« produire une dizaine de films pour le cinéma avant de me retirer à 80 ans dans ma maison en Normandie pour écrire des livres d’histoire ».
Laurent Mereu-Boulch, Le Figaro Madame: Qu’est ce qui vous guide aujourd’hui? L’ambition et le gain, comme à vos débuts ?
Thierry Ardisson : Ça fait quarante ans que je fais le tapin. (Il rit.) Il existe quand même une dimension prostitutionnelle dans la pub et à la télévision. Je n’ai jamais renié mon goût pour l’argent. J’aurais pu être très riche, même. Sauf que j’ai toujours refusé de devenir Jacques Séguéla, Alain Ayache ou Michel Drucker. Mon moteur est l’idée de faire absolument quelque chose de ma vie. Ne pas penser que mon existence est utile me détruirait.
Il y a cinq ans, j’ai décidé de réaliser un de mes rêves d’enfant : produire des films. C’est un peu mon dernier combat. Je sais que je ne vais pas vivre jusqu’à 180 ans. Bien sûr, au fond de moi, je me rends bien compte que tout cela est ridicule, qu’à ma mort tout cela sera balayé. Mais je n’ai pas le choix. Je suis issu d’une génération de privilégiés et d’enfants gâtés : celle des baby-boomers. On ne comprend pas pourquoi on devrait mourir et se résigner puisque l’on a toujours tout eu."
Interview complète : Thierry Ardisson, spécimen médiatique - Enquêtes - Lefigaro.fr/madame, l'univers féminin du Figaro.


