Federico Fellini (Intervenant ironiquement) :

"Je n'accepte pas de critiques sur ce que j'ai fait. C'est parfait ! Quand une chose est finie, la critique sur mon travail me laisse indifférent, étranger. C'est comme si vous disiez d'une femme : "Oui, elle est belle, mais il me semble qu'elle a les épaules trop larges !" C'est justement ça, sa caractéristique : qu'elle ait de larges épaules ! C'est ce qui la distingue. Une chose est belle par son caractère et non parce qu'elle réalise un idéal esthétique général. L'unique critère valable, à mon avis, pour juger, c'est de voir si la création est réellement vivante, si elle représente ce que soi-même l'on connaît. La confusion qui nous appartient. (...)

Mon identification avec mon travail est tellement complète et totale que toute opération critique qui se réfère à mes films me donne toujours la sensation d'une invasion, d'une indiscrétion embarrassante, pénible. Si je m'efforce de voir les choses avec plus de détachement, je peux dire qu'en général j'éprouve plus de sympathie pour le critique qui, sans exagérer, parle d'un film comme si c'était une créature vivante, une personne, en se laissant entraîner par une émotion personnelle, au lieu de la froideur d'un diagnostic présomptueux fait avec la distance aseptique d'un ingénieur, ou pis encore avec l'intimidation menaçante d'un policier."

(Entretien avec Federico Fellini, Le cinéma italien parle, Aldo Tassone, Edilig page 111)

FEDERICO FELLINI : LA CITE DES FEMMES
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