Cité par Fabien Boully, dans HISTOIRE(S) DE FILMS FRANCAIS - Jean-Luc Douin et Daniel Couty,
à propos du film de Chabrol, LES BONNES FEMMES, 1960
Cité par Fabien Boully, dans HISTOIRE(S) DE FILMS FRANCAIS - Jean-Luc Douin et Daniel Couty,
à propos du film de Chabrol, LES BONNES FEMMES, 1960
Le premier baiser du cinéma : 1896, The May Irvin & John C. Rice Kiss
(William Heise, the EDISON Company)
"C'est absolument répugnant", écrira un critique.
Isabelle Adjani. - Ce fut le pantalon, c'est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c'est quand même embêtant. C'était inimaginable avant le phénomène de l'intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile.
...
N. O. - Vos élèves dans le film restent sourds aux charmes de Molière. Que vous inspire la frigidité du président la République pour «la Princesse de Clèves» ?
Isabelle Adjani. - Voyez mon accablement... Tant pis pour lui. Si Carla Bruni pouvait lui lire ce livre chaque soir au coin du feu sur un air de guitare... Personnellement, je ne sais pas comment j'aurais vécu ma vie amoureuse si je n'avais pas lu «la Princesse de Clèves».
[--> Le texte intégral de Madame de La Fayette : La Princesse de Clèves
--> La version audio gratuite : La Princesse de Clèves livre audio]
...
N. O. - Pour parler d'une rumeur moins tragique, qu'est- ce que c'est que ce maquillage que vous portiez à la cérémonie des Globes de Cristal (--> voir vidéo) ?
Isabelle Adjani. - Vous voulez l'histoire de l'histoire ? Jean-Paul Lilienfeld et moi venions recevoir la Pépite de Cristal pour «la Journée de la jupe». C'était au Lido, dans un climat déjanté. Jean-Luc Delarue, par son attitude étrange, plongeait ses invités dans un état de sidération. Jusqu'à parler de ses lolos à Yamina Benguigui... Jean-Paul Lilienfeld me dit : «Delarue ne fait pas dans la dentelle.» La maquilleuse me dit : «Je sais faire des maquillages en dentelle.» Jean-Paul décide de se mettre en jupe, il trouve un vieux jupon. Je dis à la maquilleuse : «Soit, faisons dans la dentelle.» Ce maquillage, ce n'était rien qui mérite de s'y attarder. Un petit truc kitsch, pop, funky, au Lido. Je me suis rendu compte que je n'étais pas Björk. Je n'ai même pas le droit de m'amuser. Je le prends comme un indicateur de l'imaginaire social. Dans la salle, un ami a failli casser la figure à son voisin parce qu'il disait : «Oh, ça va, on les connaît ses origines, c'est pas la peine qu'elle se foute du henné sur la gueule...» Et, avec tout ça, le jupon de Jean-Paul est resté inaperçu.
Entretien complet:
Fabrice Pliskin
Le Nouvel Observateur - 2315 - 19/03/2009
Bande annonce:
Un documentaire d'Aurélie NADLER: Cigales et fouRMIs
Au sein du tournage de "Nos désirs font désordre", premier long métrage de Stéphane Arnoux (Sortie en salles : le 25 mars).
réalisé dans des conditions précaires, une caméra se déplace pour recueillir les expériences, témoignages et réflexions de l'équipe.
Les conditions de tournage reposent entièrement sur la solidarité financière et professionnelle d'une vingtaine de personnes, âgées de vingt à trente ans, venues d'horizons divers mais partageant tous certaines caractéristiques :
l'envie de travailler ensemble à l'élaboration d'un projet artistique; une situation de précarité professionnelle non résolue; le refus et la difficulté de se soumettre aux critères imposés par une société libérale qui les classe aujourd'hui parmi les inutiles ou les improductifs.
Au fil des propos recueillis, confrontés aux situations vécues au jour le jour durant la courte durée du tournage, des liens se tissent et des thèmes reviennent. L'unicité de la situation vécue par le groupe dans l'effervescence d'un film dont les problématiques sont précisément celles de la créativité précaire, est racontée à travers un regard subjectif, une "caméra humaine" qui tente d'en percevoir les enjeux, les fragilités, et les questionnements.
BANDE ANNONCE - NOS DESIRS FONT DESORDRE
Un long métrage de Stéphane Arnoux
Produit par Les Films à Fleur de Peau
coproduit par Phineas Production
Distribution Les Films à Fleur de Peau
Scénario et réalisation Stéphane Arnoux
Producteur délégué Franck Llopis
Coproducteur Stéphane Arnoux
Musique originale Serge Teyssot-Gay et Khaled AlJaramani
Directrice de production Manuella Braun
Assistantes à la réalisation Diane Antakli, Aliénor Bouvier
Image Stéphane Arnoux
Assisté de Manuella Braun, Clément Follain, Antoine Chevalley
Chef opérateur du son Antoine Chevalley
Stagiaires son Gilles Roche, Gautier Gaye
Accessoiriste Sophie Jayez
Régie Ana Florit, Gaëlle Amour, Alexandra Fritz
Montage Stéphane Arnoux, avec la collaboration de Thierry Derocles
Stagiaires montage Flore Labrot, Gaëlle Amour
Réalisatrice making-of Aurélie Nadler
Bandes-annonces Carine Allennbach, Manuella Braun
Photos, affiche Clément Follain
Avec:
NADIA Saïda Djoudi
PIERROT Damien Pottier
MANUELLA Fabiana Belot
LÉO Flore Labrot
LOUISE Mélody Maloux
EVA Maria de la Bastida
JEANNE Célia Sarrasin
MARION Cindy Feroc
FABRICE Gilles Roche
MATHIEU Stéphane Arnoux
ANTOINE Gautier Gaye
LES ETUDIANTES Aliénor Bouvier, Alexandra Fritz, Ana Florit
LES DRAGUEURS Vincent Mermé, Ralph Balez
La voix du casting Romain Neuillet
Le voleur de scooter Alain Roche
La caissière Nathalie Bâton
Synopsis
Des jeunes gens, étudiants, travailleurs, chômeurs, artistes ou militants, s’apprêtent à passer ensemble un week-end à la mer. Le voyage et les conflits qu’ils traversent révèlent les désirs, les espoirs et les peurs d’une génération sacrifiée, précarisée, forcée de résister.
Some young people, workers, jobless, students, artists or militants, are going to spend together a week-end at the sea. The trip and their conflicts reveal the desires, hope and fears of an unsecured and sacrificed generation, close to uprising.
"Une histoire «politiquement incorrecte», où une jeune femme, Claire Stassin (Marie Kremer) manipule les hommes, les fascine et les domine....Une réussite.
Marie Kremer, inquiétante, perfide, sans états d'âme" (Le Figaro)
A voir : --> Extrait vidéo et photos de Marie Kremer:
LE BONHEUR DANS LE CRIME
de DENIS MALLEVAL
D'après Barbey d'Aurevilly
[Cette analyse de film est un exercice obligatoire en vue du passage en Licence dans le cadre de l'E.S.A.V - Ecole Supérieure d'Audio-Visuel - Toulouse II.]
"Bon nombre d'intellectuels ont attaqué "Titanic" parce qu'il s'agirait selon eux d'un film trop superficiel, "trop en surface" (alors qu'il n'est que profondeur audio-visuelle). Ils ont trouvé que les personnages manquaient de profondeur psychologique (alors qu'ils sont tous symboliques), que le discours de Cameron sur les classes sociales était manichéen (alors que le film traite de l'excès et de la duplicité) et ils ont conclu que ce film était académique donc impersonnel (alors que Cameron est "là", présent dans chaque plan).
Ce que peu ont mentionné, c'est la force physique de ce film, son niveau simplement sensoriel, comme au temps des films muets. Cette dimension de la sensation dans le septième art beaucoup la dénigre ou l'occulte au profit de considérations philosophiques menant involontairement à réfuter l'essence même du cinéma.
Si "Titanic" commence sur des images de films muets, ce n'est pas un hasard ; d'autant que cette introduction fait écho à l'autre grand film de paquebot, "E La Nave Va" de Federico Fellini (1984), qui commençait de la même manière, en hommage aux premiers souffles d'un art naissant.
Le film de Cameron est un peu le double antithétique du film de Fellini, mais les deux oeuvres fusionnent dans une même direction : le cinéma est avant tout audiovisuel (le film de Fellini étant également très musical) et, donc, fondamentalement sensoriel.
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Stanley Kubrick défendait sans cesse une approche du cinéma qui exigerait de faire appel d'abord à l'animalité, l'irrationnalité et l'inconscient du spectateur avant son intellect (le sensoriel, de toutes façons, menant à la signification), d'où la puissance d'évocation de ses oeuvres démesurées. Si Cameron n'a pas le pessimisme ou la méchanceté d'un Kubrick, il possède cette qualité rare qui consiste à s'adresser directement, physiquement, au spectateur.
C'est cela "Titanic", une expérience sensorielle, voire parfois sensuelle, presque non-verbale (en ce sens, il est absurde de critiquer la qualité des dialogues du film - qui ne sont d'ailleurs pas si incohérents, on l'a vu dans cette analyse) qui permet une osmose entre les spectateurs et le film.
Sur l'affiche de "Titanic", on pouvait lire en dessous du couple Leonardo DiCaprio-Kate Winslet : " Rien ne pouvait les séparer ". En fait, cette phrase est emblématique du film à plus d'un titre : dans "Titanic", tout ce qui est double ou opposé finit par se confronter et se mêler (Cameron est un Symboliste). Nous sommes liés aux interprètes, tout comme sont mélangés l'image et le son, l'intime et le démesuré, le ciel et la mer, le passé et le présent.
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"Titanic" est une belle leçon d'ouverture et nous rappelle avec brio que dans un grand film, tout s'enchevêtre : chaque élément se transfigure pour devenir l'Autre. Il montre le cinéma comme un lieu de transferts et d'interdits, où les sons deviennent des couleurs et les images des mélodies.
Arthur Rimbaud, qui prônait avant tout le dérèglement des sens, a écrit : " "Elle est retrouvée ! Quoi ? L'Eternité. C'est la mer mêlée avec le soleil."" Aujourd'hui, les vrais cinéphiles (ceux pour qui l'ouïe est aussi essentielle que la vue) pourraient affirmer haut et fort : ""Il est retrouvé ! Quoi ? Le Cinéma. C'est le son mêlé avec la lumière.""
Alexandre Tylski
Retrouvez l'analyse complète du film sur Lumiere.org
Sommaire:
* INTRODUCTION
* I / LE TOUCHER - la main omniprésente
o 1) entrée en matière
o 2) les gants
+ a/ les gants des scientifiques
+ b/ les gants de Rose
o 3) la main sur la vitre
o 4) la main et la création
+ a/ Jack Dawson, le dessinateur
+ b/ James Cameron, le créateur
* II / LA VUE - la fuite du corps
o 1) le Minotaure, Icare et le Phénix
o 2) Henry James et Joseph Conrad
o 3) Edgar Degas, Claude Monet et Pablo Picasso
+ a / Nymphéas
+ b / Les Demoiselles d'Avignon
+ c / L'Etoile
* III / L'OUIE - la musique contre la disparition
o 1) une musique "hybride"
+ a / le vaisseau fantôme
+ b / le premier baiser
o 1) une musique "ancre"
o 3) une musique "salvatrice"
* CONCLUSION
THE SERVANT
JOSEPH LOSEY 1963
Acteurs: Dirk Bogarde, Sarah Miles, Wendy Craig, James Fox
La dépendance, le masochisme et la domination...
"il n’y a pas de place pour deux et l’un des deux devra céder. C’est le sujet même du film."
Source: The Servant

Extrait vidéo: THE SERVANT Seduction Scene
Les notes sur l'histoire du cinéma se poursuivent désormais à cette adresse :
HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...
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