François Truffaut :

"(pour Les Deux Anglaises et le Continent), il fallait travailler très près des acteurs, et même avec un peu de ruse, parce que finalement la ruse est importante dans ce métier. Par exemple, il arrive qu'on donne à un des acteurs des indications à l'insu des deux autres. Souvent il m'est arrivé d'aller trouver une des deux filles et de lui dire : "Vous devez jouer comme si Jean-Pierre était un enfant, comme si vous aviez cinq ans de plus", et après j'allais voir Jean-Pierre Léaud, je lui disais : "Joue comme si c'était une petite fille, comme si tu avais cinq ans de plus qu'elle", et ensuite je les voyais s'affronter tous les deux après leur avoir donné cette indication en secret, c'était très intéressant."

(François Truffaut, entretien avec Aline Desjardins
Ramsay Poche Cinéma, page 70)

Photos :

Les Deux Anglaises et le Continent, François Truffaut, 1971 
Jean-Pierre Léaud : Claude Roc
Kika Markham : Ann Brown
Stacey Tendeter : Muriel Brown

Les Deux Anglaises et le Continent, François Truffaut
Les Deux Anglaises et le Continent, François Truffaut
Les Deux Anglaises et le Continent, François Truffaut
Les Deux Anglaises et le Continent, François Truffaut
Les Deux Anglaises et le Continent, François Truffaut

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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