Jean-Luc Godard : "Peut-être vaut-il mieux en effet ne pas trop comprendre. J'ai envie maintenant de faire des films où les gens ne se posent pas de questions. Il y a eu une époque où dans les films on se posait trop peu de questions. J'ai fait mes films par réaction. Peut-être suis-je allé trop loin dans cette direction. Je crois tout de même que poser des questions est une attitude positive. C'est chercher. On peut tomber sur beaucoup de portes fermées, ou bien n'aboutir nulle part, ou dans des terrains inconnus. Quand j'étais petit, je voulais faire des mathématiques. J'ai toujours été fasciné par les chercheurs à l'état pur, les grands mathématiciens qui avancent dans une direction et donnent du travail ensuite aux générations d'après. Le goût de la recherche est une attitude personnelle absolument pas raisonnée. 
(...) Intellectuel, c'est très beau, c'est laudateur, ça a pris un sens péjoratif. C'est dommage. En tout cas, ça ne me gêne pas du tout."

Entretien avec Jean-Luc Godard, 12 septembre 1963, 
Jean-Luc Godard, par Jean Collet, Cinéma d'aujourd'hui, pages 104-105

JEAN-LUC GODARD - LE MEPRIS - MICHEL PICCOLI - FRITZ LANG : La mort n'est pas une conclusion