L'ART ET LES FILMS DE ROBERT BRESSON

ROBERT BRESSON : Choix et liens que tu noues entre les morceaux de réel

"Puisque tu n'as pas à imiter, comme peintres, sculpteurs, romanciers, l'apparence des personnes et des objets (des machines le font pour toi), ta création ou invention s'arrête aux liens que tu noues entre les divers morceaux de réel saisis.

Il y a aussi le choix des morceaux. Ton flair décide."

Robert Bresson, Notes sur le cinématographe

"Balthazar, je te baptise, au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit".

Robert Bresson, Au hasard Balthazar

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ROBERT BRESSON : Caméra et magnétophone, emmenez-moi loin de l'intelligence qui complique tout

"DIVINATION, ce nom, comment ne pas l'associer aux deux machines sublimes dont je me sers pour travailler ? Caméra et magnétophone, emmenez-moi loin de l'intelligence qui complique tout."

Robert Bresson, Notes sur le cinématographe
dernier paragraphe du livre.

VIDEO : ROBERT BRESSON TOURNE MOUCHETTE

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Modèle. Ame, corps inimitables. Se désenchanteraient en se corrigeant - Robert Bresson

"Modèle. Ame, corps inimitables."

"N'emploie pas dans deux films les mêmes modèles.
1° On ne croirait pas à eux.
2° Ils se regarderaient dans le premier film comme on se regarde dans la glace, voudraient qu'on les voie comme ils souhaitent d'être vus, s'imposeraient une discipline, se désenchanteraient en se corrigeant."

Robert Bresson, Notes sur le cinématographe

photo Jeanne Marika Green Pickpocket Robert Bresson

Marika Green - Jeanne, Pickpocket, Robert Bresson

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Jean-François Naudon, monteur de Robert Bresson : Les cadres de ses films m'émeuvent : ils sont inattendus

"Ton film n'est pas fait pour une promenade des yeux,
mais pour y pénétrer, y être absorbé tout entier".
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe

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Jean-François Naudon, monteur de L'Argent:

"Le sentiment de l'évidence de l'emplacement de la caméra tient aussi au fait que M. Bresson ne tourne pas beaucoup. Un metteur en scène "normal" se couvre davantage : c'est-à-dire qu'il tourne une séquence comme il a envie de la tourner, puis, par sécurité, très souvent, il la tourne d'une autre façon ; il fait des gros plans, des plans moyens, etc. ça, on ne l'a pas chez M. Bresson. Il la tourne dans son optique et puis c'est tout. On peut [au montage] agencer les plans les uns par rapport aux autres, mais sur le plan lui-même, on n'a pas tellement le choix.

Ce qui est extraordinaire quand on voit les rushes de M. Bresson, c'est la beauté des cadrages. Moi j'ai une passion pour les cadres qu'il fait, cette recherche, cette beauté ! Mais il n'y a jamais rien de gratuit, ce n'est pas de l'esthétisme chic ou clinquant. Les cadres de ses films m'émeuvent : ils sont inattendus.

Il y a une séquence que j'adore ; c'est la présentation d'Yvon [dans L'Argent], quand il vient livrer du fuel, en trois plans où on ne le voit pas : il est de dos dans le premier, on voit un gros plan de sa main qui saisit le tuyau d'essence dans le second, dans le troisième il rentre le tuyau. C'est seulement dans le quatrième qu'on l'aperçoit de face quand il vient chercher l'argent. C'est d'un culot formidable.

D'ailleurs, il y a une chose formidable, c'est la jeunesse et le culot de M. Bresson : il n'hésite pas. Il y a peu de gens, à part Godard, qui ont eu un culot pareil".

Extrait des pages 165-166 du livre Robert Bresson, de Philippe Arnaud

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Mia Hansen-Løve autour de trois films de Robert Bresson : Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd

Mia Hansen-Løve est réalisatrice. Son dernier film, Le père de mes enfants [--> Bande annonce], sort le 19 décembre.

Avant cela, elle fut comédienne, et critique aux Cahiers du cinéma.

Elle analyse trois films de Robert Bresson (--> voir l'article complet en ligne).

Extraits.

Les dames du bois de Boulogne (1945)

"(...) Si le personnage d'Agnès détient la grâce, et la spontanéité, celui d'Hélène porte le tragique: c'est elle qui crée, de toute pièce, l'histoire d'amour de son amant. En décidant d'en choisir l'objet , en étant le maître d'oeuvre de son histoire, elle a l'illusion de le posséder encore un peu, d'une autre façon. Elle se fait maîtresse de ses émotions, assiste de nouveau à ses épanchements - avec quelle complaisance masochiste, quel voyeurisme mélancolique ! (...)" - Mia Hansen-Løve

(--> Extrait vidéo : ROBERT BRESSON - LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE : LA RENCONTRE, LE REGARD)

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Journal d' un curé de Campagne (1950)

"(...) La vieille dame dit au curé : " Vous m'excusez, si je vous parle comme à un enfant, c'est parce que vous êtes un enfant." Il me semble qu'à travers lui, (qu'on ne voit sourire qu'une seule fois: quand un voisin le raccompagne en moto) et les autres personnages , le film parle d'une intuition religieuse qui vous taraude, d'un arrachement pénible, d'une enfance qui n'en finit pas de mourir comme une longue [nuit] blanche. (...)" - Mia Hansen-Løve

(--> Extrait vidéo : Tout est grâce - ROBERT BRESSON - GEORGES BERNANOS - Journal d'un curé de campagne)

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Lancelot du lac (1974)

"(...) Dans chaque homme, il y a quelque chose qui pèse lourd: ce sont les armures, qui embarrassent les chevaliers, quand ils ne se battent pas. On les entend cliqueter, en permanence, souvent elles couvrent leurs voix. Elles les empêchent de se déplacer librement, les rend gauches. La parole aussi est encombrée; elle nécessite une cérémonie marquée par le geste des chevaliers qui soulèvent la visière de leur casque. Une seule fois, presque, Lancelot est délesté : quand il cède à son désir pour Guenièvre, et commence à se déshabiller. Guenièvre, on le sent, en frémit. (...)" - Mia Hansen-Løve

(--> Extrait vidéo : Lancelot du Lac - Robert Bresson, 1974)

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photo comedienne et realisatrice Mia Hansen-Love

Mia Hansen-Løve

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L'autre monde des héros de Robert Bresson

"Dans les films de Bresson, un être vit, sent, agit et raisonne d'une manière tout à fait singulière par rapport à ceux qui l'entourent.

Il est comme dans un autre monde, régi par un système de valeurs et de pensées différent.

(...)

Bresson fait le vide autour de ses héros, comme ses héros ne consentent à voir dans le monde que ce qu'ils veulent et recherchent.

(...)

L'accomplissement ne peut donc être trouvé qu'en soi. Dehors, c'est la prison du monde.

(...)

Ils sont bloqués au niveau du moindre essai d'échange ou de dialogue, semblant toujours se parler à eux-mêmes sans chercher vraiment à s'adresser à quelqu'un dans un monde de bourreaux et de victimes où chacun veut utiliser l'autre jusqu'à ce que le suicide constitue un terme logique, parfois terriblement doux.

(...)

Il est possible de voir dans presque tous les films de Bresson un chemin de croix.

(...)

Les intrigues progressent, sur un rythme syncopé, par épisodes successifs qui sont comme les stations d'un calvaire et non par un enchaînement fatal comme celui de la tragédie antique."

Extrait des pages 9 à 12 de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992

Anne Wiazemsky tenant l'argent contre soi avant de le rendre.
Au hasard Balthazar, Robert Bresson

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ROBERT BRESSON - LIVRES SUR LE CINEMA DE ROBERT BRESSON

"Ces grands chefs-d’oeuvre ne commencent pas par nous donner ce qu’ils ont de meilleur." (Marcel Proust)

Cinéma "vision du monde", et non cinéma de divertissement, l'oeuvre de Robert Bresson ne se livre pas d'emblée. Elle gagne à l'analyse.

Ainsi, "Le Diable probablement comporte de nombreux plans où les personnages sont curieusement cadrés aux hanches (tête et jambes coupées) de manière franchement gênante."

Le critique aide à comprendre la raison, ce qui donne une autre vie au film:

"Dans la mesure où cette tendance était déjà discernable dans les films précédents et qu'elle s'impose ici avec beaucoup d'insistance, il ne peut évidemment s'agir de "fautes" répétées de l'opérateur. C'est bien le résultat d'une volonté délibérée de Bresson refusant le cadrage classique, mais reste encore à trouver la raison d'une telle manière de présenter les choses. Curieusement, la plupart des critiques ne se sont pas posés la question. Quelques-uns ont remarqué, sans y insister, cette façon de filmer au niveau du bassin - des sexes ?

En fait, tout comme pour l'accumulation de plans de pieds qui, elle aussi, est notable depuis plus de dix ans, il s'agit de traduire cinématographiquement la notion de prédestination, de montrer que les êtres ne sont plus libres et que leur destin est entre les mains du mal. Ainsi, lorsque l'ami quitte la chambre pauvre de l'héroïne, il passe devant la caméra immobile et se trouve un long moment cadré à la hauteur de la taille ; mais il va ensuite s'asseoir sur la troisième marche de l'escalier et, à cette place, à la fin du plan, le personnage se trouve bien au milieu de l'écran. Le centre du cadre était donc fixé par Bresson sur cette troisième marche dès le début de la prise de vues. Si la caméra avait accompagné le personnage pendant qu'il se déplaçait, cela aurait signifié qu'il était libre d'aller où il voulait puisque c'était son mouvement volontaire qui provoquait la mise en scène. Il était premier et l'oeil de la caméra second. Or pour Bresson, l'homme n'est pas libre. Aussi en entrant dans le cadre prédéterminé, il ne pouvait qu'aller occuper exactement la position qui lui était, fatalement, réservée."

Extrait de "Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal. Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409, Janvier Février 1992

Captures film LE DIABLE PROBABLEMENT, ROBERT BRESSON (-> DVD)

Les principaux livres disponibles sur le cinéma de Robert Bresson:

Notes sur le cinématographe
de Robert Bresson

Présentation de l'éditeur
Le réalisateur de grands films tels que Au hasard Balthazar, Pickpocket, Procès de Jeanne d'Arc, Lancelot du Lac, rassemble dans ce volume ses notations de travail qui témoignent de son expérience à l'égard d'un art assez multiple pour s'offrir à une exploration sans fin. Pendant près de vingt-cinq ans, Robert Bresson a noté, pour lui-même et pour nous autres, les idées que lui apportait son métier. Il oppose notamment le cinématographe, écriture d'images et de sons formant un texte visuel et auditif, au cinéma qui reste, selon lui, du théâtre filmé. Il s'explique aussi sur les rapports qui l'unissent à ses modèles et non à des acteurs reconnus, prêtant à la recherche des visages, des corps, une gestuelle appartenant au star-system dont il nie l'efficacité. Ce recueil d'aphorismes lapidaires, de réflexions prises au vol en cours de tournage ou de montage de tant d'oeuvres libres, originales et fortes, est passionnant aussi bien pour le professionnel du septième art que pour tout intellectuel en quête d'approfondissement de la pensée et des sens.

Robert Bresson
de Jean-Michel Frodon

Présentation de l'éditeur
Considéré par nombre de ses pairs comme un maître, adoubé par la critique comme le plus grand cinéaste français, Robert Bresson souvent intimide. Pourtant, dès la première rencontre avec ses films, ils touchent, simplement, par leur bouleversante beauté. Des Anges du péché à L'Argent, ses treize films, réalisés entre 1943 et 1983, composent une œuvre d'une cohérence exceptionnelle. Ils scandent aussi la mise au point puis l'accomplissement d'une idée très personnelle du cinéma, dont il a également explicité les principes dans ses Notes sur le cinématographe. Vibrants plaidoyers pour la vie ou terribles constats sur les désespoirs du monde, ses films ont en commun leur extrême intensité. Cette tension intérieure tient à l'art de Bresson, et en particulier à la manière unique dont il crée ses personnages. Qu'ils soient inspirés d'événements historiques (Procès de Jeanne d'Arc, Un condamné à mort s'est échappé), d'œuvres littéraires (journal d'un curé de campagne ou Mouchette d'après Bernanos, Une femme douce et Quatre Nuits d'un rêveur d'après Dostoïevski, Lancelot du lac...) ou qu'il s'agisse de scénarios originaux (Pickpocket, Au hasard Balthazar), leur présence illumine l'écran d'un feu singulier. Chez Bresson, les personnages de femmes, même les bonnes sœurs, les saintes ou les criminelles, sont magnifiques. Les visages aux yeux baissés de Florence Delay, Marika Green, Anne Wiazemsky, Dominique Sanda ou Isabelle Weingarten sont ineffaçables. Curé de campagne, résistant emprisonné, chevalier perdu, adolescent révolté contre les horreurs du monde ou innocent poussé au meurtre par trop d'injustice, les hommes brûlent d'une lumière intérieure inoubliable. Pour le meilleur ou pour le pire, chacun vit ses sentiments jusqu'au bout, chacun prend en main son existence. Cette présence humaine est au cœur du cinéma de Robert Bresson.

Biographie de l'auteur
Jean-Michel Frodon est directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma. Il est notamment l'auteur de L'Age moderne du cinéma français, La Projection nationale, Le Cinéma chinois, Horizon cinéma.

Robert Bresson
de Philippe Arnaud

Présentation de l'éditeur
Robert Bresson, pour qui l’expression « Maître du cinéma », n’est pas une simple figure de style, fait partie de ces cinéastes qui ont inventé l’art du cinéma à l’usage d’une œuvre exemplaire.
Pickpocket, Au hasard Balthazar, L’argent ont apporté au cinéma une dimension essentielle : c’est ce que lui-même nomme dans ses réflexions et écrits : le « cinématographe ».
C’est ce caractère unique et prodigieux du « système Bresson » qu’analyse ici Philippe Arnaud. Méthode où la maîtrise de toutes les étapes du film dans leur moindre détail n’empêche jamais le metteur en scène de rester à l’écoute du hasard, de l’aléa qui seul pourra doter le film de sa part de réel. C’est ainsi que, pour le spectateur, assister à la projection d’un film de Bresson est avant tout une expérience : les objets, les gestes, le monde, filmés par Bresson, il a la sensation de les voir pour la première fois. Le livre essaie de comprendre cette énigme, à partir d’exemples concrets du travail du cinéaste depuis le scénario, l’élaboration des personnages, le choix des acteurs, le contenu même des films.
L’essai est complété de témoignages de collaborateurs et d’une filmographie complète. La première édition de cet ouvrage est parue aux Cahiers du cinéma en 1986.

L'auteur vu par l'éditeur
Philippe Arnaud (1951-1996) a été l’un des critiques de cinéma des années 80 les plus originaux. Il a dirigé les éditions de la Cinémathèque française à la même période et collaboré à de nombreux scénarios d’Alain Bergala, Christine Laurent, Jean-Pierre Limosin…). Il est l’auteur d’un essai sur la rencontre au cinéma : « … son aile indubitable en moi » (1996). Ses principaux textes ont été réunis sous le titre Les Paupières du visible en 2001.

Bresson, ou, L'acte pur des métamorphoses
de Jean Sémolué

Présentation de l'éditeur
"Des "films cultes", des "films phares" ponctuent l'itinéraire de Robert Bresson : Les Dames du bois de Boulogne, Pickpocket, Au hasard Balthazar... Bresson a conquis, puis gardé une place à part. Sa quête se nourrit de réflexions originales et profondes, comme le prouve son livre Notes sur le cinématographe. Mais si ses films s'interrogent sur l'art cinématographique, c'est en fuyant l'intellectualité, la cérébralité : c'est en privilégiant la communication vraie, les sensations directes, les émotions authentiques. Oeuvre exigeante ? Oui, sans doute. Mais il s'agit d'une exigence de participation.

Le livre de Jean Sémolué présente le parcours accompli par Robert Bresson d'Affaires publiques, court métrage de 1934 retrouvé depuis peu d'années, à l'Argent, qui, en 1983, étonne toujours par la jeunesse de l'écriture filmique, par une modernité inventive et maîtrisée. Au fil de l'analyse, Jean Sémolué s'appuie sur des déclarations de Robert Bresson, des opinions formulées par ses interprètes, par ses collaborateurs artistiques, par des critiques, par des écrivains et des cinéastes qui l'ont admiré. Mais il se donne surtout deux objectifs : établir un contact précis avec les films en mettant au jour les particularités de chacun d'eux ; cerner la spécificité d'une aventure créatrice exemplaire en conciliant le plus possible la fidélité dans l'approche, la liberté dans les points de vue."

Enseignant, essayiste (Etudes cinématographiques, Esprit et diverses revues littéraires et cinématographiques), Jean Sémolué est également l'auteur de livres sur Julien Green et sur Carl Th. Dreyer.

Qu est-ce que le cinema ?
de Andre Bazin

Présentation de l'éditeur
Cette réédition constitue le recueil des principaux articles (parus d'abord en quatre tomes, entre 1958 et 1962) de celui dont l'œuvre a illuminé cette collection : André Bazin. Son apport reste plus que décisif pour comprendre le cinéma.

Chapitre IX : Le "Journal d'un curé de campagne" et la stylistique de Robert Bresson

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Plus difficile à trouver :

"Robert Bresson. L'aventure intérieure",
par René Prédal.
Numéro spécial L'Avant-Scène Cinéma, nº 408/409
Janvier Février 1992

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