Gérard Depardieu : pour que les maladresses deviennent des grâces ; je suis davantage fasciné par la maladresse, qui est de la générosité, que par la technique ou l'assurance

Gérard Depardieu : "acteur sur un plateau, Dieu sait si je fais abstraction de certaines maladresses. Au contraire, je pousserais même pour qu'elles deviennent des grâces, je suis davantage fasciné par la maladresse, qui est de la générosité, que par la technique ou l'assurance. La maîtrise me gêne énormément ; ce qui m'intéresse, c'est le poète. Francis (Veber), sa grande maladresse, c'est son inquiétude sur sa maîtrise, et je le pousse à fond dans ce sens. De même, Pierre Richard est un acteur très intéressant en ce moment, il a dans son regard une telle solitude, ce serait le moment de faire un bon film "noir" avec lui."

(Gérard Depardieu, entretien avec Serge Toubiana, Cahiers du Cinéma n°390 page 37, décembre 1986) 

Photo : Pierre Richard, Gérard Depardieu : "Très franchement, est-ce que vous me trouvez doué pour ce métier ? - Oui." (La Chèvre, Francis Veber)

Cf Ariane Labed : quelque chose de l'ordre de la maladresse et de la perte, que Yorgos Lanthimos cherche chez l'acteur

Pierre Richard, Gérard Depardieu : Très franchement, est-ce que vous me trouvez doué pour ce métier ? - Oui. (La Chèvre, Francis Veber)
Pierre Richard, Gérard Depardieu : Très franchement, est-ce que vous me trouvez doué pour ce métier ? - Oui. (La Chèvre, Francis Veber)
Pierre Richard, Gérard Depardieu : Très franchement, est-ce que vous me trouvez doué pour ce métier ? - Oui. (La Chèvre, Francis Veber)