SERIE NETFLIX : The OA, saison 1 / Brit Marling / Zal Batmanglij / POSTER Trust The Unknown

 

Vincent Colonna, L'art des séries télé : "Il fallut tout le talent de Proust pour l'expliquer aux autorités académiques. (...) Le cycle [des séries télé comme des grandes épopées, romans balzaciens ou proustiens, avec leurs personnages récurrents et leurs leitmotivs] permet l'introduction du temps dans la vie des personnages, l'installation d'une sédimentation, comme "un terrain où les laves d'époques différentes sont mêlées". Le cycle établit des rapports nouveaux, obliques, entre les personnages et entre leurs actions, une beauté et une intelligence nouvelles surgissent du rapprochement des épisodes : il permet "de traiter vingt fois avec des lumières diverses le même thème (...) de faire quelque chose de profond, de subtil, de puissant, d'écrasant, d'original, de saisissant, comme les cinquante cathédrales ou les quarante nénuphars de Monet." Cette redondance aide en effet à réhausser des situations banales, à donner une valeur esthétique à des détails qui seraient prosaïques dans l'existence, d'atteindre "les mystérieuses lois de la chair et du sentiment". (...)

La saison tisse un réseau exceptionnel de liens obliques entre les personnages, leurs milieux, leurs actions et leurs émotions. Sous et à travers les épisodes, une réticulation se met en place, un ensemble de lignes croisées qui font réseau. (...)

Chaque série appraît comme une tentative pour épuiser la richesse de la contingence sociale. (...) C'est ce que Proust appelait atteindre "les mystérieuses lois de la chair et du sentiment"."

 Vincent Colonna, L'art des séries télé, Payot, pages 329-330

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Gérard Genette, Discours du récit, note 89 : "rappelons enfin que Proust a lui-même appelé "interpolations" les anachronies qu'il admirait chez Balzac : "Bien montrer pour Balzac... l'interpolation des temps (...) comme dans un terrain où les laves d'époques différentes sont mêlées" (Contre Sainte-Beuve, Pléiade page 289)

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Photos : Une nouvelle série NETFLIX : The OA, saison 1 / Brit Marling / Zal Batmanglij - A voir en ligne sur Netflix.

Personnages principaux :

    Brit Marling as Prairie Johnson / The OA
    Emory Cohen as Homer Roberts
    Scott Wilson as Abel Johnson, Prairie's adoptive father
    Phyllis Smith as Elizabeth "Betty" Broderick-Allen
    Alice Krige as Nancy Johnson, Prairie's adoptive mother
    Patrick Gibson as Steve Winchell
    Brendan Meyer as Jesse
    Brandon Perea as Alfonso "French" Sosa
    Ian Alexander as Buck Vu
    Jason Isaacs as Dr. Hunter Aloysius "Hap" Percy

--> SAG-AFTRA FOUNDATION - A discussion about creative collaboration in TV and film with creators of Netflix series The OA, Zal Batmanglij and Brit Marling

 

NETFLIX : The OA, saison 1 / Brit Marling / Zal Batmanglij
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NETFLIX : The OA, saison 1 / Brit Marling / Zal Batmanglij
NETFLIX : The OA, saison 1 / Brit Marling / Zal Batmanglij

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

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