Jean-Luc Godard : "Peut-être vaut-il mieux en effet ne pas trop comprendre. J'ai envie maintenant de faire des films où les gens ne se posent pas de questions. Il y a eu une époque où dans les films on se posait trop peu de questions. J'ai fait mes films par réaction. Peut-être suis-je allé trop loin dans cette direction. Je crois tout de même que poser des questions est une attitude positive. C'est chercher. On peut tomber sur beaucoup de portes fermées, ou bien n'aboutir nulle part, ou dans des terrains inconnus. Quand j'étais petit, je voulais faire des mathématiques. J'ai toujours été fasciné par les chercheurs à l'état pur, les grands mathématiciens qui avancent dans une direction et donnent du travail ensuite aux générations d'après. Le goût de la recherche est une attitude personnelle absolument pas raisonnée. 
(...) Intellectuel, c'est très beau, c'est laudateur, ça a pris un sens péjoratif. C'est dommage. En tout cas, ça ne me gêne pas du tout."

Entretien avec Jean-Luc Godard, 12 septembre 1963, 
Jean-Luc Godard, par Jean Collet, Cinéma d'aujourd'hui, pages 104-105

JEAN-LUC GODARD - LE MEPRIS - MICHEL PICCOLI - FRITZ LANG : La mort n'est pas une conclusion

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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