Samuel Fuller : "Bon, tout d'abord je ne peux pas faire un vrai film de guerre, parce qu'on est en sûreté. J'ai déjà dit tout ça. Je ne veux pas dire qu'il faut y aller carrément, mais quand on va voir un film de guerre ça serait bien à mon avis, si pendant le film une ou deux personnes du public étaient blessées. Tout le monde serait très tendu. Beaucoup voudraient aller aux toilettes, quelqu'un dirait : "C'est bon maintenant, on peut y aller..." Puis il dirait "Eh bien, j'y suis arrivé, mon Dieu ! Allez-y, en avant !" et l'autre dirait "Bon, à moi..." 
Ce que je cherche c'est que par un accident, on fasse l'expérience du danger. C'est la raison pour laquelle je dis qu'on ne peut pas faire de film de guerre. C'est impossible. Impossible." 

(Cahiers du cinéma n°311, mai 1980, 
Fragment 4587, page 42 de "Passage du cinéma, 4992")

SAMUEL FULLER 1980 : Au-delà de la gloire (The Big Red One)