cinema et litterature

ROBERT BRESSON - Grand prix du cinéma de création Cannes 1983

"Il ne s'agit pas de comprendre, il s'agit de sentir".

"Il n'y a pas de mise en scène, ça n'existe pas, la mise en scène."

"Vraiment le son a pour moi, les bruits ont pour moi, et le son, la voix humaine est une partie des bruits et le plus beau des bruits mais est un bruit, et plus je vais, plus je pense que l'on pourrait abandonner presque l'image pour n'avoir que le son."

ROBERT BRESSON - Grand prix cinema de creation Cannes 83 (L'Argent)

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Fabrice Luchini : Aucun film me donnera le génie du dialogue de Céline






Fabrice Luchini : "Moi j'ai pas d'opinion sur les metteurs en scène. J'ai des opinions sur Philippe Muray, sur La Fontaine, sur Baudelaire, sur Rimbaud, mais je n'ai pas d'opinion sur le cinéma, moi. C'est pas un art que je connais bien. J'adore tourner, mais je n'ai pas d'opinion sur les films. Je vais pas attendre du cinéma ce que me donne Philippe Muray ou Chrétien de Troyes. Aucun film me donnera le génie du dialogue de Céline. Même si Orson Welles m'appelait, ça c'est sûr."

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Il me faut le chef-d'oeuvre, ou rien - Michel Piccoli, La Belle Noiseuse



Moi, chaque fois que j'ai eu le sentiment de faire une toile achevée, bien au point, je me suis dit qu'il fallait encore un effort, et essayer d'aller encore un peu plus loin, courir le risque,
- En allant plus loin, ça ne vous est jamais arrivé de démolir une toile, de l'abîmer ?
- C'est arrivé, plusieurs fois. Il faut courir des risques. Seulement tout le monde n'est pas fait pour les risques, pour être inventeur.
...
Il me faut le chef-d'oeuvre, ou rien.
- Pourquoi ne reprendrais-tu pas La Belle Noiseuse ?
- C'est impossible. C'était Liz. C'est trop tard. On a frôlé une fois la catastrophe alors ça va.
- Pourquoi pas Marianne ?
- Avec Marianne ? C'est vrai avec Marianne c'est peut-être faisable.
- C'est plus que faisable, c'est elle.

La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
version longue originale (240 minutes)

Titre : La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
Scénario : Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette
inspiré d'Honoré de Balzac : Le Chef-d'œuvre inconnu publiée en 1831
Dialogue : Pascal Bonitzer, Christine Laurent
Photographie : William Lubtchansky
Musique : Igor Stravinski
Montage : Nicole Lubtchansky
Décors : Emmanuel de Chauvigny
Costumes : Laurence Struz
Production : Martine Marignac pour Pierre Grise Productions
Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,37:1 - mono - 35 mm
Date de sortie : 4 septembre 1991
Durée : 240 minutes (4h00)

Michel Piccoli - Édouard Frenhofer
Jane Birkin - Liz
Emmanuelle Béart - Marianne
Marianne Denicourt - Julienne
David Bursztein - Nicolas
Gilles Arbona - Porbus
Marie Belluc - Magali
Marie-Claude Roger - Françoise
Leïla Remili - la servante
Daphne Goodfellow - deux touristes
Susan Robertson - deux touristes
Bernard Dufour - la main du peintre

Grand prix du jury du festival de Cannes 1991.

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La Belle Noiseuse - Mais elle n'existe pas c'est une idée. C'est le nom de guerre d'une courtisane du XVIIe siècle



- C'est rien. Y'a pas le sang. Si je vais au bout, il y a le sang sur la toile. Dans La Belle Noiseuse, on voit vraiment le sang.
- Qu'est-ce que c'est La Belle Noiseuse ?
La Belle Noiseuse on peut la voir ?
- Mais elle n'existe pas c'est une idée.
- Pourquoi est-ce que vous l'appelez La Belle Noiseuse ?
- Comme ça. C'est le nom de guerre d'une courtisane du XVIIe siècle.

La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
version longue originale (240 minutes)

Titre : La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
Scénario : Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette
inspiré d'Honoré de Balzac : Le Chef-d'œuvre inconnu publiée en 1831
Dialogue : Pascal Bonitzer, Christine Laurent
Photographie : William Lubtchansky
Musique : Igor Stravinski
Montage : Nicole Lubtchansky
Décors : Emmanuel de Chauvigny
Costumes : Laurence Struz
Production : Martine Marignac pour Pierre Grise Productions
Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,37:1 - mono - 35 mm
Date de sortie : 4 septembre 1991
Durée : 240 minutes (4h00)

Michel Piccoli - Édouard Frenhofer
Jane Birkin - Liz
Emmanuelle Béart - Marianne
Marianne Denicourt - Julienne
David Bursztein - Nicolas
Gilles Arbona - Porbus
Marie Belluc - Magali
Marie-Claude Roger - Françoise
Leïla Remili - la servante
Daphne Goodfellow - deux touristes
Susan Robertson - deux touristes
Bernard Dufour - la main du peintre

Grand prix du jury du festival de Cannes 1991.

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Une peinture finie... - LA BELLE NOISEUSE - Jacques Rivette



Michel Piccoli (Édouard Frenhofer) :

"Une peinture finie c'est un peu comme un nouveau-né. Il faut du temps pour comprendre qui elle est, et ce qu'elle sera. "

La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
version longue originale (240 minutes)

Titre : La Belle Noiseuse
Réalisation : Jacques Rivette
Scénario : Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette
inspiré d'Honoré de Balzac : Le Chef-d'œuvre inconnu publiée en 1831
Dialogue : Pascal Bonitzer, Christine Laurent
Photographie : William Lubtchansky
Musique : Igor Stravinski
Montage : Nicole Lubtchansky
Décors : Emmanuel de Chauvigny
Costumes : Laurence Struz
Production : Martine Marignac pour Pierre Grise Productions
Format : Couleurs (Eastmancolor) - 1,37:1 - mono - 35 mm
Date de sortie : 4 septembre 1991
Durée : 240 minutes (4h00)

Michel Piccoli - Édouard Frenhofer
Jane Birkin - Liz
Emmanuelle Béart - Marianne
Marianne Denicourt - Julienne
David Bursztein - Nicolas
Gilles Arbona - Porbus
Marie Belluc - Magali
Marie-Claude Roger - Françoise
Leïla Remili - la servante
Daphne Goodfellow - deux touristes
Susan Robertson - deux touristes
Bernard Dufour - la main du peintre

Grand prix du jury du festival de Cannes 1991.

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Sous le soleil de Satan : ce qui bouge entre les personnages, c'est le langage

"Et ce qui bouge entre les personnages, c'est le langage, fait de joutes oratoires, d'incantations à voix basse, ciselées dans la langue de Bernanos, vives, rapides comme l'éclair."

Serge Toubiana,
Cahiers du cinéma n° 397

SOUS LE SOLEIL DE SATAN



"Je ne peux pas vous laisser libre comme ça de parler et d'agir dans la paroisse. Je ne peux pas m'en remettre à vous. Nous devons être inspirés du mot nécessaire et infaillible, celui-là, et pas un autre."

Gérard Depardieu : Donissan
Maurice Pialat : Menou-Segrais

Sous le soleil de Satan - Maurice Pialat
d'après Georges Bernanos

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Littérature et cinéma : Georges Bernanos - Robert Bresson : Journal d'un curé de campagne

Extrait du film de Robert Bresson, Journal d'un Curé de Campagne,
d'après Georges Bernanos.




"Et maintenant, travaille. Fais de petites choses au jour le jour, en attendant. Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix. Et tâche de prier. Applique-toi. Prie la Sainte Vierge. Elle est notre mère, c'est entendu, la mère du genre humain, mais elle est aussi sa fille. Le vieux monde, le monde d'avant la Grâce l'a bercée longtemps. Des siècles et des siècles il a protégé de ses vieilles mains la petite fille merveilleuse dont il ne savait même pas le nom. Une petite fille, cette reine des Anges, et elle l'est restée, ne l'oublie pas !"

Jean-Yves Tadié : "Prenez le « Journal d’un curé de campagne » de Robert Bresson, dans lequel rien ne manque par rapport au livre de Bernanos. Tout est transposable. A partir du moment où on se dit que le public ne supportera pas la complexité, et où on va vers la superficialité, on se perd. On ne gagne rien à cacher la vérité."

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