Jean-Luc Godard : "Le Mépris aurait pu être fait avec des acteurs très différents. Bardot a accentué le côté... dessin. C'est pour ça que j'ai mis un chapeau à Piccoli, je l'ai rendu lui aussi plus schématique. Moi, j'aime bien le film comme ça. J'aurais aimé faire Le Mépris avec Kim Novak aussi, en lui gardant le côté complètement passif de Vertigo. Ce côté passif, placide, correspondant au personnage du roman. Un personnage mou. Son mystère, c'est sa mollesse. ç'aurait été plus insupportable. Une scène de ménage, pendant une heure et demie. Si elle est bien faite, les gens ne supportent pas. C'est comme la guerre. Alors, venant après Les Carabiniers, il fallait que Le Mépris aille dans une autre direction. Et là, Bardot m'a aidé. C'est moins atroce, plus musical. On peut compatir, alors qu'on ne compatissait pas du tout dans Les Carabiniers. Ici on est avec les personnages, très près d'eux."

Entretien avec Jean-Luc Godard, 12 septembre 1963, 
Jean-Luc Godard, par Jean Collet, Cinéma d'aujourd'hui, extrait des pages 106-107

 

 

VIDEO BLOW UP ARTE : Et si Kim Novak avait joué dans Le mépris ?

 

KIM NOVAK - JAMES STEWART : VERTIGO - ALFRED HITCHCOCK
BRIGITTE BARDOT - MICHEL PICCOLI : LE MEPRIS - JEAN-LUC GODARD