Antonioni : Les fous voient des choses que nous ne voyons pas. Avec la raison, on ne s'explique ni le monde, ni l'amour, ni rien d'important. Ne suis pas de ceux qui croient tellement à la raison

Antonioni : "Avec les fous, je me suis toujours bien entendu. J'avais un oncle fou : quand j'étais enfant, on me le confiait toujours, et notre accord était parfait. Les fous voient des choses que nous ne voyons pas. Et ne suis pas de ceux qui croient tellement à la raison : la raison ne donne pas le bonheur. Avec la raison, on ne s'explique ni le monde, ni l'amour, ni rien d'important."

(Michelangelo Antonioni. Le cinéma et moi, les femmes et moi, par Lietta Tornabuoni, "Corriere della sera", Milan, 12 février 1978,
in Cher Antonioni..., Projet culturel pour la récupération, la restauration, la conservation et la diffusion multimédias de l'oeuvre de Michelangelo Antonioni,
Editions E.A.G.C. Ente Autonomo Gestione Cinema, page 82
sous le patronage du Ministero del Turismo E Dello Spettacolo, 1988)

ANTONIONI - MONICA VITTI

 

ARIANE LABED

ARIANE LABED

"Je crois que le cinéma peut tout se permettre, il peut tout inventer, et c'est des gens qui le savent (ceux avec qui j'aime travailler), et qui s'en servent, et qui créent des nouvelles formes. Moi c'est la raison pour laquelle je fais du cinéma. C'est un des arts les plus jeunes qui soit, et qui peut intégrer toutes les formes d'expression, il me semble... Après on se limite à se dire que c'est juste là pour refléter une réalité, moi je pense que ça peut être beaucoup plus que ça, le cinéma... ça peut offrir un milliard de langages et un milliard de formes possibles, il n'y a absolument rien d'inscrit. Je pense qu'on peut tout se permettre et qu'on peut tout chercher. Et moi, en tant qu'actrice, j'ai ce passé-là de danseuse, et c'est quelque chose que j'aimerais pouvoir aussi vivre et traverser à travers le cinéma... (...) J'aimerais bien garder une logique de danseur plutôt que d'acteur, dans mon travail d'actrice... parce que je ne travaille pas de façon psychologique, mais je fais tout passer en priorité par le corps." (Ariane Labed, de la danse au cinéma, extraits d'un entretien vidéo avec Ludovic Denizot, octobre 2015, UniversCine.com)