Gérard Depardieu : "Non moi j'aime pas me voir pleurer. Les larmes, c'est facile... Rien de plus simple que de faire couler une glande lacrymale, ce qui compte c'est comment tu arrives peut-être à la retenir. C'est ce que j'aime chez Montand, c'est la dose de pudeur. Il y a des gens qui pleurent à l'écran et qui sont presque impudiques à être satisfaits de cet acte-là ; c'est pas intéressant. Il suffit de se mettre un coup de menthol dans l'oeil ou tu penses à une connerie. Non il vaut mieux un fou rire à l'intérieur que de pleurer à l'extérieur."

(Entretien avec Gérard Depardieu, propos recueillis par Serge Daney et Danièle Dubroux,
Cahiers du cinéma 323/324, mai 1981, Numéro spécial : Situation du Cinéma Français I, page 116, extrait)

Gérard Depardieu : Mammuth (Benoît Delépine et Gustave Kervern, 2010)