James Cameron :

"J'accomplis une bonne partie de mon travail créatif en rêvant. C'est ma cour de récréation : l'imagination est libre de jouer avec elle-même, d'inventer des images. Nombre de mes rêves sont sous-marins, et ils impliquent souvent des environnements techniques, ou des rencontres avec certaines créatures dont le sens n'est pas évident sur le moment. Quand j'ai l'occasion de créer une image onirique, je ne m'en prive pas, comme la noyée qui flotte sous le chandelier. Cela remonte peut-être à mon adolescence. J'aimais tout particulièrement les peintres surréalistes. Je ne suis pas expert en art, mais je me souviens d'avoir été frappé par un de leurs principes : quand une image vous vient, vous êtes comme un médium, n'essayez pas de l'interpréter. Vous n'êtes pas plus maître du sens que la personne regardant le tableau. J'adore l'idée que le subconscient combine les images à votre insu, alors que, dans la réalité, il faut se bagarrer comme un fou pour les créer ! C'est ce que je me suis retrouvé à faire sur Titanic, je me suis laissé guider par ce principe, surtout pendant l'écriture et plus tard pendant le montage. Poursuivre son but sans trop intellectualiser, en suivant son instinct, c'est une bonne méthode pour un cinéaste. Ce n'est pas comme ça que j'ai commencé, j'étais plus rationaliste. Il faut sans doute avoir davantage d'expérience pour oser faire confiance à ses impulsions."

(Los Angeles, 12 décembre 1997, Positif n°444,
- Fragment 5656, page 202 de "Passage du cinéma 4992")

James Cameron : J'accomplis une bonne partie de mon travail créatif en rêvant