cineaste

A very sexy movie

L'affiche anglophone de La désenchantée, The Disenchanted, de Benoît Jacquot, avec Judith Godrèche : "A Very Sexy Movie !"

--> Judith Godrèche - Elle n'est qu'elle-même. Unique. Avant - mais le film s'arrête juste à temps - de devenir comme tout le monde

--> BENOIT JACQUOT - L'obsession splendide d'un cinéaste pour Judith Godrèche, Virginie Ledoyen, Isild Le Besco

JUDITH GODRECHE LA DESENCHANTEE FILM DE BENOIT JACQUOT
  • note
  • cinema
  • actrice
  • adolescence
  • allumeuse
  • beaute
  • benoit jacquot
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • corps
  • fantasmes
  • femme
  • film
  • judith godreche
  • obsession
  • pitch
  • seduction
  • sexy
  • story

ROBERT BRESSON : Nous sommes extrêmement complexes, et ce que projette l'acteur n'est pas complexe

Le ton de voix off chez Robert Bresson,
scène finale de Pickpocket

"Dès 1951, André Bazin remarquait dans son étude célèbre du Journal d'un curé de campagne que la parole, "même prononcée réellement par un personnage" est donnée "sur le mode du récitatif d'opéra [...]. Il n'est pas demandé aux interprètes de jouer un texte - que son tour littéraire rend du reste injouable -, pas même de le vivre : seulement de le dire.

C'est pourquoi le texte récité "off" du Journal enchaîne avec tant d'aisance sur celui que prononceront réellement les protagonistes, il n'existe entre les deux aucune différence essentielle de style ni de ton".

L'interprète ne joue pas une émotion, ne traduit pas une situation psychologique:

"Ce qu'on nous requiert de lire sur son visage n'est point le reflet non entamé de ce qu'il dit, mais une permanence d'être [...]. Bresson s'est naturellement attaché aux qualités les plus charnelles du visage qui, dans la mesure même où il ne joue point, n'est que l'empreinte privilégiée de l'être, la trace la plus lisible de l'âme". (André Bazin, Cahiers du cinéma 3, juin 1951)

...

Bresson ne peut accepter l'interprétation d'un comédien parce que l'acteur "opère une projection. C'est cela son mouvement : il se projette au-dehors.

Alors que votre personnage non acteur doit être absolument fermé, comme un vase avec un couvercle.
Fermé [...]. Nous sommes extrêmement complexes, et ce que projette l'acteur n'est pas complexe". (Robert Bresson, Cahiers du cinéma 178, mai 1966)

...

Bresson tente de saisir la vérité du modèle plus que du personnage.

... Bresson bannit le "jeu" et cherche le "je", c'est-à-dire "l'homme par et au-delà de l'interprète", affirmant ainsi "la primauté de l'être humain", comme le note M. Estève qui ajoute dans son ouvrage:

"L'auteur du film leur demande de tendre, par l'ascèse, vers la vérité de leur être en se dépouillant des masques du "paraître". "Deviens ce que tu es", affirmait Nietzsche."

René Prédal, Esthétique de la mise en scène, CERF extraits des pages 572-576

  • cinematographe
  • note
  • cinema
  • acteur
  • actrice
  • art
  • cahiers du cinéma
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • esthetique cinema
  • histoire du cinema
  • livre
  • making of
  • methode de travail
  • mise en scene
  • psychologie
  • rene predal
  • robert bresson
  • story
  • videos
  • voix off

Robert Bresson : J'ai supprimé la musique

"Ce n'est que depuis peu et peu à peu que j'ai supprimé la musique et que je me suis servi du silence comme élément de composition et comme moyen d'émotion."

Robert Bresson, Notes sur le cinématographe

"Dans Procès de Jeanne d'Arc, les tambours du début et de la fin
ne font que renforcer l'absence de musique." (Jean Sémolué, Bresson)

  • cinematographe
  • note
  • cinema
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • esthetique cinema
  • histoire du cinema
  • mise en scene
  • musique
  • realisateur
  • realisation
  • robert bresson
  • videos

Robert Bresson : J'ai essayé des acteurs cette fois. Ce n'est pas possible. Je ne veux que le texte

ROBERT BRESSON JEANNE D'ARC

"J'ai essayé des acteurs cette fois. Ce n'est pas possible. Même quand il s'agit d'une seule ligne, c'est autre chose que le texte qui sort et je ne veux que le texte."

Robert Bresson, L'Express 12 octobre 1961

  • note
  • cinema
  • acteur
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • esthetique cinema
  • mise en scene
  • realisation
  • robert bresson

Rohmer : la valeur expressive du plan fixe (Le Goût de la beauté)

Laurence de Monaghan

Laurence de Monaghan

"Elle continuait à pleurer...
Alors je suis resté là comme ça un instant,
à la regarder pleurnicher."

Laurence de Monaghan
dans Le genou de Claire, d'Eric Rohmer (-> VOD & DVD)

(c) les films du losange : www.filmsdulosange.fr

Rohmer: "L'emploi systématique que les réalisateurs comme Orson Welles, Wyler ou Hitchcock ont fait du plan fixe vient depuis peu nous rappeler que l'art du cinéma ne se réduit pas à la seule technique du changement de cadre et que, même aujourd'hui, la valeur expressive des rapports de dimensions ou du déplacement des lignes à l'intérieur de la surface de l'écran peut faire l'objet d'un soin rigoureux."

(Eric Rohmer, Le goût de la beauté
cité par René Prédal, Esthétique de la mise en scène, CERF page 402)

  • note
  • cinema
  • beaute
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • esthetique cinema
  • hitchcock
  • livre
  • mise en scene
  • orson welles
  • plan fixe
  • realisateur
  • realisation
  • rene predal
  • rohmer
  • william wyler

Rohmer : Contre la convention psychologique, d'accord. Contre la consistance psychologique du caractère, non

Eric Rohmer, son goût du complot, du roman balzacien, de la consistance psychologique:

"Le complot, c'est mon côté balzacien. On m'a comparé à de nombreux moralistes , des gens que je ne cultive pas tellement en général, Laclos, Marivaux, Jacques Chardonne, etc.

Alors, moi, je réponds : "Non, ce n'est pas cela, mes auteurs, ce sont Balzac et Victor Hugo."

Balzacien, oui. C'est-à-dire anti-existentialiste, contre le nouveau roman, contre des gens comme Moravia, Sartre, Beckett, etc.

Dans les romans de Balzac, il y a des contenus de conversations, dans les romans du vingtième siècle, il y a des conversations mais pas de contenu, c'est entre les lignes que réside le sens : les gens disent des phrases plates.

Deuxièmement, dans ces romans du vingtième siècle, les choses arrivent, on les subit, il n'y a pas de complot. Le complot est quelque chose de totalement démodé. Il n'y a pas non plus de psychologie. Mais moi, j'ai toujours été pour la psychologie.
...
Contre la convention psychologique, d'accord.
Contre la consistance psychologique du caractère, non.

J'aime montrer sur l'écran des êtres pensants, doués d'une psyché."

Entretien avec Eric Rohmer, réalisé en novembre 1983, par Jean Narboni.
Paru dans Eric Rohmer, Le goût de la beauté, Petite bibliothèque des Cahiers du Cinéma.

  • note
  • cinema
  • auteur
  • balzac
  • caractere
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • cinema et litterature
  • complot
  • ecriture scenario
  • litterature
  • livre
  • manuel de scenario
  • psychologie
  • realisateur
  • rohmer
  • scenario
  • scenariste
  • story

Orson Welles : Le seul moment où l’on peut exercer un contrôle sur le film est le montage

Orson Welles: « Pour moi, presque tout ce qui est baptisé mise en scène est un vaste bluff.

Au cinéma, il y a très peu de gens qui soient vraiment des metteurs en scène, et, parmi ceux-ci, il y en a très peu qui aient jamais l’occasion de mettre en scène.

La seule mise en scène d’une réelle importance s’exerce au cours du montage.

Il m'a fallu neuf mois pour monter Citizen Kane, six jours par semaine.

Pour mon style, pour ma vision du cinéma, le montage n’est pas un aspect, c’est l’aspect.

Mettre un film en scène un film est une invention de gens comme vous [les critiques] : ce n’est pas un art, tout au plus un art pendant une minute par jour.

Cette minute est terriblement cruciale, mais elle n’arrive que très rarement.

Le seul moment où l’on peut exercer un contrôle sur le film est le montage. Or, dans la salle de montage, je travaille très lentement, ce qui a pour effet de déchaîner la colère des producteurs qui m’arrachent le film des mains. Je ne sais pas pourquoi cela me prend tellement de temps : je pourrais travailler éternellement au montage d’un film.

Les images elles-mêmes ne sont pas suffisantes : elles sont très importantes, mais ne sont qu'images.

L'essentiel est la durée de chaque image, ce qui suit chaque image: c'est toute l'éloquence du cinéma que l'on fabrique dans la salle de montage.»

Entretien avec Orson Welles, Cahiers du Cinéma n°84.

Cité en partie par Jean Mitry, Esthétique et psychologie du cinéma, CERF, pages 247-248

  • note
  • cinema
  • cineaste
  • cinema d'auteur
  • esthetique cinema
  • histoire du cinema
  • jean mitry
  • mise en scene
  • montage
  • orson welles
  • realisateur
  • « first
  • ‹ previous
  • …
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • next ›
  • last »

 

Les notes sur l'histoire du cinéma se poursuivent désormais à cette adresse :

http://films7.com/art/cinema

NOTES SUR LE CINEMA

 

HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...

HISTOIRE DU CINEMA : CINEASTES, SCENARIOS, MISES EN SCENE, DIRECTION D'ACTEURS...

 

BANDE-DEMO COMEDIENNE - VIDEO JEUNE ACTRICE

 

--> ACTRICES - DEMOS

 

FILMS7 | CINEMA | COMEDIENNES