"Après "Il Deserto Rosso", de nombreuses voix se sont élevées affirmant qu'Antonioni se trouvait désormais dans une impasse, que le même thème l'obsédait dans tous ses films et qu'il était vraisemblable qu'il ne pourrait jamais sortir de cette voie sans issue. Puis est venu "Blow Up", qui semble être une innovation radicale, tant en ce qui concerne le thème que la technique. (...) Les trois principales différences : Antonioni ne se concentre plus sur la vie intérieure de ses personnages ni sur les relations affectives, son objet principal est l'art contemporain. Son personnage principal n'est plus Monica Vitti dans le rôle d'une femme sensible et qui souffre, mais un énergique David Hemmings jouant le rôle d'un photographe à succès, bien à sa place dans le monde moderne. Le rythme n'est plus exagérément lent, insistant sur certains plans - mais rapide, presque essoufflé."

(Antonioni en transit, Marsha Kinder, Sight and Sound 36, summer 1967,
- L'oeuvre de Michelangelo Antonioni, par Carlo di Carlo, Lorenzo Cuccu, deuxième volume, page 149)

Photo :

Blow Up
Michelangelo Antonioni, 1966

David Hemmings : Thomas
Jane Birkin : jeune fille blonde
Gillian Hills : jeune fille brune

Blow-Up Michelangelo Antonioni, 1966  David Hemmings : Thomas Jane Birkin : jeune fille blonde Gillian Hills : jeune fille brune

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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