The Unloved - Knight of Cups

Scout Tafoya's series for RogerEbert.com exumes the still warm body of Terrence Malick's misunderstood Knight of Cups.

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"(...) Knight of Cups (Terrence Malick) invite cependant à suivre une ligne directrice, parabolique et ésotérique, celle du conte gnostique de l’hymne à la perle dans lequel un prince est envoyé en Egypte par son père souverain du royaume d’Orient pour trouver une perle. Buvant une coupe qui le rend amnésique, le prince oublie son identité, sa quête … et s’endort. Malick file cette métaphore à travers le parcours de Rick, l’homme qui ne sait plus qui il est tentant de raviver les traces d’une mémoire potentiellement originelle. Il s’accroche à des bribes qui reviennent : des éclairs, des secondes dans un royaume d’oubli. Le sentiment de « naissance » porteuse d’une existence pleine d’espoir, et puis du néant. Que faire avec son néant intérieur ?" (...)
"La teneur initiatique de Knight of Cups tient à une carte de tarot « Le cavalier des coupes » qui donne son titre au film. Malick compose donc son personnage comme cette lame. Dans le tarot, le cavalier est un homme de 20 à 35 ans, frappant à la fois par son énergie, son immaturité et son inconstance. Sujet à l’excès, son émotion l’expose à utiliser son énergie de manière utile ou négative. Incapable de s’engager, plongé dans le marasme et le découragement, cette carte annonçant toujours l’arrivée d’autre chose, d’un bonheur inattendu. Rick est en quelque sorte cette carte, dans l’attente du changement, d’un signe perpétuel qui lui ferait modifier sa vie. Comme cette lame, il est celui qui aime les histoires d’amour avant d’aimer tout court, et capable de tomber régulièrement amoureux. Il est également cette lame qui renversée prend un tour plus négatif : l’infidèle, l’indécis qui mène sa vie au chaos. Quel meilleur écho au cinéma de Malick que l’importance des quatre éléments dans le Tarot ? Par la présence de la coupe, le cavalier est une figure « d’eau », l’eau étant sensée relier l’homme au divin. A partir de la substance même de cette carte, Malick plonge Knight of Cups dans une liquidité ensorcelante. Le film EST son héros. Rick est le « Knight of Cups », le cavalier et le film qui le met en scène, constituant sa structure non-solide.
Tel un jeu, sa rencontre avec d’autres cartes-personnages conditionne sa vie. Malick découpe alors son film en chapitres portant chacun un nom de lame comme autant de rencontres avec des sauveuses potentielles. Il y aura donc la femme mature et sérieuse, généreuse et droite (Le jugement), la futile, l’imaginative et instinctive (La lune) ou encore celle qui présage du tournant, du changement, de la mort symbolique (La mort). Cate Blanchett, Freda Pinto, Natalie Portman, Isabel Lucas, Teresa Palmer ne font que passer, gravitant autour de la planète-Rick comme d’éventuelles portes de sorties, des sauveuses potentielles, de simples étapes dans le parcours." (...)
"Si Knight of Cups laisse son héros face aux vides, il ouvre en revanche au vertige de l’interprétation d’un fascinant jeu de pistes. Avec ses multiples grilles de lectures, entre le gnosticisme, le tarot, sa douleur intime et les sources d’inspiration spirituelles auxquelles il se rattache, on n’a pas fini d’y replonger pour tenter d’en comprendre les énigmes. La définition de la philosophie de Jacob Boehme par Émile Boutroux s’accorde de manière troublante au dernier film de Terrence Malick. Oui, Knight of Cups est ce « mélange confus de théologie abstruse, d’alchimie, de spéculations sur l’insaisissable et l’incompréhensible, de poésie fantastique et d’effusions mystiques (…) un chaos étincelant. »." 

Quelques extraits de : Terrence Malick – « Knight of cups » - Par Olivier ROSSIGNOT (article complet sur Culturopoing).

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THE FUTURE OF MOVIEMAKING
"The apotheosis of Malick’s cinema-as-consciousness experiment. A modern spiritual monomyth and a prayer for the future of moviemaking: "Knight of Cups", Terrence Malick"
--- Richard Tanne, 
réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain
- 35 réalisateurs donnent leur meilleurs films de l'année 2016 (calendrier US, le film était sorti en 2015 en France)
- 35 Directors Pick Their Favorite Movies of 2016
INDIEWIRE
Natalie Portman, Terrence Malick, Knight of Cups

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-> Proust, Dostoïevski, Malick, Fellini : réalité intérieure et dynamique. Ma riche fantaisie avait créé une réalité

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A propos de Terrence Malick et des critiques de cinéma qui passent à côté de ses derniers films. San Francisco Chronicle

Mick LaSalle (American film critic): "To review “Knight of Cups” as a failed satire would be like reviewing “Ulysses” (Joyce) and complaining that it wasn’t “The Killers” (Hemingway). It reveals either a misunderstanding or, worse, an intentional refusal to engage with the work on its own terms"

--- Question à Mick LaSalle : - "Dear Mick: I was glad to see that “Knight of Cups” remains your No. 1 film of the year, but I’ve been disappointed with the critical dismissal it has received from most critics. The film is clearly a serious and passionate work, but a number of critics can’t seem to look beyond the “Hollywood satire” angle". (Juzo Greenwood, Berkeley)

--- Réponse de Mick LaSalle : - "Dear Juzo: Film is an art of surfaces, and so I find filmmakers who can convey internal states through pictures to be the most interesting: Ingmar Bergman, Michelangelo Antonioni, Robert Bresson, Jacques Rivette ... and Terrence Malick. In the case of Malick, I seem to understand what he’s doing in a visceral and spontaneous way. It’s not anything I’m doing. I’m just able to receive it. But I also understand that not everyone is looking for that kind of experience, so his appeal is going to be limited. If Clint Eastwood is like Hemingway, Malick is like James Joyce. Hemingway and Joyce were both great writers, but Hemingway is always going to have more readers, because most people don’t want what Joyce is selling. Hence, it’s OK for regular viewers not to recognize the achievement of “Knight of Cups,” because people like what they like, and they reflexively think that whatever they like is good and whatever they don’t is bad. But critics don’t have an excuse. Critics aren’t obligated to like anything, but critics should understand what they’re looking at, or at least try. To review “Knight of Cups” as a failed satire would be like reviewing “Ulysses” and complaining that it wasn’t “The Killers.” It reveals either a misunderstanding or, worse, an intentional refusal to engage with the work on its own terms". (Source)

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THE FUTURE OF MOVIEMAKING The apotheosis of Malick’s cinema-as-consciousness experiment. A modern spiritual monomyth and a prayer for the future of moviemaking: Knight of Cups, Terrence Malick (actress Natalie Portman) --- Richard Tanne - 35 Directors Pick Their Favorite Movies of 2016 INDIEWIRE
Knight of Cups
The Unloved - Knight of Cups (VIDEO) | the still warm body of Terrence Malick's misunderstood Knight of Cups

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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