"François Truffaut était très timide et ne voulait pas rencontrer des gens. Un jour je lui ai un peu forcé la main pour qu'il rencontre Meryl Streep qui avait envie de faire sa connaissance mais je m'en suis un peu repenti car il ne savait pas que dire, il y avait une gêne terrible. Il tenait beaucoup à ses amis et sa théorie était que l'être humain a une capacité limitée d'avoir des amis et que si vous en ajoutez un nouveau, il en chasse un autre. Comme il ne voulait pas les chasser, il ne rencontrait personne." 

(Nestor Almendros, chef opérateur de François Truffaut, 
Des solutions très claires,  
Cahiers du cinéma, numéro spécial François Truffaut,
décembre 1984, page 72)

"François  n'aimait pas les réunions de groupe. A trois, il considérait déjà que c'était une foule. Il n'était pas très social. Il trouvait qu'à deux les rapports étaient denses et qu'à plus de deux ça devenait mondain. Il voyait donc ses amis un par un. C'était très profond en lui, il préférait aller voir un film de Welles plutôt que de passer une soirée avec lui."

(Claude de Givray, coscénariste de François Truffaut, 
Cahiers du cinéma spécial François Truffaut, décembre 1984, page 58)

François Truffaut - Claude Jade - Jean-Pierre Léaud

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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