Angélica Liddell :

"Je n'aime pas parler de féminisme, mais bien souvent on t'impose de te sentir femme. Ce sont les autres qui se chargent de te définir, qui t'informent du fait que tu es une femme. (...)

Mais je n'aime pas penser de façon collective. Il est arrivé qu'on me propose de figurer dans une publication de théâtre espagnol écrit par des femmes. J'ai refusé, car ce genre d'initiatives conduit juste à effacer les traces d'individualité. Dans le fond, cela revient à diluer tous les "marginaux" dans un même sac de marginalité : les Noirs, les pauvres, les femmes, les Chinois, et j'en passe. Je me suis toujours élevée contre ça.
Y a-t-il ou non un langage commun aux femmes ? Je préfère penser que cela dépend de chaque individu."

(Contemporaines ? Rôles féminins dans le théâtre d'aujourd'hui,
OutreScène 12, La revue de La Colline, mai 2011,
extraits des pages 18 à 21 :
Angélica Liddell, entretien avec Christilla Vasserot, Madrid, 26 janvier 2011)

Angélica Liddell : On t'impose de te sentir femme. Ce sont les autres qui se chargent de te définir, qui t'informent du fait que tu es une femme