TERRENCE MALICK : KNIGHT OF CUPS - FEMME ET EAU | Michel Ciment : Le cinéma de Malick est une exaltation de la femme. C'est singulier dans cette génération de cinéastes américains (Scorsese, Cimino), pour lesquels la femme n'est pas au centre de leurs préoccupations

 

-- Michel Ciment : "Le cinéma de Malick est une exaltation de la femme. C'est frappant en particulier dans ce film (Knight of Cups), mais c'était déjà présent dans A la merveille, et même dans les premiers films de Malick. C'est assez singulier dans cette génération de cinéastes américains (les Scorsese, les De Palma (*), les Cimino), pour lesquels la femme n'est pas particulièrement au centre de leurs préoccupations. Et là chez Malick il y a au contraire une sorte de vibration à l'image de la femme."

-- Philippe Fraisse : "C'est un cinéaste du féminin. La question de la présence de la femme chez Malick est absolument essentielle. C'est un cinéastes du féminin, c'est un cinéaste des rivières, de l'eau qui coule, c'est un cinéaste du mouvement, c'est un cinéaste de la fluidité. L'homme représente une masse relativement inerte, qui est peut-être incapable justement de changer. La femme joue un rôle considérable."

-- Pierre Berthomieu : "Je suis entièrement d'accord avec toute cette analyse-là. C'est un cinéma du liquide, un cinéma de l'eau. Il y a des plans dans Knight of Cups qui sont absolument incroyables sur l'eau. Les corps féminins sont à la fois une source de contemplation érotique et comme une exaltation de quelque chose de spirituel, la femme est un guide dans le désert."

28.11.2015
Extrait de France Culture, Projection privée par Michel Ciment - Philippe Fraisse et Pierre Berthomieu,
Pour la sortie du film de Terrence Malick « Knight of cups »

(*) Dans un autre entretien sur le même sujet, sur France Inter, Michel Ciment cite Coppola en place de De Palma : "les Scorsese, Coppola, Cimino", cinéastes pour lesquels la femme n'est pas particulièrement au centre de leurs préoccupations, à la différence de Terrence Malick.

 

 

MASTERS OF CINEMA

MALICK Weiblichkeit

. . .