Takeshi Kitano : "Je peux dire qu'un certain cinéma tel que je le connais ne disparaît pas. En l'occurrence, aussi longtemps que je filmerai ce que je veux voir, ce cinéma-là continuera d'exister. Oui, le cinéma a évolué dans plusieurs directions, et parcourt des régions qui vont de films purement commerciaux à des films artistiques. J'ai conscience qu'il y a plus de "films jetables" sur le marché aujourd'hui. Quand je dis "films jetables", je veux dire des films qui restent dans l'esprit du spectateur moins d'un jour. J'imagine que c'est un peu comme la théorie des briquets jetables. Au fil des années, le nombre de briquets jetables a considérablement augmenté mais cela n'a pas changé la valeur, disons, d'un briquet Dunhill. La prolifération de "films jetables" ne change en rien la valeur du cinéma tel qu'on le connaît. (...) Mes films sont artistiques dans le sens où je ne les fais pas pour plaire à tout le monde. (...) Qu'est-ce qui reste à faire ? Continuer à produire des films que je souhaite voir." 

(Takeshi Kitano, Cahiers du Cinéma n°500, mars 1996, dirigé par Martin Scorsese, page 71)

Takeshi Kitano : Qu'est-ce qui reste à faire ? Continuer à produire des films que je souhaite voir