Ingmar Bergman : "Il existe une faiblesse générale dans mes films de cette époque. Quand je veux représenter un bonheur tout jeune, ça ne marche pas. Le problème vient sans doute de ce que je n'ai jamais été jeune, mais seulement immature. Je n'ai jamais fréquenté de jeunes. Je m'isolais et j'étais aussi isolé. En même temps, j'étais dangereusement épris de Hjalmar Bergman et de ses decriptions maniérées de la jeunesse. On perçoit bien ça dans "Jeux d'été" (1951) et c'est le plus grave défaut des "Fraises sauvages" (1957). Le monde de la jeunesse m'était étranger. Je me trouvais en dehors et je regardais par la fenêtre." (Ingmar Berman, Images, Gallimard)

Photo : Les Fraises sauvages (Smultronstället), Un film d'Ingmar Bergman, 1957

Ingmar Bergman : une faiblesse générale dans mes films. Le monde de la jeunesse m'était étranger. Je me trouvais en dehors et je regardais par la fenêtre