Eugenio Barba : L'éros et le groupe de théâtre. J'ai plus besoin de chaleur que de lumière, d'amour plus que de clarté

 

Eugenio Barba : "C'est savoureux de lire les historiens de théâtre disserter sur les valeurs et les motivations artistiques, politiques, voire spirituelles qui soudent un groupe de théâtre. Ils oublient cependant les rafales de vent qui brûlent, les multiples manifestations de l'éros. (...)"

"Ce fut l'un des deuils de ma vie : un acteur aimé me quittait pour suivre sa "vocation", la voix qui l'appelait vers un destin, loin de moi. J'ai revécu la même douleur déchirante chaque fois qu'un acteur que j'aimais s'est éloigné. (...)

J'ai attendu patiemment que se présente l'occasion de leur proposer de revenir. (...)

J'ai plus besoin de chaleur que de lumière, d'amour plus que de clarté."

Eugenio Barba, Vents qui brûlent
Brûler sa maison. Origines d'un metteur en scène, L'Entretemps Editions, Les Voies de l'Acteur, pages 239 et 235

En photo : Sofia Monsalve, actrice | Mise en scène Eugenio Barba

 

 

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

Au cinéma le 12 juillet : Song to Song / Terrence MALICK

POSITIF - Revue de Cinéma - Numéro 676, juin 2017 - Couverture : Natalie Portman / MALICK

 

"Aucun film de Malick ne donnait à ce point un vertige troublant du réel saisi dans une perspective physique inédite. Corps abîmés, rockers ivres, errants ou violents, tatouages obsédants ou inquiétants, maisons délabrées, tout ce qui existe doit être source de contemplation.

La forme humaine est éloquente, à méditer, occasion de fulgurantes sensations de beauté. "L'Amour se trouve dans la forme humaine, divine", médite ainsi l'héroïne Faye (Rooney Mara), citant des vers de William Blake." (...)

"Voyageuse, éprise, inlassable, la caméra célèbre et révère les courbes des hanches, du bassin, le bas-ventre féminin, comme le Cantique des Cantiques (Song of Songs)". (...)

"La figure du jump cut et de l'association (segments discontinus d'une même scène ou émotion, lien flottant entre les plans) s'accomplit dans cette exploration de l'intermittence au sens proustien - l'examen microscopique des envies, des pulsions, des moments, des éclats et des éclipses des sentiments dont le regard plus vaste ne voit que les trajectoires". (...)

Pierre Berthomieu  :  Song to Song  J'ignorais que j'avais une âme  / POSITIF Revue de cinéma, juin 2017

 

Michael Fassbender - Natalie Portman - SONG TO SONG - Terrence MALICK

 

"SONG TO SONG. ...an associative freedom that makes almost all other movies look, by comparison, like the stodgiest vestiges of filmed theatre. (...) Within the shifting romantic triangle of “Song to Song,” Terrence Malick develops an overwhelming, rapturous variety of visual experience". "Malick makes art—his art—the subject of the film.... This seventy-three-year-old filmmaker looks to the heart of his own inspiration, his own impulses, and creates a cinema that, with the creative command of his own life experience, feels more exuberantly youthful than that of most Sundance phenoms."

Richard Brody / The New Yorker

 

 

nouveautés ~ art de l'acteur ~ cinéastes ~ art du théâtre ~ meilleurs films ~ top 100

Antonioni Bergman Bresson Cronenberg Fellini Godard Hitchcock Jouvet Labed Lynch Malick Mnouchkine Portman Rohmer Sautet Scorsese Truffaut Vitez Welles

masters of cinema | films actors directors

a-z videos / new videos / facebook

 

films7 | films actors directors