Olga Kurylenko : tourner avec Terrence Malick (To the Wonder | A la merveille) : sur son tournage j'ai appris que c'était ça que j'aimais. Cette façon de jouer et de filmer

 

Olga Kurylenko interview: On Terrence Malick and 'To The Wonder'

 

 

Olga Kurylenko Interview - To the Wonder

Olga Kurylenko, tourner avec Terrence Malick (To the WonderA la merveille) : "Il me le disait en français : "saute comme un lapin !". C'est un personnage qui bouge tout le temps, c'est la façon de filmer de Terry. Il disait : ne t'arrête jamais de bouger. Si je m'arrêtais, il me tapotait : continue de bouger ! L'immobilité n'est pas son truc. Il ne veut rien d'immobile. Les choses doivent se transformer en quelque chose d'autre, dans un mouvement constant de transformation, comme une danse. Vous n'avez jamais deux personnes assises l'une en face de l'autre et parlant... C'est comme de la danse. (...) Il filme beaucoup, il coupe beaucoup, j'aurais aimé que certaines scènes tournées soient présentes, mais c'est ainsi, c'est son choix de metteur en scène. J'ai été surprise de la lumière du film, car c'est une histoire d'amour assez sombre, et il y a beaucoup de lumière". 

"Je signerais tout de suite pour une autre aventure de ce type. Cette façon de filmer me convient tellement... Je n'y étais pas habituée, car je n'avais bien sûr jamais rien joué de semblable, mais sur son tournage j'ai appris que c'était ça que j'aimais faire, j'ai adoré, ça me donne un tel frisson de tourner ainsi..."

(Traduction rapide et légèrement condensée des deux entretiens vidéos)

Dans l'utilisation par Malick, à trois reprises dans le film, du Prélude de Parsifal, se retrouve une même répugnance au figement. L'analyse de ce Prélude par Pierre Boulez ("Ce matériau saisi dans un perpétuel devenir est probablement la découverte musicale la plus personnelle de Wagner - elle met pour la première fois l'accent sur l'instabilité, l'indétermination ; le matériau sonore révèle clairement une répugnance au figement, il trahit une aversion pour la stabilisation des événements musicaux, aussi longtemps que leurs possibilités de développement et de renouvellement ne sont pas épuisées") fait écho à ce qu'Olga Kurylenko rapporte de son tournage avec Malick.

Olga Kurylenko : tourner avec Terrence Malick (To the Wonder | A la merveille) : sur son tournage j'ai appris que c'était ça que j'aimais. Cette façon de jouer et de filmer

 

 

 

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