- David Lynch : "Mais non ! Je ne me souviens pas avoir vu ce film. Je n'ai pas copié, je vous le jure ! C'est quand même étrange ce que vous dites là. Si je l'avais su, j'aurais peut-être tourné autrement. Le cinéma a un siècle et c'est embêtant : on ne peut plus rien faire qui ne soit référentiel. Il y a eu trop d'années, trop de films." (21 novembre 1996, Positif n°431 Fragment 5621, extrait, page 895 de "Passage du cinéma 4992")

- Leos Carax : "C'est ce mot de référence qui est terrible, parce qu'on ne l'utilise que lorsqu'il s'agit d'art. Alors qu'il est évident que dans un film, tout se réfère à des émotions vécues. Si je filme quelqu'un qui mange un croissant, personne ne va me dire que je fais référence à mon pâtissier."  (La beauté se révolte, Cahiers du cinéma n°390, décembre 1986, Fragment 4953 page 772 de "Passage du cinéma 4992")

David Lynch / Leos Carax : On ne peut plus rien faire qui ne soit référentiel / C'est ce mot de référence qui est terrible
David Lynch / Leos Carax : On ne peut plus rien faire qui ne soit référentiel / C'est ce mot de référence qui est terrible

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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