CINEPSYCHOPATHIA SEXUALIS | EROS’ TIME par ROBERT LACHENAY (aka François Truffaut)

["Robert Lachenay fut le pseudonyme préféré de François Truffaut quand il écrivait ses textes les plus virulents des Cahiers du cinéma. Les textes les plus polémiques sont souvent signés «Lachenay» par Truffaut, de même que la plupart de ses textes « érotomanes », en hommage sans doute au jeu préféré des jeunes gens : se refiler des filles, se les piquer, les séduire en les confondant. Par l'intermédiaire de son double, Truffaut pousse ainsi l'éloge des actrices américaines, et notamment de leurs dessous, très loin vers les contrées du fétiche érotique. Mais Robert Lachenay « signe » aussi quelques textes importants, sur Nicholas Ray, Orson Welles, Max Ophuls ou Samuel Fuller." (Antoine de Baecque, Libération). Le vrai Robert Lachenay était scénariste, acteur, réalisateur et producteur de cinéma.]

"Le cinéma traite de l’amour sous toutes ses formes. Nous avons entrepris de dresser ici un tableautin des anomalies sexuelles à l’écran. Nous avons emprunté notre classification à Psychopathia Sexualis, célèbre ouvrage du savant allemand : le Docteur R. v. Krafft-Ebing. Nous ne nous dissimulons pas les imperfections de notre travail : il est arbitraire et incomplet. Arbitraire parce que le cinéma, par son caractère populaire, n’aborde jamais les questions sexuelles sans un certain confusionnisme."

Robert LACHENAY (aka François TRUFFAUT)
Cahiers du Cinéma N°42, DECEMBRE 1954 : L'AMOUR AU CINEMA - Extraits

En couverture du numéro : Audrey Hepburn

"L’exquise Audrey Hepburn, qui orne notre couverture — by courtesy of Paramount — était tout indiquée pour présenter ce numéro sur l'amour qu’elle incarne avec infiniment de fraîcheur et de délicatesse."

Cahiers du cinéma : numéro 42 décembre 1954 : couverture Audrey Hepburn - thème du numéro : l'Amour au cinéma
CINEPSYCHOPATHIA SEXUALIS : L'Amour au cinéma - Tableau des anomalies sexuelles à l’écran | ROBERT LACHENAY / FRANCOIS TRUFFAUT | Numéro 42 des CAHIERS DU CINEMA - DECEMBRE 1954
CINEPSYCHOPATHIA SEXUALIS : L'Amour au cinéma - Tableau des anomalies sexuelles à l’écran | ROBERT LACHENAY / FRANCOIS TRUFFAUT | Numéro 42 des CAHIERS DU CINEMA - DECEMBRE 1954
CINEPSYCHOPATHIA SEXUALIS : L'Amour au cinéma - Tableau des anomalies sexuelles à l’écran | ROBERT LACHENAY / FRANCOIS TRUFFAUT | Numéro 42 des CAHIERS DU CINEMA - DECEMBRE 1954
CINEPSYCHOPATHIA SEXUALIS : L'Amour au cinéma - Tableau des anomalies sexuelles à l’écran | ROBERT LACHENAY / FRANCOIS TRUFFAUT | Numéro 42 des CAHIERS DU CINEMA - DECEMBRE 1954

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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