film

Visconti avait privilégié le rêve, Bresson retient plutôt le réel - ROBERT BRESSON, QUATRE NUITS D'UN REVEUR

VIDEO : QUATRE NUITS D'UN REVEUR, ROBERT BRESSON

"...Jacques peint les jolies femmes qu'il suit dans Paris. (...)
Bresson donne le sentiment de cerner l'absence même."
(TELERAMA, Guide cinéma)

Le récit "Nuits blanches" de Dostoïevski qui décrit la lutte du rêve et de la réalité avait déjà donné lieu en 1957 à une première adaptation cinématographique de Luchino Visconti (Le notti bianche) qui avait surpris par sa théâtralité et son onirisme accusé. Avec son décor de studio, Visconti avait donc privilégié le rêve.

Bien que son titre fasse explicitement référence au sous-titre du court roman "Souvenirs d'un rêveur", Bresson retient plutôt le réel, ce qui était sans doute inévitable de la part de cet acharné du vrai.

(...)

Aussi éloignée de la dramaturgie classique que de la rigueur habituelle du système bressonien, la construction du film est proche de la modernité d'un Godard ou d'un Antonioni."

Extrait des pages 99-101 de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992

1971 : Quatre nuits d'un rêveur (Four Nights of a Dreamer)

Réalisateur    Robert Bresson   
Scénario    Robert Bresson   
Auteur de l'oeuvre originale    Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski   
Dialoguiste    Robert Bresson   
Société de production    Albina Productions (Paris)   
Société de production    Victoria Films   
Société de production    I Film Dell'Orso (Roma)   
Directeur de production    Georges Casati   
Distributeur d'origine    Imperia Films   
Directeur de la photographie    Ghislain Cloquet   
Directeur de la photographie    Pierre Lhomme   
Ingénieur du son    Roger Letellier   
Mixeur    Jacques Carrère   
Compositeur de la musique    Michel Magne   
Décorateur    Pierre Charbonnier   
Assistant-réalisateur    Mylène Van der Mersch   
Assistant-réalisateur    André Bitoun   
Assistant-réalisateur    Jean-Pierre Ghys   
Assistant-réalisateur    Munni Kabir   
Monteur    Raymond Lamy   
Scripte    Irène Lhomme

Guillaume Des Forêts    (Jacques)
Isabelle Weingarten    (Marthe)
Jean-Maurice Monnayer    (le locataire)
Jérôme Massart    (le camarade des Beaux-Arts)
Patrick Jouané    (le gangster du film incorporé)
Lydia Biondi    (la mère de Marthe)
Giorgio Maulini

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JACQUOT - Cette obsession de filmer l'innocence dans un monde vil, souillé, où tout s'achète, se négocie et se vend

Xavier Lardoux : "La Fille seule apparaît comme le deuxième film de "jeune fille" de Benoît Jacquot, cinq ans après La Désenchantée (avec Judith Godrèche) et dix ans avant A tout de suite (avec Isild Le Besco).

Comme ces deux autres films, La Fille seule s'appuie sur son actrice principale, Virginie Ledoyen, âgée de dix-huit ans seulement, et à qui le cinéaste a confié l'enjeu du film (la comédienne magnifique de dureté et de fragilité est à l'écran à chaque plan).

Ce qui frappe le plus, c'est cette obsession de filmer l'innocence dans un monde vil, souillé, où tout s'achète, se négocie et se vend.

...

"Je dois à Bergman l'idée de la Fille seule, disait Benoît Jacquot. C'est le voeu de faire un film où on suivrait quelqu'un en durée réelle, sans le lâcher d'un pouce, un film où la caméra colle à un personnage.""

Xavier Lardoux, Le cinéma de Benoît Jacquot, pages 70-71.

VIDEO : LA FILLE SEULE, VIRGINIE LEDOYEN - UN FILM DE BENOIT JACQUOT

Coffret DVD Benoît Jacquot : A tout de suite - La fille seule - La désenchantée

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MAX OPHULS : Coffret DVD : LOLA MONTES, MADAME DE..., LA RONDE, LE PLAISIR (Paramount)

Sortie le 20 octobre d'un coffret DVD Max Ophuls, avec quatre films majeurs : LOLA MONTES, MADAME DE..., LA RONDE, LE PLAISIR.

La Ronde, 1950 :

"L'interminable travelling qui ouvre le film permet au Narrateur de traverser une scène de théâtre, un studio de cinéma, de s'habiller en costume 1900, de chanter Tournent, tournent mes personnages (musique d'Oscar Strauss, paroles de Louis Ducreux) et de faire s'animer un manège sur lequel apparaît la fille des rues. Celle-ci rencontre un soldat, qui courtise une femme de chambre et la ronde va tourner ainsi jusqu'à ce qu'un comte très snob retrouve la fille des rues.

Les mouvements de caméra étincelants, l'ironie et le brio de la mise en scène dissimulent mal la gravité de la pièce de Schnitzler. Tous les héros semblent, dans leur course frénétique vers le plaisir, lutter contre le temps ("Quelle heure est-il ?, ne fait que demander la femme mariée).

Barrault surjoue et on eût préféré Marlene Dietrich, initialement prévue, à Isa Miranda.

Le reste est sublime. Notamment le moment où Daniel Gélin et Danielle Darrieux discutent de l'impuissance masculine à propos de De l'amour de Stendhal."

(TTT -> P.M., Le guide du cinéma : 15000 films à voir (télé, vidéo, DVD) - Télérama hors-série - 15000 critiques pour mieux choisir vos films)

* Réalisation : Max Ophüls
* Scénario : D'après la pièce de l'autrichien Arthur Schnitzler
* Adaptation : Jacques Natanson, Max Ophüls
* Dialogue : Jacques Natanson
* Assistant réalisateur : Paul Feyder, Tony Aboyantz
* Images : Christian Matras
* Son : Pierre Calvet
* Décors : Jean d'Eaubonne, assisté de Fred Marpaux et Marc Frédérix
* Montage : Léonide Azar, assisté de Suzanne Rondeau
* Opérateur : Alain Douarinou, assisté de Ernest Bourreaud
* Musique : Oscar Straus, adapdation musicale Joé Hajos, (éditions Choudens)
* Compositeur : Louis Ducreux
* Costumes : Georges Annenkov, exécutés par Marie Gromtseff (= Grontzeff)
* Script-girl : Lucie Lichtig
* Maquillage : Carmen Brelle
* Secrétaire de production : Noëlle Mouton
* Régie générale : Renée Bardon
* Ensemblier : Charles Mérangel et Henri Vergne
* Photographe de plateau : Jean-François Clair et Sam Levin
* Production : Serge Gordine
* Directeur de production : Ralph Baum
* Directeur administratif : Grégoire Geftman
* Tournage à "Franstudio" de Saint-Maurice
* Tirage : Laboratoire Lianofilm - Système sonore R.C.A
* Genre : Comédie
* Pellicule 35mm, noir et blanc
* Durée : 110 mn / 97mn
* Première présentation le 16/6/1950, Paris (Palais de Chaillot)

Distribution :

* Gérard Philipe : Le comte
* Simone Signoret : Léocadie, la fille prostituée
* Simone Simon : Marie, la femme de chambre
* Danielle Darrieux : Emma, la femme mariée
* Serge Reggiani : Le soldat Franz
* Daniel Gélin : Alfred, le jeune homme
* Fernand Gravey : Charles, le mari
* Jean-Louis Barrault : Robert, le poète
* Odette Joyeux : La grisette
* Isa Miranda : Charlotte, la comédienne
* Anton Walbrook : Le meneur de jeu
* Robert Vattier : Le professeur Schuller
* Jean Clarieux : Le brigadier
* Marcel Mérovée : Toni
* Charles Vissières : Le concierge du théâtre
* Jean Ozenne
* Jean Landier
* René Marjac
* Jacques Vertan

Scènes de La Ronde :

1. La fille et le soldat
2. La femme de chambre et le jeune homme
3. Le jeune homme et la femme mariée
4. La femme mariée et son mari
5. Le mari et la petite grisette
6. La grisette et le poète
7. Le poète et la comédienne
8. La comédienne et le comte
9. Le comte et la fille.

Le plaisir, 1952 :

"Certains critiques de l'époque démolirent le film, argument raciste à la clé : comment un "étranger" osait-il s'attaquer à Maupassant, écrivain français... Quelle bêtise ! Car le film est une splendeur.

Ses deux volets sombres (la futilité du plaisir évoquée dans Le Masque, sa gravité dans Le Modèle) semblent magnifier la lumière, le lyrisme et l'ironie de La Maison Tellier, le centre du film. L'histoire de pensionnaires d'une maison close allant à la première communion de la filleule de la patronne. On ne sait ce qui est le plus beau : dans un train, l'essayage de jarretières, imposé par un Pierre Brasseur déchaîné ; dans une église, les larmes de Rosa et de ses compagnes ; ou, dans un champ de fleurs, le "merci" tout juste murmuré par madame Rosa (Danielle Darrieux) à Rivet (Jean Gabin) qui s'excuse timidement de lui avoir manqué de respect.

Le film est une méditation sur la nostalgie de l'innocence. Témoin cette scène où Rosa et une enfant, qui ont également peur du noir, s'endorment, rassurées, dans les bras l'une de l'autre."

(TTTT -> P.M., Le guide du cinéma : 15000 films à voir (télé, vidéo, DVD) - Télérama hors-série - 15000 critiques pour mieux choisir vos films)

* Titre : Le Plaisir
* Réalisation : Max Ophuls
* Scénario : Jacques Natanson et Max Ophuls, adapté de trois nouvelles de Guy de Maupassant : Le Masque, La Maison Tellier et Le Modèle
* Dialogues : Jacques Natanson
* Production : Edouard Harispuru pour Le Masque et La Maison Tellier ; M. Kieffer pour Le Modèle assisté de François Harispuru et Ben Barkay ; Max Ophüls (non crédité)
* Distribution : Columbia Films, Télédis
* Sociétés de production : Sterafilms et C.C.F.C
* Musique : Joe Hajos, Maurice Yvain et thèmes d'Offenbach et Mozart
* Photographie : Christian Matras pour Le Masque et La Maison Tellier ; Philippe Agostini pour Le Modèle
* Montage : Léonide Azar, assisté de Suzanne Rondeau
* Décors : Jean d'Eaubonne, assisté de Jacques Gut, Robert Christidès
* Costumes : Georges Annenkov, assisté de Ferdinand Junker
* Maquillage : Carmen Brel, Roger Chanteau
* Son : Pierre Calvet, Jean Rieul
* Assistants réalisation : Jean Valère, Tony Aboyantz
* Caméra : Alain Douarinou pour Le Masque et La Maison Tellier ; Walter Wottiz pour Le Modèle, assisté de Jean Lalier
* Script : Paule Converset
* Régie général : Hugo Bénedeck, Jacques Levron, assisté de Leo Fremery
* Ensemblier : Christidès
* Coiffures : Jules Chanteau, Simone Knapp
* Photographie de plateau : Roger Forster et Roger Poutrel
* Tirage : Laboratoire G.T.C
* Enregistrement son : Western Electric
* Pays d'origine : France
* Format : Noir et blanc - 1,37:1 - Mono - 35mm
* Genre: Comédie dramatique
* Durée: 97 minutes
* Date de sortie : France France 14 février 1952 à Fécamp (Palace) ; 29 février 1952

Distribution :

Le Masque

* Claude Dauphin : Le docteur
* Gaby Morlay : Denise, femme d'Ambroise
* Paul Azaïs : Le patron du Palais de la danse
* Jean Galland : Ambroise, le Masque
* Jean Servais : Le narrateur
* Gaby Bruyère : Frimousse, une danseuse
* Janine Viénot : La poule du docteur
* Emile Genevois : Le groom
* Huguette Montréal : Une danseuse
* Liliane Yvernault : Une danseuse

La Maison Tellier

* Jean Gabin : Joseph Rivet, menuisier et frère de Julia
* Madeleine Renaud : Julia Tellier, la tenancière
* Ginette Leclerc : Mme Flora, dite "Balançoire"
* Mila Parély : Mme Raphaële
* Danielle Darrieux : Mme Rosa
* Pierre Brasseur : Julien Letendu, commis-voyageur
* Paulette Dubost : Mme Fernande
* Amédée (Frédéric, le barman de la maison)
* Henri Crémieux : M. Pimpesse, le percepteur
* Mathilde Casadesus : Mme Louise, dite "Cocotte"
* René Blancard : Le maire
* Antoine Balpêtré : M. Poulain, marchand de bois
* Arthur Devère : Le contrôleur du train
* Jocelyne Jany : Constance Rivet, la fille de Joseph
* Héléna Manson : Marie Rivet, l'épouse de Joseph
* Jean Meyer : M. Dupuis, l'agent d'assurance
* Charles Vissières : Le vieux normand du train
* Robert Lombard : M. Philippe, le fils du banquier
* François Harispuru : M. Philippe, vu de dos
* Marcel Perès : M. Duvert, l'armateur
* Zélie Yzelle : La vieille normande du train
* Louis Seigner : M. Tourneveau, le saleur de poisson
* Claire Olivier : Mme Tourneveau
* René Hell : Le garde-champêtre
* Pierre Palau : M. Vasse, le juge
* Georges Baconnet : Un client
* Rognoni : Le curé
* Georges Vitray : Le capitaine
* Jean Servais : Le narrateur

Le Modèle

* Daniel Gélin : Jean, le peintre
* Simone Simon : Joséphine, le modèle
* Jean Servais : Le narrateur, ami de Jean

Madame de..., 1953 :

"Des boucles d'oreilles en forme de coeur passent de main en main. Et un autre coeur, celui de Madame de... se brise devant un sentiment inconnu qui a envahi, soudain, sa vie futile et vaine.

D'une certaine façon, la mise en scène sublime d'Ophuls est une métaphore du cinéma, ce mensonge qui révèle la vérité, pour paraphraser la formule de Cocteau. Des mouvements de caméra d'une élégance et d'une précision extraordinaires semblent constamment entourer les personnages dans leur sinueux parcours vers la lucidité et, donc, vers la mort.

A Danielle Darrieux, Ophuls avait demandé d'incarner le vide. De façon que le spectateur soit profondément ému par son apparente inexistence. Elle réussit ce pari au-delà de toute espérance. Quand on la voit dans une église, la première fois, Madame de... n'est qu'une adorable mondaine, une coquette infernale qui demande, d'une voix sucrée, à sa "petite sainte chérie" de convaincre son bijoutier de lui racheter ses coeurs en diamant.
A la fin, c'est le visage d'une madone que filme Ophuls. Loin des rondes inutiles et du plaisir éphémère. Un visage qu'Ophuls et Darrieux ont rendu inoubliable.

(TTTT -> P.M., Le guide du cinéma : 15000 films à voir (télé, vidéo, DVD) - Télérama hors-série - 15000 critiques pour mieux choisir vos films)

* Titre : Madame de...
* Réalisation : Max Ophüls
* Scénario : Marcel Achard, Max Ophüls, et Annette Wademant d'après le roman de Louise de Vilmorin (éditions Gallimard)
* Dialogues : Marcel Achard
* Images : Christian Matras
* Opérateur : Alain Douarinou
* Effets spéciaux : François Suné
* Décors : Jean d'Eaubonne, assisté de Jacques Gut et Marc Frédéric
* Ensemblier : Maurice Barnathan
* Costumes : Georges Annenkov et Rosine Delamare, assistés de Georgette Fillon
* Coiffures : Jean Lalaurette et Jules Chanteau pour les perruques
* Maquillage : Carmen Brel et Janine Cassé
* Musique : Oscar Straus et Georges van Parys
* Parolier : Louis Ducreux
* Montage : Boris Lewin
* Son : Antoine Petitjean
* Script-girl : Francine Corteggiani
* Assistants réalisateurs : Marc Maurette, Willy Picard, Tony Aboyantz et Alain Jessua (stagiaire)
* Photographe de plateau : Raymond Voinquel et Sam Levin pour les portraits
* Régie générale : André Hoss, assisté de Jean Pieuchot
* Chef de production : Henry Deutschmeister
* Directeur de production : Henri Baum et Ralph Baum
* Production : Franco-London-Films Indusfilms (Paris), Rizzoli Films (Rome)
* Distribution : Gaumont
* Tournage du 8 avril au 12 juin 1953, dans les studios de Boulogne
* Enregistrement Optiphone, système Western Electric
* Tirage : Laboratoire G.T.C Joinville
* Pays d'origine : France
* Format : Noir et blanc - 1,37:1 - Son mono
* Genre : Drame
* Durée : 100 minutes
* Date de sortie :
o France France 16 septembre 1953 à Paris (Colisée, Marivaux)
o États-Unis États-Unis 19 juillet 1954
* Visa d'exploitation : 13793

Distribution :

* Danielle Darrieux : La comtesse Louise de...
* Charles Boyer : Le général André de...
* Vittorio De Sica : Le baron Fabrizio Donati
* Jean Debucourt : M. Rémy, le bijoutier
* Mireille Perrey : Nounou, la nourrice de la comtesse
* Lia di Léo : Lola, la maîtresse du général
* Jean Galland : M. de Bernac
* Hubert Noël : Henri de Malville
* Josselin : Un diplomate
* Paul Azaïs : Léon, le cocher fiacre de Louise
* Claire Duhamel: Élisabeth, la nièce du général
* Georges Vitray : Le vieux journaliste
* Jean Toulout : Le doyen du corps diplomatique
* Albert Michel : Le cocher fiacre de Donati
* Léon Walther : L'administrateur du théâtre
* Madeleine Barbulée : Une amie de Louise
* Colette Régis : La vendeuse de cierges
* Germaine Stainval : L'ambassadrice
* Jacques Beauvais : Un majordome
* Emile Genevois : Le soldat planton
* Gérard Buhr : Le douanier
* Michel Salina : Un témoin du duel
* Georges Paulais : Un témoin du duel
* Robert Moor : Un diplomate
* Léon Pauléon : Un huissier
* Jean Degrave : Le clubman
* Charles Bayard : Un diplomate lors de la réception
* Franck Maurice : Le bagagiste du train
* René Worms : Un homme chez la nièce du général
* Jean-Paul Moulinot : Un homme au théâtre
* Jimmy Perrys : Le contrôleur à la douane
* Serge Lecointe : Jérôme Rémy, le fils du bijoutier (non crédité)
* Guy Favières : Julien, le domestique de la comtesse et du général (non crédité)
* Daniel Mendaille
* Max Mégy
* Louis Saintève
* Roger Vincent

Lola Montes, 1955 :

"Dans le CinemaScope le plus somptueux, Max Ophuls a enfermé la tragédie la plus intime, celle d'une femme dépossédée d'elle-même par la société du spectacle. Expérimental et visionnaire, le film sortit pour les fêtes de Noël 1955. Et les spectateurs, venus savourer l'érotisme sucré de Martine Carol, ne la reconnurent pas, soudain révélée dans sa souffrance, moralement mise à nu par un Ophuls tendre et cruel.

Bariolées, les scènes du cirque représentent un enfer, celui de l'américanisation du monde.

Quant aux flash-back qui font revivre, en désordre, quelques moments d'une existence mouvementée, ils sont traités, par contraste, en pastels fragiles.

Le plus émouvant est l'épisode du roi de Bavière, avec un Anton Walbrook vieillissant, étreignant son dernier rêve.
En bateleur du cirque, Peter Ustinov est l'autre amant amer.

Prenant congé du monde par cette oeuvre où le classicisme se dissimule sous le masque du baroque, le réalisateur voile de poésie sa mélancolie inguérissable".

(TTT -> P.R., Le guide du cinéma : 15000 films à voir (télé, vidéo, DVD) - Télérama hors-série - 15000 critiques pour mieux choisir vos films)

* Titre : Lola Montès
* Réalisation : Max Ophuls
* Scénario : Max Ophuls, Jacques Natanson et Annette Wademant d'après le roman de Cécil Saint-Laurent
* Dialogues : Jacques Natanson
* Production : Gamma Films, Florida Films, Union Films / Les Films du Jeudi
* Photographie : Christian Matras
* Musique : Georges Auric
* Décors : Jean d'Eaubonne
* Costumes : Georges Annenkov et Marcel Escoffier
* Pays d'origine : France
* Genre : Drame
* Durée : 115 minutes
* Date de sortie : 1955 / 2008 (France)

Distribution

* Martine Carol : Lola Montès
* Peter Ustinov : l'écuyer
* Anton Walbrook : le roi Louis Ier de Bavière
* Ivan Desny : le lieutenant James
* Lise Delamare : Mrs Craigie
* Henri Guisol : Maurice
* Paulette Dubost : Joséphine, la camériste
* Will Quadflieg : Franz Liszt
* Oskar Werner : l'étudiant
* Jean Galland : le secrétaire particulier

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BRESSON - un monde extérieur devient un monde intérieur. Avec une franchise absolue

Robert Bresson : "Le frappant, à mes yeux, fut surtout le cahier d'écolier du journal où, par la plume du curé, un monde extérieur devient un monde intérieur et prend une couleur spirituelle.

C'est à cela que mon scénario s'attacha, de préférence aux événements jugés d'habitude plus cinématographiques."
(Le Figaro Littéraire, 16 mars 1967)

Jean Sémolué : "Le film s'ouvre en même temps que le cahier. Une main retire un buvard noirci; sur la première page, quelques lignes, déjà écrites:

"Je ne crois rien faire de mal en notant ici, au jour le jour, avec une franchise absolue, les très humbles, les insignifiants secrets d'une vie d'ailleurs sans mystère."

Dans le roman, cette phrase ne paraît qu'au bout de plusieurs pages et reste noyée dans la masse.

Dans le film, elle prend valeur d'épigraphe, de programme : franchise absolue, telle est la ligne morale du personnage, telle est aussi celle du film."

(Jean Sémolué, Bresson, pages 61-62)

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Anthony Mann montre l'instant historique de l'instauration de la Loi, le moment où le droit du plus fort doit cesser pour laisser la civilisation avancer

"Anthony Mann montre l'instant historique de l'instauration de la Loi, le moment où le droit du plus fort doit cesser pour laisser la civilisation avancer.

Les habitants de Dawson, ville de chercheurs d'or, ne veulent qu'une chose : construire (...) une cité. Gannon, tyranneau local, les en empêche.

Pour faire régner l'ordre, il faut un héros qui s'affirme en bras armé de la loi. Mais encore faut-il qu'il soit solidaire des autres. C'est tout le dilemne de (...) James Stewart, individualiste jusqu'à l'égoisme."

(A.F. TELERAMA TT)

Je suis un aventurier
The Far Country 1955
# Acteurs : James Stewart, Ruth Roman, Corinne Calvet, Walter Brennan, John McIntire
# Réalisateurs : Anthony Mann

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Ottavia Piccolo : Coucher pour du fric. Chacun se vend à sa façon, c'est tout - Mado, Claude Sautet

"Mado a commencé à se prostituer pour ne plus avoir à demander de l'argent aux amis, c'est une question de "principe":

Mado (Ottavia Piccolo) : Pourquoi tu dis rien, t'as pas envie de me parler.
Alex (Jean-Denis Robert) : Si... non.
Mado : Qu'est-ce que t'as ?
Alex : Tu vas rigoler, mais je suis gêné.
Mado : Gêné, mais pourquoi ?
Alex : Je trouve ça tellement con !
Mado : Quoi ?
Alex : Ce que tu fais. Que tu en sois arrivée à coucher pour du fric. Je trouve ça moche.. pas bien quoi !
Mado : Pas bien !
Alex : Remarque, ça me regarde pas mais c'est ce que je pense.
Mado : Mais dis-donc toi, qu'est-ce qui te fait décider qu'une chose est bien ou pas bien ? Pour moi, une chose est mal quand on se sent mal. Un point c'est tout. Quand on s'est retrouvées sans un sou avec Catherine, obligées de taper les uns et les autres... Alors là je peux te dire qu'on s'est senties mal. Tandis que maintenant je vais bien et je me sens bien.
Alex : Là, je te crois pas.
Mado : Eh bien, tu as tort ! Et toi, tu te sens bien d'aller laver les voitures alors que tu sais très bien que tu es capable de faire autre chose ? (...)
Alex : Mais tu mélanges tout !
Mado : Je ne mélange rien du tout, chacun se vend à sa façon, c'est tout."

Sandra Marti, Claude Sautet, pages 86-87

Acteurs : Michel Piccoli, Ottavia Piccolo, Jacques Dutronc, Romy Schneider, Charles Denner

Ottavia Piccolo - MADO, CLAUDE SAUTET

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ROBERT BRESSON : Ce qui ressortira du film, plutôt que la solitude, c'est probablement l'incommunicabilité

"Ce qui ressortira du film, plutôt que la solitude, c'est probablement l'incommunicabilité."

Robert Bresson, Le Figaro Littéraire, 16 mars 1967
A propos de Mouchette (VOD)

NADINE NORTIER MOUCHETTE ROBERT BRESSON

MOUCHETTE ROBERT BRESSON

MOUCHETTE ROBERT BRESSON

MOUCHETTE ROBERT BRESSON

MOUCHETTE ROBERT BRESSON

Peu avant son suicide, Mouchette ne parvient pas à établir la communication
avec la dernière âme qu'elle croise.

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NOTES SUR LE CINEMA

 

HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...

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