Michelangelo Antonioni :

"Ce travail c’est la chose la plus importante de ma vie. Il est superflu de me demander ce qu’il me donne. Il me donne tout. Il me donne la possibilité de m’exprimer, de communiquer avec les autres. Etant donné le mal que j’ai à parler, j’aurais la sensation de ne pas exister, sans le cinéma.

Les autres choses que j’aurais pu faire sont, dans l’ordre, l’architecture et la peinture.

Tout gosse, je ne dessinais pas de petites marionnettes, comme le faisaient la plupart des enfants de mon âge : je dessinais des portails, des chapiteaux, des plans de bâtiments absurdes, je construisais des quartiers de ville en carton et les peignais de couleurs violentes.

Ma mère devait penser que j’étais un enfant curieux ou déficient.

J’ai toujours aimé les couleurs. Les rares fois où il m’arrive de rêver, c’est en couleur. Ce qui me frappe d’abord dans un visage, ce sont les couleurs. Je ne dis pas cela pour me singulariser : c’est simplement une caractéristique comme une autre. Je suis naturellement très impatient de faire un film en couleur."

Entretien de Michelangelo Antonioni avec André S. Labarthe,
CAHIERS DU CINEMA n°112, octobre 1960 (Extrait)

Photo :

Le Désert rouge (Il deserto rosso), 1964, premier film en couleur de Michelangelo Antonioni

Monica Vitti : Giuliana

Le Désert rouge (Il deserto rosso), 1964, premier film en couleur de Michelangelo Antonioni  Monica Vitti : Giuliana
Le Désert rouge (Il deserto rosso), 1964, premier film en couleur de Michelangelo Antonioni  Monica Vitti : Giuliana

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

nouveautés ~ art de l'acteur ~ cinéastes ~ art du théâtre ~ meilleurs films ~ top 100 ~ modact

Antonioni Bergman Bresson Cronenberg Fellini Godard Hitchcock Jouvet Labed Lynch Malick Mnouchkine Portman Rohmer Sautet Scorsese Truffaut Vitez Welles

masters of cinema | films actors directors

a-z videos / new videos / actrice demo / facebook

 

films7 | films actors directors