Terrence Malick : Parsifal. - A LA MERVEILLE

-> A lire en ligne : Les trois utilisations du Prélude de Parsifal dans A LA MERVEILLE : Filmmaker Terrence Malick’s Wagnerian Wonder

Extrait : "The third and last time Wagner enters To the Wonder’s soundtrack, as he does in the final scenes of The New World, is for an enigmatic ending that assures us, with its closing shot of Mont Saint-Michel and the resumption of the Parsifal Prelude, that come what may, Marina – framed in a cinematographic composition that conjures another work of German Romanticism, the Caspar David Friedrich painting “Woman Before the Rising Sun” – will never lose sight of “the Wonder.” Before that, Marina waltzes across a picturesque land – in a theme familiar to those acquainted with the Wagner opera’s Fisher King elements – restored from desolation to natural beauty, its lush greenery teeming with wildlife and budding trees in full blossom".

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Terrence Malick et les préludes de Richard Wagner. Après le Prélude de la Tétralogie dans Le Nouveau Monde, le Prélude de Parsifal dans A la merveille.

-- Thomas Mann :  "Parsifal est sous-estimé, très sous-estimé."

-- Nietzsche : "Le plus grand chef-d'oeuvre du sublime que je connaisse. La dernière oeuvre de Wagner est son plus grand chef d'oeuvre. Parsifal gardera toujours sa place dans l'histoire de la séduction, celle d'un coup de génie dans l'art de séduire."

-- Patti Smith :  "Parsifal - Mon opéra favori entre tous, le plus beau, le plus spirituel. Wagner nous donne dans Parsifal de la poésie, de la mythologie, certaines des plus belles mélodies, tellement de contenu symbolique, et c'est l'opéra de la rédemption."

-- André Tubeuf, Parsifal : "Nul ne lui a montré le chemin. Il ne sait pas les règles. L'égarement est son espace. Il ne sait rien. Rien ne le défend contre ce qui lui arrive: aucun savoir-faire, aucun savoir acquis. Même s'il ne comprend pas, il écoute. Nul ne l'a instruit. Mais tout l'initie, parce qu'il ne prétend à rien, et ne se défend de rien. Ouvert. Il a entendu un cri, senti s'ouvrir son coeur: et la peine d'un autre y est entrée, avec ces élancements qui sont la lumière. Il a su. Durch Mitleid wissend. Il n'y a pas d'autre chemin. Le vrai égaré, c'est celui qui vivait ceint de murailles, croyant avoir trouvé."

-- Jean de Solliers, Parsifal : "C'est un cas-limite, un homme absolument seul. Il ne pourra compter que sur son expérience individuelle, son vécu, que personne ne lui expliquera. En attendant, cette sorte de messe à laquelle il a assisté dans le sanctuaire inconnu l'a bouleversé sans l'éclairer. Mais elle lui a laissé des impressions assez profondes pour que sa sensibilité puisse subir une complète mutation, qui seule assurera son initiation intérieure."

-- Pierre Boulez : "Parsifal. Ce matériau saisi dans un perpétuel devenir est probablement la découverte musicale la plus personnelle de Wagner - elle met pour la première fois l'accent sur l'instabilité, l'indétermination ; le matériau sonore révèle clairement une répugnance au figement, il trahit une aversion pour la stabilisation des événements musicaux, aussi longtemps que leurs possibilités de développement et de renouvellement ne sont pas épuisées."

-- Rolf Liebermann (compositeur, chef d'orchestre, metteur en scène et producteur, directeur de l'Opéra de Paris) :
"Si on la sort de tout le fatras de sa tradition baroque, de toute la parure métaphysico-chantilly, Parsifal est l'oeuvre de Wagner la plus profonde, la plus intéressante et la plus proche de notre temps.
Parce que c'est une oeuvre qui, à partir de quelques éléments symboliques, découvre la réalité de notre société, de notre époque, jusqu'à ce fond angoissant qui la hante et qui est l'image de sa mort.
C'est l'affaire de notre temps où la question n'est plus celle de la perte du pouvoir ou même celle des moyens de vivre, mais bien celle de la perte de l'espoir.
Monter Parsifal, c'est tenir d'un côté le fil mythologique et de l'autre le fil futuriste.
Avec des images qui nous hantent, qui sont dans notre inconscient d'aujourd'hui, celui d'un monde après Hiroshima.
Parsifal renonce à la violence en tant qu'institution du pouvoir."

-- Claude Lévi-Strauss : "A ce monde de la communication sans frein s'oppose l'image de la communication figée. Entre ces deux mondes où la médiation s'annule, par excès dans l'un et par défaut dans l'autre, le problème, formulé en termes mythologiques, consisterait à instaurer un équilibre. Pour y parvenir, il faut sans doute, comme Parsifal, être allé dans l'un et en être sorti, avoir été exclu de l'autre et y rentrer. Mais il faut surtout - et c'est l'apport de Wagner à la mythologie universelle - connaître et ne pas connaître, c'est-à-dire savoir ce qu'on ignore, "Durch Mitleid wissend" : non par un acte de communication, mais par un élan de pitié qui fournit une issue au dilemne dans lequel son intellectualisme longtemps méconnu tenait enfermée la pensée mythique."

Terrence Malick : Parsifal (A LA MERVEILLE)
Terrence Malick : Parsifal (A LA MERVEILLE)
Terrence Malick : Parsifal (A LA MERVEILLE)
Terrence Malick : Parsifal (A LA MERVEILLE)
Terrence Malick : Parsifal (A LA MERVEILLE)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Terrence Malick, Olga Kurylenko, et la troisième utilisation du Prélude de Parsifal dans To the Wonder (A la merveille)
Woman Before the Rising Sun - FRIEDRICH, Caspar David (b. 1774, Greifswald, d. 1840, Dresden) Oil on canvas, 22 x 30 cm Museum Folkwang, Essen