droits d'auteurs

Laurent Petitgirard : Pour le tube de l'année sur Deezer, un titre de rap écouté 240 000 fois, 147 euros reversés aux musiciens

"Laurent Petitgirard, président du conseil d'administration de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) :

"Ces plateformes ne gagnent presque pas d'argent, donc ne reversent presque rien aux auteurs.

Pour le tube de l'année sur Deezer, un titre de rap écouté 240 000 fois, nous n'avons reversé que 147 euros aux musiciens !"

...

Le chiffre d'affaires des maisons de disque a ... été divisé par deux entre 2002 et 2008 en France. La Sacem n'a redistribué que 80 millions d'euros aux auteurs en 2008 (dont 3,17 millions au titre de la musique numérique), 50 millions de moins qu'il y a quatre ans.

Quelles sont les solutions envisagées ? Certains croient aux offres musicales des réseaux sociaux (MySpace Music) : "Leurs membres sont davantage prêts à payer pour écouter de la musique que d'autres", soutient Mark Mulligan, de Forrester, sur son blog.

...

L'hypothèse d'une contribution des opérateurs mobiles et des fournisseurs d'accès à Internet est de plus en plus souvent évoquée."

Cécile Ducourtieux

Lire l'article intégral: La musique sur Internet est-elle condamnée à être piratée ? - Technologies - Le Monde.fr

  • note
  • argent
  • creation
  • deezer
  • droits d'auteurs
  • hadopi creation et internet
  • internet
  • Laurent Petitgirard
  • musique
  • piratage
  • sacem

SIGNATAIRES HADOPI : CINEASTES POUR et CINEASTES CONTRE - Loi Création et Internet

HADOPI et le monde du cinéma - Prises de position et argumentaires... :

1 : Les arguments des cinéastes favorables à la loi Création et Internet, et liste des signataires:

HADOPI : lettre ouverte des cinéastes aux députés

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Cinéastes, auteurs du cinéma et de l'audiovisuel, c'est très solennellement que nous nous adressons à vous. Alors que la loi "Création et Internet" a été adoptée à la quasi unanimité par le Sénat, dans un climat de consensus et de réflexions positives, le débat qui a débuté à l'Assemblée Nationale s’avère plus passionné. Il est de notre responsabilité de vous alerter contre certaines approximations et contre des campagnes démagogiques, voire mensongères, qui pourraient vous faire passer à côté des vrais enjeux.

Ce qui se joue aujourd'hui, ce n'est pas seulement la rémunération des ayants droits, c'est surtout l'avenir de la création et la possibilité de produire les œuvres futures. En effet, le financement des films repose sur des exclusivités successives que les différents intervenants achètent ou préachètent. Alors qu'en 2008, pour la première fois, le nombre de téléchargements illégaux de films a dépassé le nombre d'entrées en salle, c'est tout cet édifice qui menace de s'effondrer.

Bien évidemment, les cinéastes ne sont pas les ennemis d'internet, au contraire. Nous sommes tous des internautes. Mais ce qui est un extraordinaire outil de culture, d'échange et de circulation des œuvres risque de devenir l'instrument de la mort de notre diversité culturelle, si nous ne réussissons pas à lui donner un cadre légal, accepté et respecté.

Aujourd'hui, dans l'état actuel de la législation, nous n'avons à notre disposition qu'un seul recours pour défendre la liberté de créer : la plainte en justice. Or nous n'en voulons pas, justement parce que nous ne sommes pas les ennemis des internautes. Aujourd'hui, un internaute poursuivi par des ayants droits risque jusqu'à 3 000 € et 3 ans de prison. Mais qui peut imaginer qu'un créateur veuille jeter en prison celui qui a choisi de regarder son œuvre ? Certainement pas nous et nous avons besoin d'un nouveau cadre légal, moins répressif mais plus efficace.

Ce projet de loi respecte les internautes. Il propose, à l'opposé de la situation actuelle, un processus pédagogique qui, nous en sommes profondément convaincus, va progressivement installer un autre fonctionnement, plus responsable, des échanges sur internet.

Nous savons bien que cette loi ne résoudra pas tout et ne suffira pas à éradiquer le piratage. Nous savons aussi que dès lors qu'un internaute ou l'un de ses proches, habitué à télécharger illégalement sans considérer qu'il est réellement en infraction, aura reçu un premier mail d'avertissement il saura concrètement que la régulation d'internet existe.
Par la suite, s'il reçoit un deuxième mail ou une lettre recommandée, il saura que s'il continue à télécharger illégalement, il prend des risques.

Nous n'avons pas la naïveté de croire que tous cesseront, mais nous savons que, de même que "la fauche" dans les magasins n'est jamais ramenée à zéro, si une minorité conserve des comportements illicites, les autres préféreront respecter les règles et ne pas prendre de risques. Le simple fait de savoir que des règles existent, qu'un organisme est chargé de les faire respecter et se manifeste, modifiera le comportement de la majorité.

Certains veulent faire croire que cette loi serait "liberticide". C'est scandaleusement faux. Pourquoi ne le considèrent-ils pas lorsqu’un FAI coupe l'accès à internet de celui qui n'a pas payé son abonnement ? Les valeurs du commerce sont-elles supérieures à celles de la création ? La suppression du permis de conduire de celui qui a commis trop d'infractions est-elle "liberticide" ?

Rappelons à ce propos que la loi n'envisage qu'une suspension, brève, de la possibilité de télécharger, sans toucher aux autres offres liées.

Rappelons aussi que celui dont la suspension provisoire est effective – parce qu'il a récidivé malgré les démarches et les avertissements – a toujours la possibilité de consulter ses mails ou de naviguer sur Internet chez quelqu'un d'autre ou dans les lieux d'accès collectifs.

Rappelons enfin que, contrairement à la situation actuelle, les ayants droits lésés ne connaitront jamais l'identité de l'internaute concerné.

Cette accusation d'être "liberticide", répétée à l'envi, nous révolte, nous qui nous sommes toujours battus pour défendre la culture et son accès au plus grand nombre, dans le respect de toutes les libertés. Nous affirmons que ce projet de loi respecte la liberté des internautes tout en protégeant celle de créer.

Nous le savons aussi, la seule chance pour que le nouveau dispositif nous protège efficacement est que se développe parallèlement une véritable offre légale de qualité, abordable, sécurisée, diverse et ouverte. Il est tout aussi urgent de la mettre en place.

Pour que cette offre puisse se construire, il faudra notamment procéder à une réforme en profondeur de la chronologie des médias pour permettre, pour l’ensemble des publics, la mise à disposition des films en vidéo et en vidéo à la demande plus tôt après leur sortie en salles tout en protégeant notre système de préfinancement des films et la vie des films en salles. Nous sommes conscients de cette exigence et nous soutiendrons tout accord professionnel ou tout amendement parlementaire qui irait dans ce sens.

En défendant sans réserve ce projet de loi, nous ne nous sommes pas transformés en défenseurs acharnés de quelque corporatisme ou de quelques majors incapables de faire évoluer un modèle économique obsolescent. Nous nous situons dans la continuité de nos combats, en France comme à l'international, pour la diversité culturelle. Et nous tenons à rappeler que ces combats essentiels ont toujours été soutenus par tous les gouvernements successifs au delà des clivages politiques.

Votre responsabilité, Mesdames et Messieurs les parlementaires sera donc grande dans les prochains jours et les prochaines semaines. Entre une ère numérique sans règles qui abdique tout soutien à la culture et une société numérique qui préserve les bases du financement de la création sans rien renier des libertés individuelles, votre choix sera décisif pour notre avenir.

Nous espérons que vous vous rallierez, avec la communauté unie des cinéastes et des auteurs, à ce projet de loi que nous estimons juste, ambitieux et adapté aux enjeux de demain.

Nous vous prions de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l'assurance de notre considération distinguée.

Cinéastes signataires:

Michel ANDRIEU
Jean-Jacques ANNAUD
Jean BECKER
Jean-Jacques BEINEIX
Vera BELMONT
Djamel BENSALAH
Jacob BERGER
Michel BOUJENAH
Patrick BRAOUDE
Guillaume CANET
Christian CARION
Malik CHIBANE
Alain CORNEAU
Jean-Loup DABADIE
Dante DESARTHE
Jacques FANSTEN
Costa GAVRAS
Laurent HEYNEMANN
Agnès JAOUI
Pierre JOLIVET
Gérard JUGNOT
Cédric KLAPISCH
Georges LAUTNER
Patrice LECONTE
Philippe LIORET
Radu MIHAILEANU
Claude MILLER
Jean-Marie POIRE
Jean-Paul RAPPENEAU
Jean-Paul SALOME
Coline SERREAU
Bertrand TAVERNIER
Pascal THOMAS
Danièle THOMPSON
Bertrand VAN EFFENTERRE
Francis VEBER
Christian VINCENT

2 : Les arguments des cinéastes opposés à la loi Création et Internet, et liste des signataires:

Pour le cinéma

Une immense victoire pour le cinéma et les libertés
Pour la quatrième fois dans l'histoire de la Ve république, un projet de loi a été rejeté après son passage en Commission Mixte Paritaire.

Nous nous réjouissons de cet événement quasi sans précédents qui fait honneur à la France et qui représente à la fois une victoire du cinéma dans sa diversité et des libertés.

Cinéastes, acteurs, producteurs, nous avions signé il y a quelques jours une tribune dénonçant les dangers de cette loi et appelant à un changement de mentalités. L'Assemblée nationale vient de nous donner la formidable opportunité de le faire. Commençons à réfléchir, dès aujourd'hui, aux nouvelles perspectives que nous offre internet et aux nouvelles formes de diffusion des oeuvres qui doivent être trouvées.

La diversité de la création doit dès aujourd'hui revenir au centre de la réflexion sur les enjeux de la révolution numérique, au même titre que la protection des libertés individuelles et des auteurs. Complétement oubliées dans ce projet de loi, elles sont pourtant les poumons de la création.

Espérons que le cinéma dans toute sa diversité, le cinéma que nous défendons, et qui fait l'honneur de la France dans les festivals et les salles du monde entier, reprenne la place qui lui est due dans ces débats.

Réjouissons-nous de cette victoire pour les libertés, pour le cinéma et pour la culture !

Signataires:

Victoria Abril (actrice)

Chantal Akerman (réalisatrice)

Agathe Berman (productrice)

Paulo Branco (producteur)

Catherine Deneuve (actrice)

Louis Garrel (acteur)

Yann Gonzalez (comédien)

Clotilde Hesme (actrice)

Christophe Honoré (réalisateur)

JP Limosin (acteur)

Chiara Mastroianni (actrice)

Zina Modiano (réalisatrice)

Gael Morel (réalisateur)

Eva Truffaut (artiste cinéaste, ayant-droit de François Truffaut)

Brigitte Rouan (réalisatrice)

Françoise Romand (réalisateur)

Laurence Ferreira Barbosa (réalisateur)

Santiago Amigorena (réalisateur)

Jeanne Balibar (actrice)

Luc Wouters (SRF)

Jean Sainati (ex délégué de l'ALPA général de 88 à 2002)

Pierre Cattan (producteur)

Gilles Sandoz (producteur

Pascal Verroust (ADR productions)

Timothy Duquesne (auteur)

Agnès de Cayeux (azuteur

Nathalie Chéron (directrice de casting)

Gisčle Rapp-Meichler (cinéaste)

Sylvain Monod (producteur, cinéaste)

  • note
  • cinema
  • art
  • cineaste
  • creation
  • droits d'auteurs
  • hadopi creation et internet
  • internet
  • politique
  • 8 comments

VEVO : Accord YouTube - Universal Music pour lancer un site spécialisé dans les vidéos-clips musicaux

Naissance de VEVO.

"Le site internet de partage de vidéos YouTube s'est allié avec le producteur de musique Universal Music Group pour lancer un site spécialisé dans les vidéos-clips musicaux, affirme jeudi le Wall Street Journal.

Ce site appelé Vevo doit permettre à YouTube, filiale du géant américain de l'internet Google, d'attirer des annonceurs et de pacifier ses relations avec le premier éditeur mondial de musique.

Universal Music Group, filiale du groupe français Vivendi, partagera en effet avec YouTube les revenus publicitaires, en apportant les contenus, alors que YouTube apporte la technologie.

Le quotidien indique que le lancement du site est prévu dans les prochains mois."

  • note
  • argent
  • clip
  • diffusion
  • droits d'auteurs
  • internet
  • musique
  • pub
  • vevo
  • videos
  • youtube

YOUTUBE : Notre préoccupation est de ne pas monétiser tout et n'importe quoi. Nous voulons des modèles publicitaires non intrusifs

"ZDNet.fr - Alors qu'il se dit que YouTube pourrait enregistrer des pertes importantes cette année, le site peut-il se passer des vidéos clips pour générer des revenus publicitaires et atteindre la rentabilité ?

 Anthony Zameczowski, responsable des partenariats YouTube de la zone EMEA : Google connaissait le modèle publicitaire de YouTube avant son rachat. Notre préoccupation est de ne pas monétiser tout et n'importe quoi. Nous voulons des modèles publicitaires non intrusifs pour l'utilisateur final. YouTube est avant tout une plateforme pour les utilisateurs.

Vous annoncez aujourd'hui l'introduction de votre service Click-to-buy dans 8 pays, dont la France. Pouvez-vous nous expliquer son fonctionnement ?

Il s'agit d'un lien placé en bas de chaque vidéo qui permet d'accéder à des plateformes de vente en ligne afin d'acquérir le contenu visionné. En l'occurrence pour la France nous renvoyons vers iTunes pour l'achat des morceaux de musique. Mais Click-to-buy pourra être étendu à d'autres plateformes et d'autres contenus, comme des films en DVD, des jeux vidéo, des objets de merchandising.

Cette initiative ne va-t-elle pas compliquer les négociations en cours avec la Sacem ?

Click-to-buy a été lancé en accord avec les 3 majors partenaires de YouTube, nous sommes à l'aise avec cela. A notre niveau, il s'agit d'un renvoi de trafic. Nous encourageons un modèle de téléchargement légal où le travail de l'artiste est valorisé et sa rémunération garantie. Cette fonctionnalité offre un bon compromis entre les revenus et les utilisateurs"

Lire l'article complet sur Zdnet: YouTube : « Nous ne voulons pas monétiser tout et n'importe quoi »

  • note
  • cinema
  • argent
  • diffusion
  • droits d'auteurs
  • internet
  • interview
  • musique
  • pub
  • sur le web - sites et blogs cinema
  • videos
  • vod
  • youtube

Jean Claude Carrière : C'est le droit d'auteur qui permet la liberté d'expression

Opposé aux modèles de mécenat, de publicité ou d'art d'Etat, Jean Claude Carrière affirme que  « C'est le droit d'auteur qui permet la liberté d'expression » et aux artistes de vivre du « fruit de leur travail ».

Source : Zdnet. A propos de la loi Création et Internet (HADOPI)

  • note
  • cinema
  • auteur
  • creation
  • diffusion
  • droit d auteur
  • droits d'auteurs
  • hadopi creation et internet
  • jean-claude carriere
  • liberte d expression
  • production
  • scenariste

Bertrand Burgalat, label Tricatel : plus on essaie d'être sincère dans sa musique, plus on a de mal à en vivre

"Bertrand Burgalat, musicien, producteur et patron du petit label Tricatel:

« En musique, plus on essaie d'être sincère dans sa musique, plus on a de mal à en vivre. Et ce problème-là existait avant Internet. »

...Et si le piratage reposait avant tout sur « une dévalorisation » de la musique ?

Burgalat veut distinguer « les amoureux de la musique » et « les consommateurs de musique ». Ceux-ci obéiraient à « une logique de gloutonnerie... »"

Source: Bertrand Burgalat : pourquoi je soutiens la loi Hadopi | Eco89

  • note
  • droits d'auteurs
  • musique
  • production
  • sur le web - sites et blogs cinema

Quelle(s) vie(s) pour le cinéma sur internet ? - Joël Ronez, Luc Lagier, Frédéric Krebs, Mathilde Durieux

Luc Lagier (critique de cinéma, réalisateur de documentaires):

"il y a beaucoup de problèmes de droits pour utiliser des extraits vidéo.

...Nous avons pris le risque avec des bandes-annonces, car si on ne prend pas de risque, on ne fait rien, et il n'existe plus de critique vidéo."

Frédéric Krebs (directeur marketing d'Allociné) :

"...la règle aujourd'hui pour une bande-annonce est qu'elle peut être utilisée sans droits jusqu'à 3 mois après la sortie du film. Dans la réalité, nous avons sur le site des bandes annonces des années 70.

Une seule fois, une major américaine nous a envoyé un recommandé pour nous demander de les supprimer, ce que nous avons fait. Puis 3 mois plus tard, ils nous demandaient l'inverse, car ils avaient remarqué une chute de leurs ventes de DVD !"

...

Frédéric Krebs :

"Nous imaginons des formats courts, qui marchent très bien, car à plus de 7 ou 8 minutes, les gens arrêtent de visionner. Internet a raccourci le temps d'attention des gens."

...

Mathilde Durieux (rédactrice en chef d'Il était une fois au cinéma):

"...le format court n'est pas forcément une évidence sur le web. Cela dépend du public. Par exemple nous mettons en ligne de longues études universitaires qui sont très lues. C'est normal car nous avons un public très étudiant qui s'intéresse à ce genre de choses."

Intervenants : Luc Lagier (critique de cinéma, réalisateur de documentaires), Frédéric Krebs (directeur marketing d'Allociné), Mathilde Durieux (rédactrice en chef d'Il était une fois au cinéma)
Modérateur : Joël Ronez (responsable pôle web d'Arte France)

A lire :

Paris Cinéma : Quelle(s)s vie(s) pour le cinéma sur internet ?

  • note
  • cinema
  • allocine
  • arte
  • bande annonce
  • diffusion
  • droits d'auteurs
  • frederic krebs
  • internet
  • joel ronez
  • luc lagier
  • mathilde durieux
  • medias
  • production
  • sur le web - sites et blogs cinema
  • 1
  • 2
  • next ›
  • last »

 

Les notes sur l'histoire du cinéma se poursuivent désormais à cette adresse :

http://films7.com/art/cinema

NOTES SUR LE CINEMA

 

HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...

HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...

 

BANDE-DEMO COMEDIENNE - VIDEO JEUNE ACTRICE

 

--> ACTRICES - DEMOS

 

FILMS7 | CINEMA | COMEDIENNES