Claude Chabrol : "Je suis pour l'irréalisme, le trucage. Il faut tricher, afin d'atteindre à l'essentiel." (Cinéma 62, mars 1962, extrait du fragment 2074bis de Passage du cinéma, 4992, p.761

Carl Theodor Dreyer : "Il doit s'inspirer de la réalité, puis s'en détacher afin de couler son oeuvre dans le moule de son inspiration. Le metteur en scène doit être libre de transformer la réalité jusqu'à ce qu'elle s'identifie à la simplicité de l'image que lui a présenté son esprit. La réalité doit obéir au sens esthétique du metteur en scène." (Dreyer, Réflexions sur mon métier, Cahiers du cinéma 65, décembre 1956 - Fragment 2075bis de Passage du cinéma, 4992, p.761

Max Ophuls : "Tenez, voici une rue. Nous la descendons en auto. Supposons que nous soyons dans un état normal, moyen. Je place un appareil sur le capot et j'enregistre une image de cette rue. Elle sera à peu près semblable à celle que nous percevons en ce moment. Supposez que je me retrouve ici dans quelques jours, triste, angoissé. L'aspect que revêt la rue pour moi sera complètement différent. Si je veux en donner une idée exacte, il me faudra demander à la caméra d'interpréter l'image de cette rue dans un sens approprié ! Ce que j'ai tenté de faire dans Divine, c'est de dépeindre l'atmosphère du music-hall d'une manière subjective. Je n'ai pas voulu montrer le music-hall tel que vous et moi pouvons le voir. Divine, c'est le music-hall tel qu'un être participant à sa fièvre doit en recevoir l'image." (Cinémonde 374, 1935 - Passage du cinéma 4992, fragment 2076bis, p.762)

 Ed Lachman, directeur de la photographie (Carol) : "Nous nous sommes inspirés du travail des femmes photographes des années 1950. La photographie au cinéma ou l’art de faire raconter des histoires aux images, c’est ce qui va raconter une vérité psychologique dans un film. C’est ce que Todd (Haynes) et moi cherchons toujours à faire, c’est-à-dire à trouver le contexte visuel de l’histoire. Et pour ce faire, nous intégrons de la psychologie dans les mouvements de caméra, dans la lumière, dans les décors et les costumes." (Carol, de Todd Haynes, dossier de presse - En photo : Rooney Mara, Carol.)

CAROL - film - Todd HAYNES - Rooney MARA
CAROL - film - Todd HAYNES - Rooney MARA
CAROL - film - Todd HAYNES - Rooney MARA

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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