"ABSOLUTELY FASCINATING!
Dominique Sanda is hopelessly tantalizing"
- THE HOLLYWOOD REPORTER
ROBERT BRESSON'S A GENTLE WOMAN (UNE FEMME DOUCE)
NEW YORKER VIDEO
-> VIDEO : UNE FEMME DOUCE - ROBERT BRESSON - DOMINIQUE SANDA
"ABSOLUTELY FASCINATING!
Dominique Sanda is hopelessly tantalizing"
- THE HOLLYWOOD REPORTER
ROBERT BRESSON'S A GENTLE WOMAN (UNE FEMME DOUCE)
NEW YORKER VIDEO
-> VIDEO : UNE FEMME DOUCE - ROBERT BRESSON - DOMINIQUE SANDA

ROBERT BRESSON - ANNE WIAZEMSKY - Le baiser de Marie à l'âne Balthazar
"Balthazar et Marie endurent des épreuves identiques.
(...)
Le film oppose principalement deux victimes et deux bourreaux.
(...)
Marie est vite déçue, déchue et durcie face à une existence dont rien n'est à attendre. Elle finit murée dans son refus.
(...)
Bresson ne propose évidemment pas de solution : insistant dans ses entretiens de l'époque sur le fait qu'il préfère désormais peindre les conséquences que les causes, il ne suggère donc aucune explication, le regard de l'âne lui permettant de ne pas offrir d'interprétation psychologique..."
Extrait de la page 83 de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992
Il y a aussi le choix des morceaux. Ton flair décide."
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe
"Balthazar, je te baptise, au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit".
Robert Bresson, Au hasard Balthazar
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe
dernier paragraphe du livre.
VIDEO : ROBERT BRESSON TOURNE MOUCHETTE
"N'emploie pas dans deux films les mêmes modèles.
1° On ne croirait pas à eux.
2° Ils se regarderaient dans le premier film comme on se regarde dans la glace, voudraient qu'on les voie comme ils souhaitent d'être vus, s'imposeraient une discipline, se désenchanteraient en se corrigeant."
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe
Marika Green - Jeanne, Pickpocket, Robert Bresson
---
Jean-François Naudon, monteur de L'Argent:
"Le sentiment de l'évidence de l'emplacement de la caméra tient aussi au fait que M. Bresson ne tourne pas beaucoup. Un metteur en scène "normal" se couvre davantage : c'est-à-dire qu'il tourne une séquence comme il a envie de la tourner, puis, par sécurité, très souvent, il la tourne d'une autre façon ; il fait des gros plans, des plans moyens, etc. ça, on ne l'a pas chez M. Bresson. Il la tourne dans son optique et puis c'est tout. On peut [au montage] agencer les plans les uns par rapport aux autres, mais sur le plan lui-même, on n'a pas tellement le choix.
Ce qui est extraordinaire quand on voit les rushes de M. Bresson, c'est la beauté des cadrages. Moi j'ai une passion pour les cadres qu'il fait, cette recherche, cette beauté ! Mais il n'y a jamais rien de gratuit, ce n'est pas de l'esthétisme chic ou clinquant. Les cadres de ses films m'émeuvent : ils sont inattendus.
Il y a une séquence que j'adore ; c'est la présentation d'Yvon [dans L'Argent], quand il vient livrer du fuel, en trois plans où on ne le voit pas : il est de dos dans le premier, on voit un gros plan de sa main qui saisit le tuyau d'essence dans le second, dans le troisième il rentre le tuyau. C'est seulement dans le quatrième qu'on l'aperçoit de face quand il vient chercher l'argent. C'est d'un culot formidable.
D'ailleurs, il y a une chose formidable, c'est la jeunesse et le culot de M. Bresson : il n'hésite pas. Il y a peu de gens, à part Godard, qui ont eu un culot pareil".




Mia Hansen-Løve est réalisatrice. Son dernier film, Le père de mes enfants [--> Bande annonce], sort le 19 décembre.
Avant cela, elle fut comédienne, et critique aux Cahiers du cinéma.
Elle analyse trois films de Robert Bresson (--> voir l'article complet en ligne).
Extraits.
Les dames du bois de Boulogne (1945)
"(...) Si le personnage d'Agnès détient la grâce, et la spontanéité, celui d'Hélène porte le tragique: c'est elle qui crée, de toute pièce, l'histoire d'amour de son amant. En décidant d'en choisir l'objet , en étant le maître d'oeuvre de son histoire, elle a l'illusion de le posséder encore un peu, d'une autre façon. Elle se fait maîtresse de ses émotions, assiste de nouveau à ses épanchements - avec quelle complaisance masochiste, quel voyeurisme mélancolique ! (...)" - Mia Hansen-Løve
(--> Extrait vidéo : ROBERT BRESSON - LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE : LA RENCONTRE, LE REGARD)
---
Journal d' un curé de Campagne (1950)
"(...) La vieille dame dit au curé : " Vous m'excusez, si je vous parle comme à un enfant, c'est parce que vous êtes un enfant." Il me semble qu'à travers lui, (qu'on ne voit sourire qu'une seule fois: quand un voisin le raccompagne en moto) et les autres personnages , le film parle d'une intuition religieuse qui vous taraude, d'un arrachement pénible, d'une enfance qui n'en finit pas de mourir comme une longue [nuit] blanche. (...)" - Mia Hansen-Løve
(--> Extrait vidéo : Tout est grâce - ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS - Journal d'un curé de campagne)
---
Lancelot du lac (1974)
"(...) Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd: ce sont les armures, qui embarrassent les chevaliers, quand ils ne se battent pas. On les entend cliqueter, en permanence, souvent elles couvrent leurs voix. Elles les empêchent de se déplacer librement, les rend gauches. La parole aussi est encombrée; elle nécessite une cérémonie marquée par le geste des chevaliers qui soulèvent la visière de leur casque. Une seule fois, presque, Lancelot est délesté : quand il cède à son désir pour Guenièvre, et commence à se déshabiller. Guenièvre, on le sent, en frémit. (...)" - Mia Hansen-Løve
(--> Extrait vidéo : Lancelot du Lac - Robert Bresson, 1974)
---
Les notes sur l'histoire du cinéma se poursuivent désormais à cette adresse :
HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...
--> ACTRICES - DEMOS