LINO VENTURA - LES GRANDES GUEULES - Robert Enrico 1965

 

Lee Strasberg, à l'acteur F. : "Pour le moment, vous confondez le jeu avec l'excitation et le besoin de faire un tas de choses en scène qui, la plupart du temps, ne sont pas nécessaires. (...) Nous devrions nous rappeler des acteurs tels que Macready qui ressentait le besoin de faire de semblables choses. Avant de faire son entrée dans Macbeth, Macready avait l'habitude de fendre du bois, de traîner en coulisses, de se "remonter" en quelque sorte. Ce genre d'excitation est physiologique et musculaire et possède une certaine aura émotionnelle, mais ce n'est que de l'émotion générale ; cela conduit l'acteur à confondre sa propre émotion avec celle du personnage ; or, les deux choses ne sont pas nécessairement les mêmes."

(Le travail à l'Actors Studio, L'acteur et lui-même, Gallimard, page 185)