce recueil d'aphorismes lapidaires, de réflexions prises au vol en cours de tournage ou de montage de tant d'oeuvres libres, originales et fortes, est passionnant aussi bien pour le professionnel du septième art que pour tout intellectuel en quête d'approfondissement de la pensée et des sens.

Robert Bresson
de Jean-Michel Frodon

Présentation de l'éditeur
Considéré par nombre de ses pairs comme un maître, adoubé par la critique comme le plus grand cinéaste français, Robert Bresson souvent intimide. Pourtant, dès la première rencontre avec ses films, ils touchent, simplement, par leur bouleversante beauté. Des Anges du péché à L'Argent, ses treize films, réalisés entre 1943 et 1983, composent une œuvre d'une cohérence exceptionnelle. Ils scandent aussi la mise au point puis l'accomplissement d'une idée très personnelle du cinéma, dont il a également explicité les principes dans ses Notes sur le cinématographe. Vibrants plaidoyers pour la vie ou terribles constats sur les désespoirs du monde, ses films ont en commun leur extrême intensité. Cette tension intérieure tient à l'art de Bresson, et en particulier à la manière unique dont il crée ses personnages. Qu'ils soient inspirés d'événements historiques (Procès de Jeanne d'Arc, Un condamné à mort s'est échappé), d'œuvres littéraires (journal d'un curé de campagne ou Mouchette d'après Bernanos, Une femme douce et Quatre Nuits d'un rêveur d'après Dostoïevski, Lancelot du lac...) ou qu'il s'agisse de scénarios originaux (Pickpocket, Au hasard Balthazar), leur présence illumine l'écran d'un feu singulier. Chez Bresson, les personnages de femmes, même les bonnes sœurs, les saintes ou les criminelles, sont magnifiques. Les visages aux yeux baissés de Florence Delay, Marika Green, Anne Wiazemsky, Dominique Sanda ou Isabelle Weingarten sont ineffaçables. Curé de campagne, résistant emprisonné, chevalier perdu, adolescent révolté contre les horreurs du monde ou innocent poussé au meurtre par trop d'injustice, les hommes brûlent d'une lumière intérieure inoubliable. Pour le meilleur ou pour le pire, chacun vit ses sentiments jusqu'au bout, chacun prend en main son existence. Cette présence humaine est au cœur du cinéma de Robert Bresson.

Biographie de l'auteur
Jean-Michel Frodon est directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma. Il est notamment l'auteur de L'Age moderne du cinéma français, La Projection nationale, Le Cinéma chinois, Horizon cinéma.

Robert Bresson
de Philippe Arnaud

Présentation de l'éditeur
Robert Bresson, pour qui l’expression « Maître du cinéma », n’est pas une simple figure de style, fait partie de ces cinéastes qui ont inventé l’art du cinéma à l’usage d’une œuvre exemplaire.
Pickpocket, Au hasard Balthazar, L’argent ont apporté au cinéma une dimension essentielle : c’est ce que lui-même nomme dans ses réflexions et écrits : le « cinématographe ».
C’est ce caractère unique et prodigieux du « système Bresson » qu’analyse ici Philippe Arnaud. Méthode où la maîtrise de toutes les étapes du film dans leur moindre détail n’empêche jamais le metteur en scène de rester à l’écoute du hasard, de l’aléa qui seul pourra doter le film de sa part de réel. C’est ainsi que, pour le spectateur, assister à la projection d’un film de Bresson est avant tout une expérience : les objets, les gestes, le monde, filmés par Bresson, il a la sensation de les voir pour la première fois. Le livre essaie de comprendre cette énigme, à partir d’exemples concrets du travail du cinéaste depuis le scénario, l’élaboration des personnages, le choix des acteurs, le contenu même des films.
L’essai est complété de témoignages de collaborateurs et d’une filmographie complète. La première édition de cet ouvrage est parue aux Cahiers du cinéma en 1986.

L'auteur vu par l'éditeur
Philippe Arnaud (1951-1996) a été l’un des critiques de cinéma des années 80 les plus originaux. Il a dirigé les éditions de la Cinémathèque française à la même période et collaboré à de nombreux scénarios d’Alain Bergala, Christine Laurent, Jean-Pierre Limosin…). Il est l’auteur d’un essai sur la rencontre au cinéma : « … son aile indubitable en moi » (1996). Ses principaux textes ont été réunis sous le titre Les Paupières du visible en 2001.

Bresson, ou, L'acte pur des métamorphoses
de Jean Sémolué

Présentation de l'éditeur
"Des "films cultes", des "films phares" ponctuent l'itinéraire de Robert Bresson : Les Dames du bois de Boulogne, Pickpocket, Au hasard Balthazar... Bresson a conquis, puis gardé une place à part. Sa quête se nourrit de réflexions originales et profondes, comme le prouve son livre Notes sur le cinématographe. Mais si ses films s'interrogent sur l'art cinématographique, c'est en fuyant l'intellectualité, la cérébralité : c'est en privilégiant la communication vraie, les sensations directes, les émotions authentiques. Oeuvre exigeante ? Oui, sans doute. Mais il s'agit d'une exigence de participation.

Le livre de Jean Sémolué présente le parcours accompli par Robert Bresson d'Affaires publiques, court métrage de 1934 retrouvé depuis peu d'années, à l'Argent, qui, en 1983, étonne toujours par la jeunesse de l'écriture filmique, par une modernité inventive et maîtrisée. Au fil de l'analyse, Jean Sémolué s'appuie sur des déclarations de Robert Bresson, des opinions formulées par ses interprètes, par ses collaborateurs artistiques, par des critiques, par des écrivains et des cinéastes qui l'ont admiré. Mais il se donne surtout deux objectifs : établir un contact précis avec les films en mettant au jour les particularités de chacun d'eux ; cerner la spécificité d'une aventure créatrice exemplaire en conciliant le plus possible la fidélité dans l'approche, la liberté dans les points de vue."

Enseignant, essayiste (Etudes cinématographiques, Esprit et diverses revues littéraires et cinématographiques), Jean Sémolué est également l'auteur de livres sur Julien Green et sur Carl Th. Dreyer.

Qu est-ce que le cinema ?
de Andre Bazin

Présentation de l'éditeur
Cette réédition constitue le recueil des principaux articles (parus d'abord en quatre tomes, entre 1958 et 1962) de celui dont l'œuvre a illuminé cette collection : André Bazin. Son apport reste plus que décisif pour comprendre le cinéma.

Chapitre IX : Le "Journal d'un curé de campagne" et la stylistique de Robert Bresson

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Plus difficile à trouver :

"Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal.
Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409
Janvier Février 1992

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ROBERT BRESSON - ARTICLES, VOD, VIDEOS (FILMS7)

Une nouvelle série d'articles sur Robert Bresson est à suivre chaque jour jusqu'au 18 décembre : DOSSIER SPECIAL ROBERT BRESSON, DIX ANS APRES SA MORT.

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Liste des films de Robert Bresson disponibles en VOD et DVD

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Les articles antérieurement consacrés à Robert Bresson, sur Films7.

VIDEOBLOG, tag ROBERT BRESSON
STORY, tag ROBERT BRESSON
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VIDEOBLOG, tag ROBERT BRESSON :

Hommage du Festival de Cannes à Robert Bresson
See Video Anne Wiazemsky : je vais vous embrasser - ROBERT BRESSON (AU HASARD BALTHAZAR)
See Video ROBERT BRESSON - AU HASARD BALTHAZAR : Discussion avec Bresson, Jean-Luc Godard Louis Malle Francois Reichenbach Anne Wiazemsky
See Video ROBERT BRESSON - LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE : LA RENCONTRE, LE REGARD - La grue Elina Labourdette
See Video Tout est grâce - ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS (Journal d'un curé de campagne)
See Video Magaly Godenaire - Lecture des Anges du Péché de Jean Giraudoux - Mise en scène Laurent Le Bras

Dominique Sanda (1970) à propos du film "Une femme douce" de Robert Bresson (INA)
See Video ROBERT BRESSON : LE DIABLE PROBABLEMENT
See Video ROBERT BRESSON - Le viol moral de Dominique Sanda par Méphistophélès - UNE FEMME DOUCE
See Video MARIKA GREEN - BRESSON
See Video MARIKA GREEN et ROBERT BRESSON - INTERVIEW : "jeune de 16 ans, vierge... J'étais très très amoureuse de lui"
See Video ROBERT BRESSON - UNE FEMME DOUCE - DOMINIQUE SANDA : l'idée ridicule qu'un homme se fait d'une femme
See Video Louis Malle : il faut que ce soit des visages inconnus - A propos des acteurs de Robert Bresson (les modèles)
See Video 1969 UNE FEMME DOUCE - ROBERT BRESSON - DOMINIQUE SANDA
See Video Robert Bresson, ni vu ni connu (François Weyergans)
See Video 1943 Les Anges du péché - Robert Bresson
See Video JEAN-LUC GODARD 1967 : Bande-annonce de Mouchette de ROBERT BRESSON
See Video ROBERT BRESSON TOURNE MOUCHETTE - Zum Beispiel Bresson, Theodor Kotulla
See Video ROBERT BRESSON - Le procès de Jeanne d'Arc
See Video Quatre Nuits D'un Rêveur, 1971 - ROBERT BRESSON
See Video Lancelot du Lac - Robert Bresson, 1974
See Video AU HASARD BALTHAZAR - ROBERT BRESSON - LA FIN
See Video ROBERT BRESSON - JEAN DOUCHET - UNE AUTRE HISTOIRE DU CINEMA - FRANCE CULTURE
See Video INTERVIEW ROBERT BRESSON : Je me sens très seul
See Video ROBERT BRESSON : LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE - une femme qui se venge - MARIA CASARES

MONTEVERDI - VESPRO DELLA BEATA VERGINE - MAGNIFICAT - GARDINER Basilica di San Marco, Venice + ROBERT BRESSON, MOUCHETTE
See Video ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS : MOUCHETTE - Mort et Magnificat de Monteverdi
See Video ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS : Journal d'un curé de campagne - Vous êtes donc le Diable
See Video ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS : Journal d'un curé de campagne - Face à face, Lui et vous
See Video MARIKA GREEN - PICKPOCKET - ROBERT BRESSON : Oh Jeanne, pour aller jusqu'à toi, quel drôle de chemin il m'a fallu prendre
See Video ROBERT BRESSON - PICKPOCKET - 1959
See Video ROBERT BRESSON - INTERVIEW - L'ARGENT 1983 : la beauté n'est beauté que si elle est neuve
See Video Robert Bresson : sa Vision du Cinématographe

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STORY, tag ROBERT BRESSON :

BRESSON - Les gens ne haïssent pas votre simplicité, ils s'en défendent. Elle est comme une espèce de feu qui les brûle
Mme de La Pommeraye - Diderot - Le texte qui inspira Les dames du bois de Boulogne, de Robert Bresson
Robert Bresson - Si la vie me déçoit, tant pis, je ferais le mal pour le mal
BRESSON - un monde extérieur devient un monde intérieur. Avec une franchise absolue
Lumière et passage
ROBERT BRESSON : Ce qui ressortira du film, plutôt que la solitude, c'est probablement l'incommunicabilité
Magaly Godenaire : Donnez-moi la correction fraternelle...
ROBERT BRESSON : Nous sommes extrêmement complexes, et ce que projette l'acteur n'est pas complexe
Robert Bresson : J'ai supprimé la musique
Robert Bresson : J'ai essayé des acteurs cette fois. Ce n'est pas possible. Je ne veux que le texte
Bernanos, Robert Bresson, Mouchette : A son âge, mourir ou devenir une dame sont deux aventures aussi chimériques
Robert Bresson: "Le mal déboule, vertigineux. La vie est presque entièrement faite de hasards."
François Truffaut : Robert Bresson et les visages : tuer la marionnette
Bordel discount : 70 euro la passe illimitée - Pussy Club, la prostitution face à la crise
ROBERT BRESSON : dès la première seconde les actrices n’étaient plus des personnes, et il ne restait rien de ce que j’avais imaginé
Outils du sadomasochisme, viol et voyeurisme dans le Procès de Jeanne d'Arc de Robert Bresson
ROBERT BRESSON, QUATRE NUITS D'UN REVEUR - le passage des rêves de l'adolescence à l'âge des créations
ROBERT BRESSON : DVD - VOD
ROBERT BRESSON : tourner pour découvrir la matière dont ils sont faits, ce coeur du coeur
Bresson nous montre pour la première fois son héroïne (Dominique Sanda) nue, comme une statue ou une morte
BRESSON - Les visages aux yeux baissés de Florence Delay, Marika Green, Anne Wiazemsky, Dominique Sanda ou Isabelle Weingarten
BRESSON - Il ne plaque pas l'émotion sur les touches. Il l'attend - Intelligenti pauca
La plus attirante des héroïnes de Bresson - Il court à une agence de voyages... A son retour elle est morte
Le principal sujet de Robert Bresson : les formes multiples, et souvent inattendues, de la beauté du mal
Le chemin douloureux que les héros bressonniens empruntent pour renaître
CINEMA ET LITTERATURE - Benoît Jacquot : Les deux plus beaux films adaptés de grands livres
ADAPTATIONS (CINEMA ET LITTERATURE) - Les inventions propres aux films, non présentes dans les romans
Le silence qui s’était fait soudain en elle était immense
Jacques peint les jolies femmes qu'il suit dans Paris. Bresson donne le sentiment de cerner l'absence même
Celui dont on entend les pas sans le voir doit bientôt mourir
L'âne Balthazar est ce regard silencieux et impassible posé sur les hommes, acteur idéal aux yeux de Bresson
Une femme qui se venge : vous m'avez joué un tour, je vous en ai joué un autre
Pour aller jusqu'à toi, quel drôle de chemin il m'a fallu prendre
Mouchette a compris: la mort est la délivrance de la souffrance
ROBERT BRESSON : deux sortes de films: ceux qui emploient les moyens du théâtre et ceux qui emploient les moyens du cinématographe
Marguerite Duras : Pickpocket, Au hasard Balthazar pourraient être à eux seuls le cinéma en entier
Ce chemin vers la mort que Mouchette n'aura pas la force de rebrousser

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VOD : tag ROBERT BRESSON :

VOD : ROBERT BRESSON : MOUCHETTE - AU HASARD BALTHAZAR

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Un mois avec Robert Bresson, dix ans après sa mort - Dossier spécial : Films7.com/story/special/robertbresson

« Bresson est un très grand metteur en scène, l’un des plus grands qui aient jamais existé.
Pickpocket, Au hasard Balthazar pourraient être à eux seuls le cinéma en entier. »
(Marguerite Duras)

Robert Bresson mourrait il y a dix ans, le 18 décembre 1999.

Mois spécial Bresson sur Films7.

A suivre chaque jour jusqu'au 18 décembre : Films7.com/story/special/robertbresson.

ROBERT BRESSON CINEASTE DIX ANS APRES SA MORT

ROBERT BRESSON

ROBERT BRESSON - VOD ET DVD

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15000 SCENARIOS : Que retenir d'une vie pour en faire une histoire ? Que retient une histoire d'une vie ?

...les hommes sont des débiles, les femmes des nymphomanes...

Il faut lire et relire le Guide cinéma de Télérama... (Edition 2009, 1700 pages)

Plus qu'un guide des films : un panorama des situations humaines, réduites aux synopsis des scénaristes et conteurs d'histoires.

Que retenir d'une vie pour en faire une histoire ?
Que retient une histoire d'une vie ? D'un enchevêtrement de vies ?

15000 films, 15000 synopsis critiques : 15000 façons de faire de la vie une histoire, 15000 regards critiques sur ces histoires.

Aux deux extrêmes,

de l'intrigue premier degré :

Comment draguer toutes les filles
Michel Vocoret | 1981 | France | 95' |
Yves Thuillier, Emmanuel Karsen

"Papa a du fric. Fiston va draguer à Deauville. Ses deux copains aussi. Celui qui aura conquis le plus de nanas ira se reposer au Maroc, tous frais payés... Triste vision de l'humanité : les hommes sont des débiles, les femmes des nymphomanes. Très vite, les quelques gags versent dans la vulgarité franchouillarde."
P.M.

à l'absence d'intrigue la plus sublime :

Gens de Dublin TTTT
John Huston (The Dead) | 1987 | GB | 85' |
Angelica Huston, Donal McCann, Helene Carroll, Cathleen Delany

"Un jour, la neige recouvrira les vivants comme déjà elle recouvre les morts, ces morts du titre original. En attendant, dégustons ensemble l'oie de Noël et les souvenirs, le bon jambon, le pudding, les chocolats et les potins qui vont avec. Nous sommes en 1904, dans une maison irlandaise, chez tante Kate et tante Julia ; dix convives à peine, qui se chamaillent avec affection, avec drôlerie. Rien d'important ne se dit. L'essentiel pourtant : que le temps file, entre les mots, les silences et l'air d'une chanson d'autrefois. C'est le sens du dernier quart d'heure, monologue d'amour qui n'est pas loin de surpasser en émotion tout ce que le cinéma nous a offert de pleurs depuis ses origines. Quand il signe, à 81 ans, ce testament à l'Irlande, à sa jeunesse, à sa famille et à la vie, Huston est sous perfusion dans un fauteuil roulant. La maîtrise dans les choix esthétiques, cependant, est absolue. Et l'épilogue terrasse par sa musicalité, sa profondeur, sa beauté blanche. Comme Proust ou Joyce, dont il adapte fidèlement une des dernières nouvelles, on garde pour toujours, à portée de main et de coeur, ce chef d'oeuvre, libre de toute intrigue et si complexe dans sa simplicité."
M. Gri
Film Télérama 1988 (Critiques)
Prix de la critique française 1988

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MAX OPHULS : Coffret DVD : LOLA MONTES, MADAME DE..., LA RONDE, LE PLAISIR (Paramount)

Sortie le 20 octobre d'un coffret DVD Max Ophuls, avec quatre films majeurs : LOLA MONTES, MADAME DE..., LA RONDE, LE PLAISIR.

La Ronde, 1950 :

"L'interminable travelling qui ouvre le film permet au Narrateur de traverser une scène de théâtre, un studio de cinéma, de s'habiller en costume 1900, de chanter Tournent, tournent mes personnages (musique d'Oscar Strauss, paroles de Louis Ducreux) et de faire s'animer un manège sur lequel apparaît la fille des rues. Celle-ci rencontre un soldat, qui courtise une femme de chambre et la ronde va tourner ainsi jusqu'à ce qu'un comte très snob retrouve la fille des rues.

Les mouvements de caméra étincelants, l'ironie et le brio de la mise en scène dissimulent mal la gravité de la pièce de Schnitzler. Tous les héros semblent, dans leur course frénétique vers le plaisir, lutter contre le temps ("Quelle heure est-il ?, ne fait que demander la femme mariée).

Barrault surjoue et on eût préféré Marlene Dietrich, initialement prévue, à Isa Miranda.

Le reste est sublime. Notamment le moment où Daniel Gélin et Danielle Darrieux discutent de l'impuissance masculine à propos de De l'amour de Stendhal."

(TTT -> P.M., Le guide du cinéma : 15000 films à voir (télé, vidéo, DVD) - Télérama hors-série - 15000 critiques pour mieux choisir vos films)

* Réalisation : Max Ophüls
* Scénario : D'après la pièce de l'autrichien Arthur Schnitzler
* Adaptation : Jacques Natanson, Max Ophüls
* Dialogue : Jacques Natanson
* Assistant réalisateur : Paul Feyder, Tony Aboyantz
* Images : Christian Matras
* Son : Pierre Calvet
* Décors : Jean d'Eaubonne, assisté de Fred Marpaux et Marc Frédérix
* Montage : Léonide Azar, assisté de Suzanne Rondeau
* Opérateur : Alain Douarinou, assisté de Ernest Bourreaud
* Musique : Oscar Straus, adapdation musicale Joé Hajos, (éditions Choudens)
* Compositeur : Louis Ducreux
* Costumes : Georges Annenkov, exécutés par Marie Gromtseff (= Grontzeff)
* Script-girl : Lucie Lichtig
* Maquillage : Carmen Brelle
* Secrétaire de production : Noëlle Mouton
* Régie générale : Renée Bardon
* Ensemblier : Charles Mérangel et Henri Vergne
* Photographe de plateau : Jean-François Clair et Sam Levin
* Production : Serge Gordine
* Directeur de production : Ralph Baum
* Directeur administratif : Grégoire Geftman
* Tournage à "Franstudio" de Saint-Maurice
* Tirage : Laboratoire Lianofilm - Système sonore R.C.A
* Genre : Comédie
* Pellicule 35mm, noir et blanc
* Durée : 110 mn / 97mn
* Première présentation le 16/6/1950, Paris (Palais de Chaillot)

Distribution :

* Gérard Philipe : Le comte
* Simone Signoret : Léocadie, la fille prostituée
* Simone Simon : Marie, la femme de chambre
* Danielle Darrieux : Emma, la femme mariée
* Serge Reggiani : Le soldat Franz
* Daniel Gélin : Alfred, le jeune homme
* Fernand Gravey : Charles, le mari
* Jean-Louis Barrault : Robert, le poète
* Odette Joyeux : La grisette
* Isa Miranda : Charlotte, la comédienne
* Anton Walbrook : Le meneur de jeu
* Robert Vattier : Le professeur Schuller
* Jean Clarieux : Le brigadier
* Marcel Mérovée : Toni
* Charles Vissières : Le concierge du théâtre
* Jean Ozenne
* Jean Landier
* René Marjac
* Jacques Vertan

Scènes de La Ronde :

1. La fille et le soldat
2. La femme de chambre et le jeune homme
3. Le jeune homme et la femme mariée
4. La femme mariée et son mari
5. Le mari et la petite grisette
6. La grisette et le poète
7. Le poète et la comédienne
8. La comédienne et le comte
9. Le comte et la fille.

Le plaisir, 1952 :

"Certains critiques de l'époque démolirent le film, argument raciste à la clé : comment un "étranger" osait-il s'attaquer à Maupassant, écrivain français... Quelle bêtise ! Car le film est une splendeur.

Ses deux volets sombres (la futilité du plaisir évoquée dans Le Masque, sa gravité dans Le Modèle) semblent magnifier la lumière, le lyrisme et l'ironie de La Maison Tellier, le centre du film. L'histoire de pensionnaires d'une maison close allant à la première communion de la filleule de la patronne. On ne sait ce qui est le plus beau : dans un train, l'essayage de jarretières, imposé par un Pierre Brasseur déchaîné ; dans une église, les larmes de Rosa et de ses compagnes ; ou, dans un champ de fleurs, le "merci" tout juste murmuré par madame Rosa (Danielle Darrieux) à Rivet (Jean Gabin) qui s'excuse timidement de lui avoir manqué de respect.

Le film est une méditation sur la nostalgie de l'innocence. Témoin cette scène où Rosa et une enfant, qui ont également peur du noir, s'endorment, rassurées, dans les bras l'une de l'autre."

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* Titre : Le Plaisir
* Réalisation : Max Ophuls
* Scénario : Jacques Natanson et Max Ophuls, adapté de trois nouvelles de Guy de Maupassant : Le Masque, La Maison Tellier et Le Modèle
* Dialogues : Jacques Natanson
* Production : Edouard Harispuru pour Le Masque et La Maison Tellier ; M. Kieffer pour Le Modèle assisté de François Harispuru et Ben Barkay ; Max Ophüls (non crédité)
* Distribution : Columbia Films, Télédis
* Sociétés de production : Sterafilms et C.C.F.C
* Musique : Joe Hajos, Maurice Yvain et thèmes d'Offenbach et Mozart
* Photographie : Christian Matras pour Le Masque et La Maison Tellier ; Philippe Agostini pour Le Modèle
* Montage : Léonide Azar, assisté de Suzanne Rondeau
* Décors : Jean d'Eaubonne, assisté de Jacques Gut, Robert Christidès
* Costumes : Georges Annenkov, assisté de Ferdinand Junker
* Maquillage : Carmen Brel, Roger Chanteau
* Son : Pierre Calvet, Jean Rieul
* Assistants réalisation : Jean Valère, Tony Aboyantz
* Caméra : Alain Douarinou pour Le Masque et La Maison Tellier ; Walter Wottiz pour Le Modèle, assisté de Jean Lalier
* Script : Paule Converset
* Régie général : Hugo Bénedeck, Jacques Levron, assisté de Leo Fremery
* Ensemblier : Christidès
* Coiffures : Jules Chanteau, Simone Knapp
* Photographie de plateau : Roger Forster et Roger Poutrel
* Tirage : Laboratoire G.T.C
* Enregistrement son : Western Electric
* Pays d'origine : France
* Format : Noir et blanc - 1,37:1 - Mono - 35mm
* Genre: Comédie dramatique
* Durée: 97 minutes
* Date de sortie : France France 14 février 1952 à Fécamp (Palace) ; 29 février 1952

Distribution :

Le Masque

* Claude Dauphin : Le docteur
* Gaby Morlay : Denise, femme d'Ambroise
* Paul Azaïs : Le patron du Palais de la danse
* Jean Galland : Ambroise, le Masque
* Jean Servais : Le narrateur
* Gaby Bruyère : Frimousse, une danseuse
* Janine Viénot : La poule du docteur
* Emile Genevois : Le groom
* Huguette Montréal : Une danseuse
* Liliane Yvernault : Une danseuse

La Maison Tellier

* Jean Gabin : Joseph Rivet, menuisier et frère de Julia
* Madeleine Renaud : Julia Tellier, la tenancière
* Ginette Leclerc : Mme Flora, dite "Balançoire"
* Mila Parély : Mme Raphaële
* Danielle Darrieux : Mme Rosa
* Pierre Brasseur : Julien Letendu, commis-voyageur
* Paulette Dubost : Mme Fernande
* Amédée (Frédéric, le barman de la maison)
* Henri Crémieux : M. Pimpesse, le percepteur
* Mathilde Casadesus : Mme Louise, dite "Cocotte"
* René Blancard : Le maire
* Antoine Balpêtré : M. Poulain, marchand de bois
* Arthur Devère : Le contrôleur du train
* Jocelyne Jany : Constance Rivet, la fille de Joseph
* Héléna Manson : Marie Rivet, l'épouse de Joseph
* Jean Meyer : M. Dupuis, l'agent d'assurance
* Charles Vissières : Le vieux normand du train
* Robert Lombard : M. Philippe, le fils du banquier
* François Harispuru : M. Philippe, vu de dos
* Marcel Perès : M. Duvert, l'armateur
* Zélie Yzelle : La vieille normande du train
* Louis Seigner : M. Tourneveau, le saleur de poisson
* Claire Olivier : Mme Tourneveau
* René Hell : Le garde-champêtre
* Pierre Palau : M. Vasse, le juge
* Georges Baconnet : Un client
* Rognoni : Le curé
* Georges Vitray : Le capitaine
* Jean Servais : Le narrateur

Le Modèle

* Daniel Gélin : Jean, le peintre
* Simone Simon : Joséphine, le modèle
* Jean Servais : Le narrateur, ami de Jean

Madame de..., 1953 :

"Des boucles d'oreilles en forme de coeur passent de main en main. Et un autre coeur, celui de Madame de... se brise devant un sentiment inconnu qui a envahi, soudain, sa vie futile et vaine.

D'une certaine façon, la mise en scène sublime d'Ophuls est une métaphore du cinéma, ce mensonge qui révèle la vérité, pour paraphraser la formule de Cocteau. Des mouvements de caméra d'une élégance et d'une précision extraordinaires semblent constamment entourer les personnages dans leur sinueux parcours vers la lucidité et, donc, vers la mort.

A Danielle Darrieux, Ophuls avait demandé d'incarner le vide. De façon que le spectateur soit profondément ému par son apparente inexistence. Elle réussit ce pari au-delà de toute espérance. Quand on la voit dans une église, la première fois, Madame de... n'est qu'une adorable mondaine, une coquette infernale qui demande, d'une voix sucrée, à sa "petite sainte chérie" de convaincre son bijoutier de lui racheter ses coeurs en diamant.
A la fin, c'est le visage d'une madone que filme Ophuls. Loin des rondes inutiles et du plaisir éphémère. Un visage qu'Ophuls et Darrieux ont rendu inoubliable.

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* Titre : Madame de...
* Réalisation : Max Ophüls
* Scénario : Marcel Achard, Max Ophüls, et Annette Wademant d'après le roman de Louise de Vilmorin (éditions Gallimard)
* Dialogues : Marcel Achard
* Images : Christian Matras
* Opérateur : Alain Douarinou
* Effets spéciaux : François Suné
* Décors : Jean d'Eaubonne, assisté de Jacques Gut et Marc Frédéric
* Ensemblier : Maurice Barnathan
* Costumes : Georges Annenkov et Rosine Delamare, assistés de Georgette Fillon
* Coiffures : Jean Lalaurette et Jules Chanteau pour les perruques
* Maquillage : Carmen Brel et Janine Cassé
* Musique : Oscar Straus et Georges van Parys
* Parolier : Louis Ducreux
* Montage : Boris Lewin
* Son : Antoine Petitjean
* Script-girl : Francine Corteggiani
* Assistants réalisateurs : Marc Maurette, Willy Picard, Tony Aboyantz et Alain Jessua (stagiaire)
* Photographe de plateau : Raymond Voinquel et Sam Levin pour les portraits
* Régie générale : André Hoss, assisté de Jean Pieuchot
* Chef de production : Henry Deutschmeister
* Directeur de production : Henri Baum et Ralph Baum
* Production : Franco-London-Films Indusfilms (Paris), Rizzoli Films (Rome)
* Distribution : Gaumont
* Tournage du 8 avril au 12 juin 1953, dans les studios de Boulogne
* Enregistrement Optiphone, système Western Electric
* Tirage : Laboratoire G.T.C Joinville
* Pays d'origine : France
* Format : Noir et blanc - 1,37:1 - Son mono
* Genre : Drame
* Durée : 100 minutes
* Date de sortie :
o France France 16 septembre 1953 à Paris (Colisée, Marivaux)
o États-Unis États-Unis 19 juillet 1954
* Visa d'exploitation : 13793

Distribution :

* Danielle Darrieux : La comtesse Louise de...
* Charles Boyer : Le général André de...
* Vittorio De Sica : Le baron Fabrizio Donati
* Jean Debucourt : M. Rémy, le bijoutier
* Mireille Perrey : Nounou, la nourrice de la comtesse
* Lia di Léo : Lola, la maîtresse du général
* Jean Galland : M. de Bernac
* Hubert Noël : Henri de Malville
* Josselin : Un diplomate
* Paul Azaïs : Léon, le cocher fiacre de Louise
* Claire Duhamel: Élisabeth, la nièce du général
* Georges Vitray : Le vieux journaliste
* Jean Toulout : Le doyen du corps diplomatique
* Albert Michel : Le cocher fiacre de Donati
* Léon Walther : L'administrateur du théâtre
* Madeleine Barbulée : Une amie de Louise
* Colette Régis : La vendeuse de cierges
* Germaine Stainval : L'ambassadrice
* Jacques Beauvais : Un majordome
* Emile Genevois : Le soldat planton
* Gérard Buhr : Le douanier
* Michel Salina : Un témoin du duel
* Georges Paulais : Un témoin du duel
* Robert Moor : Un diplomate
* Léon Pauléon : Un huissier
* Jean Degrave : Le clubman
* Charles Bayard : Un diplomate lors de la réception
* Franck Maurice : Le bagagiste du train
* René Worms : Un homme chez la nièce du général
* Jean-Paul Moulinot : Un homme au théâtre
* Jimmy Perrys : Le contrôleur à la douane
* Serge Lecointe : Jérôme Rémy, le fils du bijoutier (non crédité)
* Guy Favières : Julien, le domestique de la comtesse et du général (non crédité)
* Daniel Mendaille
* Max Mégy
* Louis Saintève
* Roger Vincent

Lola Montes, 1955 :

"Dans le CinemaScope le plus somptueux, Max Ophuls a enfermé la tragédie la plus intime, celle d'une femme dépossédée d'elle-même par la société du spectacle. Expérimental et visionnaire, le film sortit pour les fêtes de Noël 1955. Et les spectateurs, venus savourer l'érotisme sucré de Martine Carol, ne la reconnurent pas, soudain révélée dans sa souffrance, moralement mise à nu par un Ophuls tendre et cruel.

Bariolées, les scènes du cirque représentent un enfer, celui de l'américanisation du monde.

Quant aux flash-back qui font revivre, en désordre, quelques moments d'une existence mouvementée, ils sont traités, par contraste, en pastels fragiles.

Le plus émouvant est l'épisode du roi de Bavière, avec un Anton Walbrook vieillissant, étreignant son dernier rêve.
En bateleur du cirque, Peter Ustinov est l'autre amant amer.

Prenant congé du monde par cette oeuvre où le classicisme se dissimule sous le masque du baroque, le réalisateur voile de poésie sa mélancolie inguérissable".

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* Titre : Lola Montès
* Réalisation : Max Ophuls
* Scénario : Max Ophuls, Jacques Natanson et Annette Wademant d'après le roman de Cécil Saint-Laurent
* Dialogues : Jacques Natanson
* Production : Gamma Films, Florida Films, Union Films / Les Films du Jeudi
* Photographie : Christian Matras
* Musique : Georges Auric
* Décors : Jean d'Eaubonne
* Costumes : Georges Annenkov et Marcel Escoffier
* Pays d'origine : France
* Genre : Drame
* Durée : 115 minutes
* Date de sortie : 1955 / 2008 (France)

Distribution

* Martine Carol : Lola Montès
* Peter Ustinov : l'écuyer
* Anton Walbrook : le roi Louis Ier de Bavière
* Ivan Desny : le lieutenant James
* Lise Delamare : Mrs Craigie
* Henri Guisol : Maurice
* Paulette Dubost : Joséphine, la camériste
* Will Quadflieg : Franz Liszt
* Oskar Werner : l'étudiant
* Jean Galland : le secrétaire particulier

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