Cate Blanchett :

"...quand on m'a proposé le rôle de Galadriel dans Le seigneur des anneaux, mon agent m'a dit que je n'étais pas obligée, avec une pointe de mépris dans la voix. Je l'ai traité de malade et j'ai foncé - et, comme je prends mes propres décisions, j'ai des relations disons "costaudes" avec lui ! Je me tue à lui expliquer que tout est risqué, qu'on peut avoir les meilleurs éléments à la base et se retrouver avec un ratage à l'arrivée. C'est souvent l'imprévu qui apporte la grâce.

(...) Je m'intéresse autant aux blockbusters qu'à des oeuvres obscures de la Chine du Nord ou du Kazakhstan ! Je n'ai pas d'oeillères.

(...) Je suis fière de Carol, un petit film indépendant dont le scénario circule depuis longtemps - il a été écrit il y a une quinzaine d'années - et auquel je suis attachée depuis six ans. Le montage financier a été compromis, la distribution a failli être annulée, la production a franchi divers obstacles sans s'éloigner du projet initial. Qu'il ait du succès ou non, qu'il soit récompensé ou non, on s'en moque. C'est le film qu'on voulait faire." 

- "L'oscar remporté pour Blue Jasmine de Woody Allen a-t-il changé votre vie ?"

- "Non. Je me suis juste remise à croire à une carrière dans le cinéma. J'avais commencé à en faire le deuil, sans grands regrets, car je travaillais beaucoup par ailleurs, notamment avec une troupe de théâtre en Australie. Et puis j'avais mes enfants, dont je m'occupais davantage. Cet oscar m'a permis de me rappeler au bon souvenir de la profession et du public". 

Extraits d'un entretien avec Cate Blanchett à lire intégralement sur Le Vif

Photo : Rooney Mara et Cate Blanchett aux BAFTA 2016 pour CAROL (Todd HAYNES) 

Rooney Mara - Cate Blanchett - BAFTA 2016 - CAROL (Todd HAYNES)