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Palmarès du Prix Lumières 2010

Palmarès du Prix Lumières 2010

Meilleur film : "Welcome" de Philippe Lioret

Meilleur réalisateur : Jacques Audiard pour "Un prophète"

Meilleur scénario : Mia Hansen-Løve pour "Le père de mes enfants"

photo comedienne et realisatrice Mia Hansen-Love

Mia Hansen-Løve : Le père de mes enfants

Meilleur acteur : Tahar Rahim pour "Un prophète" de Jacques Audiard

Meilleure actrice : Isabelle Adjani pour "La Journée de la jupe", de Jean-Paul Lilienfel

Meilleur espoir masculin : Vincent Lacoste et Anthony Sonigo, pour "Les Beaux Gosses" de Riad Sattouf.

Meilleure espoir féminin : Pauline Etienne pour "Qu'un seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner

Meilleur film francophone : "J'ai tué ma mère" de Xavier Dolan

Le prix du public mondial TV 5 monde du meilleur film francophone : "Où est la main de l'homme sans tête" de Guillaume Malandrin et Stéphane Malandrin, avec Cécile de France.

Prix de la CST (Commission supérieure technique de l’image et son) : Glynn SPEECKAERT directeur photo pour « À l’origine » de Xavier Giannoli.

photo Cécile de France - Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume - Stéphane Malandrin

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Les Prix Lumières 2010

Les Lumières 2010
> La presse étrangère récompense le cinéma français et francophone

"La quinzième cérémonie de remise des Prix Lumières se déroulera le 15 janvier 2010. À l'instar des Golden Globes américains, ces prix décernés aux meilleurs artistes du cinéma français et francophone par la presse étrangère en poste à Paris inaugurent la saison 2010 des prix cinématographiques en France.

Organisée par l'Académie des Lumières qui a vu le jour en 1995 à l'initiative de Daniel Toscan du Plantier et du journaliste américain Edward Behr, la 15ème cérémonie des Prix Lumières bénéficie du soutien du Centre national de la cinématographie (CNC), d'Unifrance, de la Mairie de Paris, de TV5Monde, du Syndicat français de la critique de cinéma (sfcc), de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) et de la Commission supérieure technique de l'image et du son (CST).

Dix prix seront décernés : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario, Meilleurs Comédiens (féminin et masculin), Meilleurs Espoirs (féminin et masculin), Meilleur Film Francophone (hors de France) de l'année afin de rendre hommage aux meilleurs artistes qui font le cinéma français et francophone. À cette occasion seront également attribués le Prix du Public de TV5Monde et le Prix CST pour le Chef Opérateur le plus remarqué de l'année."

Votez pour le prix du public mondial parmi les 6 films en compétition :

www.tv5.org/TV5Site/publication/publi-322-.htm

C'est actuellement le film Où est la main de l'homme sans tête de Guillaume Malandrin et Stéphane Malandrin, avec Cécile de France, qui est en tête du vote pour le prix du public :

photo Cécile de France - Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume - Stéphane Malandrin

1 journée de Jacob Berger
3 %

Après l'océan de Eliane de Latour
3 %

Elève libre de Joachim Lafosse
3 %

J'ai tué ma mère de Xavier Dolan
0 %

Où est la main de l'homme sans tête de Guillaume Malandrin, Stéphane Malandrin
90 %

Les Saignantes de Jean-Pierre Bekolo
0 %

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Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe

"La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité" (Cécile de France)

En salles le 20 mai 2009: Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin, avec Cécile de France.

-> Bande annonce du film et photos.

Interview CECILE DE FRANCE :

Comment avez-vous rencontré les frères Malandrin ?

Cécile de France : Ça remonte à loin… Ils m’ont contacté via Philippe Kauffmann, que je connaissais depuis l’époque où je jouais SC35C au théâtre à Namur. Ils m’ont envoyé ce scénario très étrange qui s’appelait Où est la main de l’homme sans tête. Je me souviens, j’étais complètement absorbée par ma lecture, à la fois fascinée et horrifiée, et quand j’ai tourné la dernière page, que j’ai lu la dernière ligne, j’ai décroché mon téléphone et j’ai appelé Guillaume Malandrin pour lui dire que j’allais le faire. L’univers était tellement fort, le personnage tellement complexe, le trajet dans les méandres de son cerveau tellement palpitant, que je me suis dit : «c’est un film que je dois faire ». Je venais de tourner L’auberge espagnole.

C’était donc en 2002.

Cécile de France : Je crois qu’ils ont mis six ans à financer leur film… et trois ans à l’écrire… C’est une grossesse de neuf années.

Et le film ne sort que maintenant en Belgique ! Alors que vous avez reçu, pour ce rôle, le Bayard d’Or de la meilleure comédienne au FIFF 2007, il y a déjà deux ans.

Cécile de France : Il ne faut pas croire qu’on vous appelle un jour en disant « tu veux faire ce film ?» que tu dis « oui » et que voilà, c’est fait ! Non, on s’est tous battus pour qu’il existe, avec passion, avec entêtement, avec la conviction que c’était une nécessité, et il faudra se battre jusqu’au bout, jusqu’à sa distribution. C’est vraiment un film très atypique.

Pourquoi "atypique" ?

Cécile de France : C’est un thriller, un film d’angoisse, avec des choses très concrètes : quelqu’un qui disparaît, un méchant, une poursuite, un assassinat, une énigme… et en même temps, c’est le portrait d’un esprit persécuté, quelqu’un qui imagine des choses atroces, notamment sur son propre père. C’est un film mental… Mental mais flippant… un peu comme Rose Mary’s Baby de Polanski, où la fille imagine qu’elle est persécutée par son voisinage qui veut lui prendre son bébé.

Ici, vous imaginez que votre père a tué votre frère !

Cécile de France : Je l’imagine, mais c’est peut-être vrai. Il faut attendre la toute fin du film pour avoir le fin mot de l’histoire. Je ne peux pas en dire plus. Le film est atypique parce qu’il fonctionne sur plusieurs niveaux. Il y a le thriller… et il y a le film mental. Il y a la peur… et il y a l’invention de la peur.

J’ai lu quelque part : « thriller labyrinthique » ?

Cécile de France : Mon personnage s’enferme dans un système qui la conduit à une évidence : son père est un monstre. Elle est la seule à le savoir. Elle doit prendre les choses en mains pour le révéler aux autres. Mais il y a des murs tout autour d’elle.

Les murs que son père a dressés ?

Cécile de France : Et qu’elle a dressés elle-même. Parce qu’elle est quand même responsable de sa propre vie. Quelque part, son angoisse la force à tout faire péter. C’est une question de survie.

Elle descend au fond pour remonter à la surface… C’est pour ça que votre personnage est une plongeuse olympique de dix mètres ?

Cécile de France : Vous avez tout compris… Mais oui, elle n’en peut plus d’être une championne, de toujours tout réussir, de vouloir absolument gagner des médailles.

Comment vous êtes vous préparé physiquement ? Vous n’avez pas eu peur de monter là-haut, sur cette plateforme de dix mètres ? L’ouverture du film est assez époustouflante !

Cécile de France : Je sortais d’Un Secret, sur lequel j’avais travaillé mon rôle de nageuse avec une coach, Gaëlle Cohen. J’ai poursuivi ce travail avec elle. Évidemment, dans le film des frères Malandrin je suis une plongeuse olympique. Il a fallu moderniser mon jeu, et coller au plus près de la gestuelle des plongeuses : leur façon de sortir de l’eau, de s’essuyer, de se positionner au bord du vide, de placer ses mains, de regarder son coach. J’ai aussi beaucoup observé une championne de France, Odile Arboles-Souchon, qui a travaillé avec nous. Après… pour les plongeons de dix mètres, c’est la magie du cinéma. Mais je peux vous dire que la cascadeuse qui fait un plat sur le dos, au début du film, et qui tombe de dix mètres sans aucune protection, juste sa peau ! Ça, c’est pas du cinéma ! Elle s’est juste jeté dans le vide ! j’ai jamais vu ça.

Il paraît que Jean-François Kahn, au festival d’Angoulême, où il était membre du jury, a fait un malaise à ce moment là. Il s’est évanoui dans le cinéma ! Ils ont dû le transporter dehors pour qu’il reprenne ses esprits !

Cécile de France : Le film est oppressant, mais j’insiste : il n’y a pas une goutte de sang ! Tout est dans la suggestion.

Il y a la scène du sac poubelle, quand même !

Cécile de France : Ah oui, c’est vrai. On a très peur à ce moment. Mais rien n’est montré. On ne sait pas qui est dans le sac.

Votre père ? Votre frère ? Votre grand-père ?

Cécile de France : Ou mon chat ? (elle rit)

Ah oui, car votre chat disparaît.

Cécile de France : Tout commence par le chat. Elle cherche son chat. Puis elle cherche son frère qui devait garder son chat. Puis elle cherche son frère. Puis elle tombe sur ce type qui cherche lui-même sa main.

C’est surréaliste !

Cécile de France : Le film a sa logique propre. La logique d’une femme qui doit traverser son fantasme pour se libérer dans la réalité. Tiens, c’est un bon résumé du film...

C’est un aussi film sur l’amour dévorant des parents.

Cécile de France : C’est le sujet principal, je crois. Derrière le thriller et le film mental, y’a encore un étage !

Qui est l’acteur qui joue le méchant ? Cet homme étrange accompagné du manchot ?

Cécile de France : Jacky Lambert. Je ne le connaissais pas. C’est un acteur qui a déjà joué avec les frères Malandrin, dans le film qu’ils ont fait avant. Son personnage a quelque chose d’envoûtant, de fascinant… Il a une étrangeté lynchéenne qui me plaît beaucoup.

Ce personnage est une autre bizarrerie du film. Il y a beaucoup de gens décontenancés par sa présence, son histoire. Qui est-il ? D’où vient-il ? C’est quoi cette histoire de main ?

Cécile de France : J’espère que vous n’attendez pas de réponse !

Donnez-nous une piste.

Cécile de France : Mais c’est lui la piste ! C’est en le suivant qu’elle arrive à son père. C’est finalement beaucoup plus simple qu’on ne croit.

Ulrich Tukur interprète le rôle du père. Il est également très angoissant !

Cécile de France : C’est un grand acteur, Ulrich Tukur. Je l’avais adoré dans Amen de Costa-Gavras, et quand Guillaume et Stéphane m’ont annoncé que c’était lui qui jouerait mon père, j’étais transportée. Il est non seulement très impressionnant, mais il a un charisme incroyable. C’est le genre de personnes dont la proximité vous fait grandir. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui.

Comment s’est passé le tournage ?

Cécile de France : On a tourné avec une petite équipe, en Belgique, avec un petit budget, dans des conditions parfois assez peu confortables : la nuit, en plein hiver, allongée dans la boue, sous la pluie ! C’était vraiment intense, presque éprouvant, en tout cas unique. Toute l’équipe était hyper investie, avec une passion commune pour le cinéma et la fabrication de ce film. C’était dur, mais artistiquement très riche. Et Guillaume et Stéphane travaillent de façon très complémentaire, avec beaucoup d’attention sur les détails, beaucoup de plaisir dans l’invention. J’adore expérimenter, et eux aussi. On s’est très bien entendu. Je crois qu’on a été assez loin dans la recherche. Il faut aussi dire un mot du petit garçon, Edouard Piessevaux, qui joue mon petit frère, et qui s’est impliqué de toutes ses forces dans le tournage, qui a fait un travail remarquable avec un rôle vraiment pas facile, puisqu’il doit jouer des sentiments complexes, comme la peur, le doute, l’effroi. Mais Stéphane et Guillaume l’ont vraiment bien dirigé, avec beaucoup de fluidité et de tact.

Quand est-ce que le film sort en France ?

Cécile de France : Il faut le leur demander. J’espère que les gens pourront le voir, parce que c’est vraiment un film original. J’aurais été malheureuse de ne pas le tourner. Pour moi, c’est un film nécessaire.

(NB : Sortie France : 20 mai 2009)

Photos et bande annonce du film: Interview Cécile de France - Où est la main de l'homme sans tête - Un film de Guillaume & Stéphane Malandrin | FILMS7 PHOTO VIDEO MUSIC CINEMA BANDES ANNONCES TRAILERS TELEVISION PEOPLE VIDEOBLOG YOUTUBE MYSPACE

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