KNIGHT OF CUPS | TERRENCE MALICK | TRAILER

"You live in exile. Stranger in a strange land. A Pilgrim. A knight. Find your way... from darkness... to light." - Knight of Cups / Terrence Malick

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Roland Barthes : "Accepter d'écrire d'une façon qui peut paraître obscure ou difficile est un très grave problème. Il ne faut pas croire que c'est quelque chose qu'on accepte facilement en soi. C'est quelque chose de difficile parce que ça veut dire qu'on accepte de se séparer d'une grande communauté d'hommes. Mais, comme je l'ai dit, c'est justifié par une philosophie ou une fatalité de la marginalité...

L'ellipse, toutes les formes d'écriture qui acceptent le raccourci, c'est-à-dire l'ellipse de la phrase, l'implicité, l'indirect, l'écriture coupée, fragmentée, sans développement... tout cela fait partie de ce projet de marginalité, d'écriture pour rien. Quand on écrit de façon elliptique, d'une façon qui accepte l'ellipse, ce qu'on écrit va avoir des effets que vous ne pouvez pas prévoir, qui vont déborder l'acte même d'écrire. Le sens qui retombe dans la lecture va déborder ce qu'on a écrit. C'est ce qui m'intéresse dans l'écriture, c'est-à-dire le débordement de ce qu'on a écrit par les effets produits par cela même qu'on a écrit." (Roland Barthes, L'Opinion, Rabat, Maroc, 6 février 1978, Entretien avec Abdallah Bensmaïn, in OC V page 538)

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""Tous les livres qui m'ont servi étaient des livres difficiles", observe d'emblée Fabrice Luchini" (Le Monde).

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Paul Valéry : "Que seriez-vous, si vous n'étiez mystère ?
Un peu de songe sur la terre (...)
"Je suis noire, mais je suis belle"
Comme chante l'Amante, au Cantique du Roi (...)
C'est ainsi que l'on se délivre
De ces écrits si clairs qu'on n'y trouve que soi." (Le philosophe et "La Jeune Parque", Pléiade, Oeuvres I, pages 164-165)

Paul Valéry : "Le meilleur ouvrage est celui qui garde son secret le plus longtemps." (Cahiers Littérature, Pléiade page 1175)

Paul Valéry, Hommage à Marcel Proust : "On trouve quelquefois que ses ouvrages ne sont pas d'une lecture bien aisée. Mais je ne cesse de répondre qu'il faut bénir les auteurs difficiles de notre temps. S'ils se forment quelques lecteurs, ce n'est pas seulement pour leur usage. Ils les rendent du même coup à Montaigne, à Descartes, à Bossuet, et à quelques autres qui valent peut-être encore d'être lus. Tous ces grands hommes parlent abstraitement; ils raisonnent; ils approfondissent; ils dessinent d'une seule phrase tout le corps d'une pensée achevée. Ils ne craignent pas le lecteur, ils ne mesurent pas leur peine, ni la sienne. Encore un peu de temps, et nous ne les comprendrons plus." (Variété, Pléiade, Oeuvres I, page 774)

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David Lynch : "J'aime les choses qui ont, en elles, le germe d'autres choses. Il faut qu'elles soient abstraites. Plus elles sont concrètes, moins ce germe a des chances d'exister. Les abstractions sont très importantes dans un film, mais très peu de gens ont la chance d'aller vraiment jusqu'au bout, au cinéma." (Entretiens avec Chris Rodley, Cahiers du cinéma)

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Paul Valéry : "J'aime mieux être lu plusieurs fois par un seul qu'une seule fois par plusieurs." (1921, Cahiers Ego Scriptor, Pléiade page 252)

Paul Valéry : "Dès qu'un écrivain est bon pour beaucoup de gens je me méfie de lui comme je me méfie de beaucoup de gens." (Cahiers Littérature, Pléiade page 1147)

Paul Valéry :"(Les grands artistes) ne s'étudiaient point à se faire remarquer, mais à se faire longuement regarder, - ce qui est fort différent. Etonner dure peu ; choquer n'est pas un but à longue portée. Mais se faire redemander par la mémoire, instituer un grand désir d'être revu, c'est là viser, non l'instant de l'homme qui passe, mais la profondeur même de son être. Une oeuvre qui rappelle les gens à elle est plus puissante que l'autre qui n'a fait que les provoquer. Ceci est vrai en tout : quant à moi, je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré." (Pièces sur l'art, Pléiade Oeuvres II, 1349)

Paul Valéry : "Les amateurs exclusifs de nouveau ne songent pas à la qualité de pouvoir être répétée, réentendue, repensée, revue - à la valeur Re - des oeuvres. C'est ce en quoi une oeuvre devient fonctionnelle - devient forme - une fois qu'elle a franchi le seuil des étonnements bruts. Conserver la merveille dans l'accoutumance. Ceci est une valeur rare dans les oeuvres. Une femme dont la possession répétée accroît le désir de l'amant est une valeur infinie." (1929 - Cahiers Art et Esthétique, Pléiade II, 954)

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Pierre Boulez : "C'est le manque de profondeur (qui me gêne). Je ne peux pas m'attacher beaucoup à Puccini, parce qu'on a tout de suite compris, ce qui n'a pas grand intérêt, enfin pour moi. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de revenir sur les choses. Non qu'on ne les ait pas comprises. Je veux dire : quand elles sont à un degré de profondeur tel qu'on peut revenir dessus et s'enrichir chaque fois... C'est la différence entre Wagner et tout le reste du XIXe siècle, au théâtre, j'entends." (Conversations de Pierre Boulez sur la direction d'orchestre, avec Pierre Vermeil, Calmann Levy, extrait de la page 55)

TERRENCE MALICK - KNIGHT OF CUPS
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