Constantin Stanislavski : "La palette des acteurs-débutants est pauvre en couleurs. Ils peinent sur leur rôle dans un ton monocorde, sans ombres, reflets, demi-tons, éclaircies, transitions. Chez eux les tragédiens et les méchants sont toujours noirs, les jeunes et les gens joyeux sont peints de couleur claire. Celui-ci est toujours morose, celui-là sourit sans cesse. Si un peintre procédait de la sorte, au lieu de son tableau, il peindrait une grande tâche noire ou blanche, où il serait impossible de distinguer les différentes parties et les détails du tableau".

(Constantin Stanislavski, Notes artistiques, Deuxième Cahier, 1907-1908, Collection "Penser le théâtre", Circé / Théâtre National de Strasbourg, page 87)

[Cf Ariane Mnouchkine : "Qu'est-ce qu'un tragédien, qu'est-ce qu'une tragédienne ? C'est celui, c'est celle qui jamais ne succombe à la pesanteur, à cette supposée pesanteur du tragique. Comme Iphigénie, qui est capable de danser juste avant de mourir. Qui doit danser avant de mourir."]

Constantin Stanislavski, Notes artistiques, Collection "Penser le théâtre", Circé / Théâtre National de Strasbourg